Depuis la crise de 2008, l’idée d’une allocation universelle suscite un engouement renouvelé, tant en Europe qu’en Amérique. Le projet trouve des appuis à gauche comme à droite et, de l’avis de bien des spécialistes, il pourrait être le fondement des politiques sociales de l’avenir. Plus d’un penseur critique l’a prôné, Philippe Van Parijs, Toni Negri, José Bové ou André Gorz, mais que signifie vraiment cet étonnant consensus?
Selon les auteurs de cet essai, l’allocation universelle, sous couvert d’une bienveillante redistribution de la richesse, consacre l’abandon de l’enjeu politique central des cent cinquante dernières années: le conflit entre le capital et le travail. Chacun des textes composant ce livre œuvre au rappel de l’importance décisive de cette question, pour justifier qu’il faille impérativement être contre l’allocation universelle.
Les auteurs soulignent à juste titre la dimension sociale du travail et l’utilisent pour défendre l’État Social contre l’idée du revenu de base universel. Bien que leurs critiques du fondement néolibéral du concept soient remarquables, ils s'efforcent de fournir une alternative détaillée et convaincante aux conditions qui ont inspiré l'idée d'un revenu de base universel.
Un exemple parfait de philosophie sur des questions pratiques et politiques. Ce livre explique très bien toutes les nuances au sujet de l'allocation universelle vs. minimas sociaux, mais aussi sur le plein emploi et la réduction du temps de travail. Je recommande vraiment à toutes celles qui s'intéressent à ces questions !