Entre mes mains réside un pouvoir, qui me permet d'apporter l'espoir. La guérison, la paix et l'amour. Jusque là, je n'ai répandu que le malheur. La mort, la guerre et la vengeance. Pour ceux que je n'ai pas pu sauver, pour ceux que je dois encore protéger. Il est temps pour la Déesse de s'éveiller. Dépossédée et trahie de toutes parts, Diphtil n’a pas d’autre choix que de poursuivre le destin que les Dieux lui montrent du doigt. Mais sa foi ébranlée, la jeune Neltiade commence à remettre en question leurs décisions, à aller à leur encontre. Naid à ses côtés, elle revient sur ses premiers pas de femme libre, mais décide de remonter jusqu’à la capitale de l’Empire. Là où la prophétie du Devin de Naralir devra s’accomplir. Ni le prêtre Sarïn ni Drehardir, le roi d’Edenor, n’acceptent que la Déesse franchisse la frontière. Et pour cela, ils mettront tout en œuvre, quels que soient les moyens, quelle que soit l’issue… Mais il persiste un dilemme qui pourrait bien changer le monde. Diphtil doit choisir celle qui défendra ses intérêts : la Déesse de Vie ou celle de la Mort ?
Née en Normandie au début des années 90, Ielenna est une autrice touchant à plusieurs genres littéraires : fantasy, historique, science-fiction, fanfiction… Elle vit non loin de Genève, où elle travaille comme ergothérapeute. Elle aime sillonner la France, la Belgique et la Suisse pour rencontrer son lectorat lors de dédicaces. Les rares moments où elle a le luxe de s’ennuyer, elle partage son temps entre le graphisme, le montage vidéo, la musique, mais aussi la création artisanale.
Elle est fondatrice de l'association de jeunes auteurs "Génération Écriture", créée en 2010. Elle y a présidé depuis sa création jusqu'en 2016.
"Les Chroniques des Fleurs d'Opale" est sa première saga de fantasy publiée à partir de 2017. Persona est sa première saga de fantasy young adult, d’inspiration antique, tout d'abord publié chez Hachette en 2023, puis en auto-édition.
Il y a des histoires qui vous marquent à jamais. Ces livres que vous refermez en ressentant un immense vide en vous. Après avoir tourné la dernière page, votre vie n’a plus aucun sens. Depuis l’immense saga de David Eddings, je n’avais plus ressenti ça. Jusqu’à ce que je termine la deuxième partie du tome 1 des Chroniques des fleurs d’opale…
Ce deuxième opus est plus sombre. Diphtil fait face à l’éveil de ses pouvoirs, tout en devant gérer les tensions entre Neltiad et Humains. Il y a un parfait dosage de réponses, de descriptions, de découvertes de nouvelles cultures et d’aventure. Beaucoup de passages sombres, mais que serait l’aventure de Diphtil si elle n’avait pas une belle vie de m*rde ?
Ielenna nous éblouit une nouvelle fois par son vocabulaire toujours juste, sa plume merveilleuse et une intrigue parfaitement maîtrisée. J’ai pu vivre une nouvelle aventure en Empire Neltiade qui fut intense. Mais ça, c’était avant que Ielenna prenne mon coeur et l’écrabouille à la fin de cette seconde partie. Pendant une semaine, je n’ai pas pu ouvrir un autre livre ! Et je parviens tout juste à poser des mots sur mes ressentis pour vous taper la chronique. J'ai beau chercher les points faibles, malgré quelques décrochages dans certaines phrases un peu complexes, je ne trouve rien.
Alors, je vais essayer d'être moins incohérente ici que dans ma review à Ielenna haha.
Globalement, j'ai beaucoup plus apprécié cette partie que la première. Si la plume reste tout aussi agréable, l'histoire est bien mieux ficelée, et on ressent enfin toute l'implication de l'auteure dans son univers par cette grande toile de conflits qui se tisse, nous délivrant une intrigue bien plus épique. Nous sommes confrontez à de multiples personnages plus intéressants les uns que les autres, tandis que l'histoire de Diphtil, enfin assagie par ses aventures, culmine en reliant les différents fils du destin que les Dieux et Dorina elle-même ont tissés autour d'elle. Le livre ne perd jamais en rythme, et je suis restée accrochée à la deuxième moitié sans pouvoir m'en défaire, ne me stoppant de temps à autre que pour me sustenter ou pointer les coquilles restantes à Ielenna. De nombreux mystères restent cependant entiers à la fin de ce tome, bien qu'il m'ait été assuré que nous en saurons plus dans le tome 2. Quant aux personnages qui m'ont un peu laissée sur ma faim (Drehardir et Surah, pour ne citer qu'eux), ils feront peut-être un jour l'office d'un quelconque texte bonus, ou verront leur histoire étoffée dans l'encyclopédie du monde publiée sur le site officiel des Fleurs.
Bref, une aventure exquise et rondement menée, qui me laisse impatiente pour la suite, bien qu'elle ne viendra pas tout de suite.
PS : Je jure solennellement de personnellement aller foutre sur la gueule à Fylip, à tel point que le coup de boule d'Astiran lui paraîtra une merveilleuse caresse. Je sais pas comment. Mais s'il doit à nouveau venir foutre le bordel dans mon OTP au niveau du tome II (comme je sais qu'il le fera), je lui arracherai ses jolis dents une à une et je lui crèverai les yeux. Qu'il devienne aussi aveugle que Dorina elle-même. Non mais !
Ma lecture de ce tome 1 (partie 1 & 2) remonte sérieusement, mais je me souviens encore de mon enthousiasme en lisant cette histoire.
Beaucoup plus profonde qu'il n'y paraît au premier abord, cet énorme tome très complet aborde un tas de thématiques super intéressantes (la famille, l'amour, les traumatismes...) avec des personnages attachants et avec de très belles évolutions.
On navigue entre high fantasy classique, pleine de grands principes et de valeurs, et des facettes bien plus sombres qui méritent qu'on s'y arrête pour le dire et le répéter : il y a des TW à bien prendre en compte avant de se lancer dans sa lecture (viol, notamment).
Le thème de la destinée est vraiment bien traité, par ailleurs, et j'ai adoré parce que c'est un thème dont j'ai horreur, en temps normal !
Enfin, j'aimerais souligner la plume exceptionnelle d'Ielenna, qui a elle seule justifierait la lecture de cette excellente saga fantasy (mais c'est loin d'être la seule chose qui justifie de lire cette saga, pour notre plus grand bonheur <3).
J'ai beaucoup aimé retrouver l'univers et les personnages (merci le récap de la partie 1 au début du livre !!!). Mais j'ai retrouvé les mêmes défauts : un langage un peu trop soutenu (passe encore) mais des mots compliqués et certains qui ne me semblaient pas utilisés à bon escient... On avance dans l'histoire, peu de surprises mais les personnages subissent leurs lots de péripéties!!
Début juillet, j’ai eu envie de lire une histoire sombre. J’ai alors sorti de ma pal le second tome de La candeur de la rose dont la magnifique couverture créée par Anna Dittmann avec une typographie de Tiphs, met en avant la deuxième facette des pouvoirs de Diphtil. Une part d’obscurité que nous avions découverte dans le précédent livre. Une fois n’est pas coutume, je vous présente une courte chronique, car le développement de l’intrigue et les personnages sont tellement imbriqués l’un dans l’autre que trop en dire serait divulgâcher.
Ébranlée par les tragédies, Diphtil décide de se rendre à la capitale, lieu où son destin sera scellé selon la prophétie. Le roi d’Edenor à ses trousses, elle doit apprendre à gérer les pouvoirs mortels qui résident dans son cœur et qui gagnent du terrain à chaque larme versée. Toutefois, le chemin s’avère bien plus long, fastidieux et terrifiant qu’elle ne le pensait. Les souvenirs dissimulés remontent à la surface, engendrant rédemption et cruauté. La candeur survivra-t-elle aux démons ?
En ouvrant ce roman, je cherchais les Ténèbres et l’autrice met les a servies sur un plateau d’argent que ce soit dans l’approfondissement de l’univers ou la torture psychologique des personnages. Le seul petit bémol réside en Diphtil et sa déesse de la Mort qui ne sont pas assez exploitées à mon goût. Celle-ci surgit rapidement au fil des pages. Toutefois, elle est reléguée derrière le voile tout aussi vite. Un voile qui se soulève peu avant le combat final. D’ailleurs, j’ai trouvé notre protagoniste fort passive dans ce tome. Elle suit son destin, se laisse porter par lui sans pour autant agir comme actrice de sa vie. Nous sommes loin du désir de liberté exposé dans le premier opus. Elle se confond dans son rôle de narratrice plutôt qu’héroïne et ne revêt sa cape de superwoman qu’à la fin.
Néanmoins, mon intérêt est resté intact grâce aux autres personnages, dont l’arrivée de l’une d’entre eux en chair et en os. Intermédiaire de Dorina, cette sorcière incarne tout ce que j’aime : cynisme, sang froid, connaissance, mordant et sagesse. Elle devient la mentore de Diphtil et la guide de la petite troupe malmenée par les pièges démoniaques. Un jeu du chat et de la souris commence. On se demande d’où les coups vont venir et je ne me suis jamais attendue aux manigances avant la révélation. Ielenna développe les escarmouches en les intégrant à la psychologie et les relations de notre protagoniste avec brio.
En bref, j’ai adoré me plonger dans l’obscurité de ce second tome, même si je pense que l’autrice aurait pu aller plus loin dans l’exploitation de la Déesse de la Mort. Si Diphtil endosse trop son rôle de narratrice, la présence récurrente de la sorcière qui l’alertait dans le précédent tome m’a rendu la lecture agréable par sa prestance, son ton mordant et ses secrets.