Le Dr Fortier a engagé Marcelle Davois, une femme qui n'a jamais connu l'amour. Elle ne tarde pas a éprouver pour son patron une passion violente et secrete. Mais Fortier a une maitresse, et M. surprend un jour les deux amants. M. a un plan...
Guy Augustin Marie Jean de Pérusse des Cars, dit Guy des Cars, est un écrivain né le 6 mai 1911 à Paris.
Rattachant ses œuvres à la catégorie du « roman de gare », ouvrage distrayant et superficiel, certains critiques littéraires l'avaient surnommé « Guy des Gares ».
Il meurt le 21 décembre 1993 dans les bras de son fils Jean.
Je ne comprends pas le mépris dans lequel se trouve cet auteur, aggravé par un surnom ridicule. J'ai trouvé ce roman excellent dans son genre non prétentieux, et le style de l'auteur meilleur que celui de beaucoup des contemporains (phrases courtes, paragraphes courts, chapitres en suspens... modernes). Avec la license poétique, les deux journaux sont parfaits pour exprimer les états d'âme des personnages principaux. De la même veine, je recommande La chambre.
L'histoire est celle d'un médecin de province, jeune, inexpérimenté après avoir été prisonnier de guerre. Sur les conseils de son professeur - maître de stage, il embauche une infirmière qui, pour la première fois de sa vie, tombe amoureuse de lui. Elle découvre quasi en même temps être atteinte d'un cancer et qu'il lui reste peu de temps à vivre. Elle va alors mettre en place une machination diabolique et corrompre - d'où le titre - l'entourage de celui qu'elle aime pour faire le vide autour de lui.
Soyons honnêtes, Guy des Cars n'a jamais été du littéraire. Il a même été, à un moment, surnommé "Guy des Gares" car ses livres sont, sans conteste, de la littérature de gare des années '70. J'avais ce livre depuis des décennies dans ma PAL, je me cherchais une lecture facile, et je l'ai trouvée.
Pas à dire, c'est rondement mené, et ça se lit tout seul... si on n'est pas trop regardant à une chronologie assez approximative et des invraisemblances parfois très grosses. Le style est assez plat - je l'ai dit plus haut, ce n'est pas de la littérature - et des fautes d'orthographe assez nombreuses (et monstrueuses) émaillent le texte.
Bref, ce livre ne laissera pas une impression impérissable dans mon esprit.