(2/5, it was ok)
Le narrateur de MERCI (Daniel Pennac, Gallimard, 2004) est un membre du public qui assiste au discours de remerciement prononcé par le personnage principal, un homme à qui on remet un prix pour l’ensemble de son œuvre. Cette adresse, l’objet-même du livre, se veut un collage de remerciements et, surtout, de non-remerciements envers les gens (non nommés) ayant contribué, au fil de son parcours, à l’amener là, sur cette scène.
Considérant le remerciement comme « un genre (littéraire) à part entière », l’honoré (comme il se nomme) y va d’explications sur son raisonnement qui l’amène à ne pas remercier certaines personnes, à ne pas obéir aux règles d’ordonnancement des remerciements, à rejeter les conventions prescrites en telle situation.
MERCI se veut un texte court, proposé dans une mise en page plutôt clairsemée, qui se lit d’un trait, qui amuse et surprend en première moitié, mais dont l’impact et pour lequel l’intérêt s’étiolent en seconde demie. On voit où il veut en venir et la chute n’est guère remarquable.
Exercice littéraire sûrement truculent à pondre, mais qui devient, une fois digérée la surprise du début, monotone à parcourir et ce, malgré l’indéniable finesse du ton et des mots.