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Tertullian Concerning the Resurrection of the Flesh

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254 pages, Hardcover

First published March 14, 2013

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About the author

Alexander Souter (14 August 1873 – 17 January 1949) was a Scottish biblical scholar.

Souter was born in Perth, and studied at the University of Aberdeen and the University of Cambridge. He subsequently became a Latin assistant at Aberdeen. While at Cambridge he studied under John E.B. Mayor, whom Souter would credit with influence on his later scholarship.

In 1903 he was appointed professor of New Testament Greek and Exegesis at Mansfield College, Oxford. In 1911 he moved back to the University of Aberdeen, succeeding William Ramsay as Regius Professor of Humanity, in which position he remained until his retirement in 1937.

Upon his retirement, Souter moved back to Oxford, where he became editor-in-chief of the proposed Oxford Latin Dictionary. The outbreak of World War II prevented its completion within his lifetime, but Souter did publish a smaller work borne of this endeavor, Glossary of Later Latin, A.D. 150–600.

Souter married Elizabeth Barr Anderson, daughter of Aberdeen Photographer William Blair Anderson. They had three daughters, Isabella Elise Souter (who married Alfred Dixon) born in 1901, Elizabeth Barr Anderson Souter born in 1903 and Alexandra Margaret Souter (known as Peggy, who married Peter Jackson) born in 1908. His brother-in-law was William Blair Anderson, who was Kennedy Professor of Latin at Cambridge University and a leading Latin scholar of his day.

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March 8, 2022
Rent retoriskt var denna fantastisk. Och den ger verkligen en tankeställare: Tertullianus argument är att eftersom medvetandet är bundet i kroppen, reflekterar kroppen medvetandet, vilket gör att det vid återuppståndelsen är omöjligt att separera dem. Detaljerna, och bibelcitaten för och emot, redovisar han i 60 artiklar/kapitel, vardera mellan en och tre sidor långa. Varje kapitel står för sig själv, och är lagom att läsa och reflektera kring, men boken håller också för en sträckläsning.

I termer att motivera en att komma i form, antar jag att det är ett så gott motiv som något, att veta att du är religiöst förbunden med din kropp, även bortom döden. För de läsare som råkar på den utan att vara speciellt intresserade av att läsa den i ljuset av resten av Tertullianus skrifter.
Profile Image for Maxime N. Georgel.
256 reviews15 followers
December 8, 2021
# Propos général et style

Un livre annoncé dans *De la chair de Jésus-Christ* (XXV.) qui traite de la véracité de la résurrection de la chair.

# Résumé détaillé
I. Les païens se moquent de notre espérance à ce sujet, mais eux rendent des hommages funèbres et nourrissent des morts qu'ils ne croient pas devoir réssusciter.

Les sages même se perdre. Platon touche toutefois de plus près à la vérité par l'immortalité de l'âme mais va imaginer que l'âme se réincarne.

II. Ceux à qui il répond : des nouveaux Sadducéens, dit-il, qui veulent la résurrection de l'âme mais pas de la chair.

Il place son traité dans le contexte plus large d'une série de traités réfutant diverses hérésies de manière méthodique. Il a d'abord montré *Contre Marcion* que le Dieu de l'AT et du NT ne sont qu'un, puis que *La chair de Jésus-Christ* était véritable et que l'homme devait être sauvé corps et âme et désormais, comme conséquence logique, il s'attaque à la résurrection de la chair. En effet, les hérétiques procèdent de manière inverse : ils savent que la résurrection est difficile à croire. Aussi la renversent-ils premièrement. Puis, de là, ils peuvent s'attaquer au fait que Christ eut une vraie chari et enfin s'attaquer au Créateur de la chair : le Dieu de l'AT.

Mentionne un certain Lucain qui niait même la résurrection de l'âme et postulait une troisième substance (Tertullien prétend qu'il suit ici Aristote).

III. Les hérétiques reprennent en fait les arguments des païens au lieu d'argumenter à partir de l'Écriture.

IV. Rapporte leurs arguments sur l'invraisemblable d'une résurrection d'une masse pourrie en pleine terre, foulée par les bêtes. Et puis, réssuscite-t-on avec nos infirmités ?!

V. Défend la noblesse de la chair :
1. Elle a le plus noble des artisans ;
2. La création de l'homme en Genèse est spéciale, de la main de Dieu et non commune ;
3. L'homme a été créé pour dominer sur toute la création. Or la Genèse appelle "homme" ce qui est "créé du limon de la terre".

VI. Noblesse de l'homme, qui est à l'image du Fils : "Figure-toi Dieu occupé tout entier à cette création ! Main, esprit, action, sagesse, providence, amour surtout, il y emploie tout son être. C'est qu'à travers ce limon grossier il entrevoyait son Christ, qui un jour serait homme, comme ce limon; Verbe fait chair, comme cette terre alors. Le Père commence par s'adresser ainsi à son Fils: « Faisons l'homme à notre image et à notre ressemblance. Et Dieu fit l'homme, » c'est-à-dire ce qu'il forma; « et il le fit à l'image de Dieu, » c'est-à-dire de Jésus-Christ. Car le Verbe est Dieu. Image de son Père, il n'a point cru que s'égaler à Dieu fût de sa part une usurpation. Par conséquent, ce limon, qui revêtait dès-lors l'image de Jésus-Christ dans sa vie future, n'était pas seulement l'œuvre, mais le gage d'un Dieu."

Si l'on adule tel sculpteur pour la belle statue qu'il a pu faire avec une matière pourtant brute, pourquoi dédaignons-nous l'homme au motif qu'il est fait de terre ?

Dieu a anobli la terre pour en faire une chair, quelque chose de plus digne. Certes, l'homme est poussière et retournera à la poussière. Mais cette formule témoigne de son origine, non de sa nature : il est plus noble que la poussière.

VII. Un contenu précieux est placé dans un vase noble. Ainsi, la noblesse de l'âme nous indique que Dieu a du la placer dans un contenant noble. C'est encore par la chair que l'âme jouit du monde par les sens. Elle est véhicule de la science, des arts, de l'industrie. La chair est tant pour l'homme que la mort n'est rien d'autre que la séparation de son âme avec sa chair. La chair, compagne de l'âme, est aussi sa cohéritière dans les biens temporelles, pourquoi pas dans les éternels ?

VIII. Tertullien a montré dans l'économie naturelle la noblesse de la chair. Pour ce qui est de l'économie de la grâce, la dignité de la chair est encore manifestée : c'est elle qui est baptisée pour la purification de l'âme. C'est la chair qui est nourrie du corps et du sang du Christ pour que l'âme soit engraissée "de la substance de Dieu", c'est elle qui reçoit l'imposition des mains, elle qui est ointe et marquée du signe sacré (cf. *Baptism and the Body* Alastair Roberts). C'est la chair qui offre, comme un holocauste, les jeûnes, les abstinences, la sobriété, la virginité, le veuvage, la couche conjugale privée de ses droits (abstinence volontaire de 1 Cor 7 ?), le mariage unique (un vrai dada de Tertullien et des montanistes, il y reviendra dans un traité consacré. Les montanistes prétendaient avoir reçu une révélation par des prophétesses interdisant le remariage). C'est encore la chair qui souffre le martyr.

IX. Récapitule (meilleur résumé que le mien des sections qui précèdent !) : "Ainsi donc, pour récapituler, cette chair que Dieu forma de ses mains à son image, qu'il anima d'un souffle de vie à la ressemblance de son être, qu'il établit dans cet univers pour l'habiter, en jouir et commander à toutes ses œuvres; qu'il revêtit de ses sacrements et de sa discipline; dont il aime la pureté, dont il approuve les mortifications, dont il récompense les souffrances: cette même chair ne ressusciterait pas, après avoir tant de fois appartenu à Dieu! Non, non; loin de nous la pensée que Dieu abandonne à une destruction sans retour l'œuvre de ses mains, l'objet de son industrie, l'enveloppe du son souffle, la reine de sa création, l'héritière de sa libéralité, la prêtresse de sa religion, le soldat de sa foi, la sœur du Christ. Nous savons que Dieu est bon. Nous apprenons de son Christ qu'il est seul le Dieu très-bon. Comme il nous commande d'aimer le prochain, après lui, il fera lui-même ce qu'il a commandé : il aimera la chair qui est son prochain à tant de titres. Elle est faible : mais « n'est-ce pas dans la faiblesse que se perfectionne la force? » malade; « on n'appelle le médecin que pour ceux qui se portent ma l; » ignoble; mais « c'est des choses peu relevées que l'on parle avec plus d'honneur; » perdue; « Je suis venu, dit Jésus-Christ, pour sauver ce qui était perdu; » pécheresse; mais «J'aime mieux, dit-il, le salut du pécheur que sa mort; » condamnée; mais « c'est moi qui frappe et qui guéris, dit-il. »"

Remarquez encore ici la belle rhétorique de Tertullien. Je reproduis des extraits et non uniquement des résumés pour donner un peu la saveur de sa prose.

X. Oui les Écritures parlent de la bassesse de la chair, mais aussi de sa grandeur. D'ailleurs plusieurs passages parlant de la bassesse de la chair ne doivent pas s'entendre au sujet de la substance : "Quoiqu'il nie « qu'il y ait rien de bon dans la chair; » quoiqu'il affirme « que ceux qui sont dans la chair ne peuvent plaire à Dieu, parce que la concupiscence de la chair s'élève contre l'esprit; » ces paroles et d'autres semblables vont moins à déshonorer sa substance elle-même que ses actes". Relève les passages qui parlent du corps comme temple de l'Esprit, moyen de glorifier Dieu, portant les marques du Christ, etc.

XI. Le montaniste Tertullien est bien présent, il attribue au Saint-Esprit une parole d'une des prophétesses : "Le Paraclet a dit d'eux avec beaucoup de sagesse par la prophétesse Prisca: « Ils sont chair et ils haïssent la chair. »" Ceux qui méprisent la chair agissent pourtant bien de manière charnelle.

Que Dieu ait pu créer une première fois la chair prouve qu'il a aussi la capacité de la réssusciter, ce qui est pour ainsi dire la créer à nouveau.

XII. Les cycles de vie et de mort du jour et de la nuit et le cycles des 4 saisons (qu'il nomme) sont comme des illustrations naturelles de la résurrection (voir à ce sujet[[C.S. Lewis Surpris par la joie]] C.S. Lewis, Surpris par la joie, Tant que nous n'aurons pas de visage, Narnia et le dernier volet de la Trilogie Cosmique).

XIII. Comme Clément de Rome dans son épître aux Corinthiens (XXV), Tertullien semble croire à la réalité du phénix et l'utilise comme illustration supplémentaire du principe de la résurrection dans la nature.

La mention du fabuleux Phénix ne doit pas nous surprendre (cf : [Note page 56-57](http://www.patristique.org/sites/patr...)). Tout le monde ancien en parlait. Hérodote (II, 73) rapporte le premier cette merveille, mais en ajoutant au sujet des prêtres égyptiens qui la lui racontèrent : *εμοι μεν ου πιστα λεγοντες*. De Grèce la fable se répand à Rome. En 97 avant J.C., le sénateur Manilius dissertant sur le phénix, affirme que l'année où il écrit est la 215*depuis la dernière apparition de cet oiseau merveilleux* ( PLINE, *H.N.*, x. 2). A la fin du règne de Tibère, on assura que le phénix était réapparu en Egypte. Quelques années après, en l'an 47, l'oiseau fut exhibé à Rome : « in comitio propositus, quod actis testatum est » (PLINE) Il est possible que Clément l'ait vu de ses yeux, trompé en cela avec tout le monde. Beaucoup d'écrivains latins ont parlé du phénix sans sourciller, quelques-uns avec réserve (TACITE, Annales VI, 28.), le docte Pline évite de se prononcer : *haud scio an fabulose*. Celse se servit du même récit contre les Chrétiens pour montrer la supériorité de la charité d'un animal sur celle de l'homme (Origène, *Contre Celse*, IV, 93). Tertullien ne se montre donc pas plus crédule que ses contemporains. Il a même cru trouver en Psaume 91.1 et Job 29.18 une telle mention. Les pères qui connaissent les antiquités egyptiennes sont plus réservé sur le phénix (Origène, Théophile) tandis que les autres acceptent ce récit déjà admis par les Juifs (Ambroise, Rufin, Cyrille de Jérusalem). Augustin et Grégoire de Naziance expriment une réserve.

XIV. La justice de Dieu exige qu'il soit jugé. Or il doit être jugé corps et âme, puisqu'il a péché corps et âme. Ainsi, sa justice exige notre résurrection.

XV. Tous les actes de l'âme sont aussi des actes de la chair. Les deux sont donc coupables ou dignes. Dieu serait un bien drôle de juge en récompensant la chair qui ne serait pour rien dans la justice de l'homme et en ne blâmant pas la chair par ailleurs.

XVI. Les hérétiques opposent que la chair n'ayant pas de volonté propre, c'est l'âme seule qui répondra de la façon dont elle a usé de la chair. A la bonne heure, répond Tertullien, si la chair est innocente, elle peut donc réssusciter ! Tertullien montre par plusieurs exemples que l'on condamne ou récompense les instruments selon la façon dont ceux qui en ont la possession en ont usé. Tertullien aurait pu répondre qu'il a déjà été manifesté que la chair participait au jugement, puisqu'elle doit mourir des suites de la chute de l'homme.

XVII. Beaucoup pensent que la chair doit réssusciter pour que l'homme puisse paraître en personne au tribunal de Dieu. Tertullien quant à lui pense que l'âme a un corps propre (Augustin traite de son opinion en rapportant qu'une lecture orthodoxe est possible de cette affirmation, puisque Tertullien prend peut-être corps plus largement). Il le prouve par l'exemple de Lazare et du riche, qui souffre dans son âme et ressent des choses. Mais l'âme n'agit ni ne souffre pleinement sans la chair. Pour que son châtiment soit complet, il faut donc que la chair réssuscite. L'âme des perdus souffre donc déjà, mais pas pleinement.

XVIII. Se tourne vers les témoignages scriptuaires : la formule résurrection des morts, Jésus qui parle de relever le temple *de son corps*. Or, c'est avant tout le corps qui est mort, c'est donc lui qui réssuscite. Lorsqu'Abraham veut "enterrer son mort", ce n'est pas pour une âme qu'il demande un terrain d'inhumation.

XIX. Répond aux hérétiques qui allégorisent "mort" et "résurrection" : elle ne serait que la régénération obtenue par la foi en la vérité.

XX. Tous les passages ne peuvent pas être allégorisés.

XXI. Ceux sur la résurrection ne le peuvent pas :
1. Les choses allégoriques en un lieu reposent sur les choses littérales en un autre (cf. [Irénée de Lyon,_Contre les hérésies_, 2.28.3](https://parlafoi.fr/2018/04/05/lanalo...) , [Augustin](https://parlafoi.fr/2018/04/03/lanalo...) _Instruction Chrétienne_ 2.6.8:1 et _Du Mérite et du pardon des péchés_ 3.7).
2. Un sujet si capital doit être exposé clairement.
XXII. L'Ecriture présente la résurrection comme encore future, ce qui montre que la conversion n'en est que le germe et non la totalité.

XXIII. Paul et Jean témoignent du fait que nous sommes dans l'attente de notre rédemption complète et non dans la possession de celle-ci dès aujourd'hui.

XXIV. Preuves tirées des deux épîtres aux Thessaloniciens. L'antichrist ne peut venir avant la chute de l'empire romain.

XXV. Preuves tirées de l'Apocalypse. L'existence d'une résurrection spirituelle n'empêche pas le fruit corporel de cette même résurrection.

XXVI. Retourne l'allégorie contre les hérétiques en suggérant des interprétations allégoriques de plusieurs passages au sujet de la terre (alors comprise comme chair) appuyant la résurrection. Répond aussi à l'espérance toute terrestre des Juifs.

XXVII. Poursuit ses interprétations allégoriques sur le thème du vêtement cette fois-ci.

XXVIII. Miracle analogique à la résurrection et prophéties annonçant que Dieu vivifie.

XXIX. Vision d'Ezechiel sur les os secs.

XXX. Certes, cette résurrection peut s'entendre du retour d'exil, mais les os ne pourraient pas fournir un symbole de ce retour d'exil si ce symbole ne devrait pas aussi se produire en eux "Car si la représentation réside dans l'image de la vérité, et l'image elle-même dans la vérité de l'être, il est nécessaire que la chose existe pour elle-même avant de servir d'image à un autre. La similitude ne se fonde pas sur le vide; la parabole sur le néant. Il faudra donc croire que les os revivront et s'animeront comme il est dit, afin que cet événement puisse s'appliquer au rétablissement des Juifs, tel qu'on le suppose." (cf. [[20211110204353]] ROBERTS Alastair - *A musical Case for typological realism*). Fascinant de constater que Tertullien suppose un réalisme typologique et non un simple artifice littéraire.

XXXI. Argument supplémentaire pour son interprétation d'Ezechiel : "En deux mots, si l'image des os qui ressuscitent s'applique proprement à la situation d'Israël, pourquoi cette espérance, au lieu d'être particulière à Israël, est-elle annoncée à toutes les nations? Pourquoi leurs restes doivent-ils reprendre leurs corps et se ranimer? Pourquoi tous les morts sortiront-ils de leurs sépulcres? Car cette prédiction s'adresse à tous: « Les morts vivront, et se lèveront de leurs tombeaux. Votre rosée, Seigneur, est une rosée de lumière et de vie pour leurs os. »"

XXXII. Même ceux qui périssent mangés par des bêtes réssusciteront. Exemple de Jonas.

XXXIII. Se tourne vers les enseignements de Jésus. Il ne parlait pas toujours en parabole mais cela est dit uniquement des Juifs. Parfois il parle en parabole à ses disciples, mais soit il l'explique ensuite, soit l'évangélistes l'introduit, soit le contexte l'explique.

XXXIV. Jésus est venu sauver ce qui était perdu. Or l'homme était perdu corps et âme.

"En effet, la transgression qui perdit l'humanité, ayant été non moins une opération de l'âme, par le mouvement de la concupiscence, qu'un acte de la chair, en goûtant le fruit défendu, a été la flétrissure de l'homme tout entier, et par suite l'a rempli des germes de la perdition. Cet homme qui a péri tout entier par sa prévarication sera donc sauvé tout entier, à moins que la brebis ne se soit perdue sans son corps et ne soit rapportée sans son corps."

Cf. [[20211126142751]] TERTULLIEN - De la chair de Jésus-Christ, remarque numéro 3.

XXXV. Le Seigneur est présenté comme pouvant perdre l'âme et le corps. Les peines de l'enfer aussi seront corporelles, chaque partie de l'homme recevant selon ce qui lui est dûe.

XXXVI. Analyse de la réponse du Seigneur aux Sadducéens.

XXXVII. En quel sens la "chair ne sert de rien".

XXXVIII. Les résurrections que le Christ a opéré sur terre. Aucun intérêt à réssusciter pour n'accorder qu'un sursit de vie. Il préfigurait là la grande résurrection.

XXXIX. Les Actes aussi appuient la résurrection. Paul témoigne qu'il est emprisonné pour cette espérance aux Juifs et aux Païens. Les païens ne se seraient pas moqué de lui s'il leur avait annoncé une résurrection de l'âme, qu'ils connaissaient, mais la résurrection des corps était neuve et donc risible (cf. WRIGHT N.T. *The Resurrection of the Son of God*).

XL. Réponse à ceux qui interprètent mal les épîtres sur "l'homme intérieur". Paul dit simplement que le corps vieilli durant cette vie.

XLI. Sur la récompense de l'incorruptibilité pour notre chair.

XLII. Il faut que les morts réssuscitent pour que leur chair puisse revêtir l'immortalité. Rapporte les travaux faits sur l'Odéon dans lesquels on trouva des corps humains enterrés il y a longtemps et pourtant étonnement conservés.

XLIII. "Tant que nous sommes dans ce corps, nous sommes loin du Seigneur" n'est pas une critique de la chair mais nous apprend à dédaigner la vie présente : c'est bien plutôt l'excellence du martyre qui est montrée.

Il nous est dit que l'on doit comparaître au tribunal afin de recevoir, par le corps, selon ce qu'on aura fait de bien et de mal dans le corps.

XLIV. Nous portons la mort du Christ dans notre corps… afin d'y porter aussi la vie.

XLV. Le vieil homme dont nous devons nous dépouiller n'est pas la chair physique mais l'ancienne manière de vivre.

XLVI. Pareillement lorsque l'apôtre condamne la chair, il faut entendre les œuvres faites dans la chair. Il faut distinguer "être dans la chair" et "vivre selon la chair". Paul dit explicitement que Dieu rendra la vie à nos corps mortels.

"Or, pour répondre à chaque difficulté, si le salut est promis à ceux qui, quoique dans la chair, vivent néanmoins selon l'esprit, dès lors ce n'est plus la chair qui est un obstacle au salut, mais l'opération de la chair."

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Profile Image for Etienne OMNES.
303 reviews15 followers
April 30, 2018
Il y a des traités théologiques qui sont tellement efficaces de leur temps que lorsque vous les lisez 1800 ans plus tard vous vous demandez comment on a pu passer 115 pages à prouver quelque chose d'aussi évident que la résurrection PHYSIQUE.

Mais si, justement, il est devenu plus simple de nier toute forme de résurrection plutôt que de simplement dire qu'elle n'était pas physique, c'est grâce à la maîtrise et l'éloquence de Tertullien. Ce traité est un de ses plus brillants au niveau argumentation. Avec toute la maîtrise et l'héroïsme de l'officier d'artillerie de Tolstoï (Guerre et Paix), il cite les écritures, pointe les incohérences, démonte les exégèses forcées, utilise la raison autant que la tradition, pour montrer que la résurrection est physique, qu'elle ne peut être que physique, qu'elle est forcément physique, que c'est hérétique de penser qu'elle n'est pas physique, physique, physique.

Et paradoxalement, c'est ce qui rend le traité difficile à lire, et la raison pour laquelle je ne lui aurai mis que 3/5: Il a été tellement efficace dans son argumentation qu'il est devenu obsolète à notre époque, où nous défendons aujourd'hui le principe même de la résurrection et n'avons plus à réfuter que la résurrection est "purement spirituelle" ou qu'elle est en fait la nouvelle naissance. Tertullien consacre des dizaines de pages à prouver et défendre des points qui nous paraissent évidents, et cela devient très long voire pénible à lire, un peu comme le Contre Marcion.

Mais les derniers chapitres relèvent l'intérêt: on y voit un peu de la vision de Tertullien sur l'eschatologie personnelle (ce que nous devenons après la résurrection) et on s'aperçoit qu'elle ressemble bien plus à ce qui est défendu par les néo-calvinistes aujourd'hui (vie physique et active, mais éternelle) qu'à ce qui est défendu par les médiévaux comme Thomas d'Aquin (vie contemplative, et donc à peine physique, voire pas du tout). Je ne sais pas s'il représente un consensus, mais à coup sûr, il y a de bonnes réflexions dans les tous derniers chapitres, que je noterai soigneusement.

Ce sera donc un 4/5, un des meilleurs de Tertullien que j'ai lu jusqu'ici.
Profile Image for Dougald.
119 reviews15 followers
October 3, 2016
I have found that I really connect with Tertullian. This is a great treatise on how both the soul and the body will be present in the Resurrection.
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