Le titre de ce volume : Plaisirs vicieux, se rapporte plus particulièrement aux études sur l’alcool, le tabac et les narcotiques en général, et aux articles : l’Ivresse dans les classes dirigeantes et Des relations entre les sexes.
En effet, dans ces écrits Tolstoï passe en revue plusieurs des habitudes de l’homme moderne et que l’écrivain russe taxe de pernicieuses ou vicieuses aussi bien au point de vue moral que physique.
Mais le comte Tolstoï ne s’est pas borné à critiquer et à condamner les seuls « plaisirs vicieux ». Allant plus au fond des choses, il a reconnu les imperfections de toute notre organisation sociale l’immoralité même de notre conception de la vie.
Examinant les phénomènes si variés qui se rattachent à ces graves questions, il a particulièrement insisté sur les conditions actuelles du travail, base de nos relations sociales, et aussi sur les rapports de l’Église et de l’État, ou mieux sur l’influence que ces rapports ont exercée sur les idées et les institutions religieuses et politiques de la société moderne.
J’ai donc cru bien faire on complétant le présent volume par deux études : le Travail et l’Église et l’État, qui précisément résument les idées de Tolstoï à ce sujet et d’une façon plus nette qu’ailleurs. Avec ce complément le volume présentera au lecteur français la doctrine de l’écrivain russe dans son ensemble ; et y trouvera une sorte de récapitulation rapide des résultats obtenus par lui en traitant en ces dernières années les diverses questions morales qui préoccupent avec raison tous les esprits attentifs aux souffrances humaines et intéressés à la solution équitable du problème social posé jadis par le Christ et qui demeure pendant.
Enfin la préface du maître français Alexandre Dumas fils et les lettres que plusieurs autres notabilités françaises du monde scientifique, littéraire et artistique ont bien voulu m’adresser à propos de l’article de Tolstoï sur l’alcool et le tabac[1] constituent la contre-partie non moins remarquable de la thèse soutenue par l’auteur russe.
Extrait de la préface d'Alexandre Dumas Fils : À MONSIEUR E. HALPÉRINE-KAMINSKY
Cher Monsieur,
J’ai lu l’étude du comte Tolstoï sur le vin et le tabac, comme je lis tout ce qui nous vient de cet esprit original, et, ce qui est pour moi sa grande qualité, absolu.
J’ai toujours été et je reste avec ceux et pour ceux qui poussent leurs théories à l’extrême. Ou il ne faut pas avoir de théories, ce qui est d’ailleurs le meilleur moyen de vivre tranquille, ou il faut les déduire et les mettre en pratique jusqu’à leurs conséquences fatales. Un chrétien qui n’est pas prêt et décidé au martyre n’est pas un chrétien ; un catholique qui n’accepte pas l’Inquisition ou qui discute le Syllabus n’est pas un catholique ; un libre-penseur qui se marie religieusement pour obtenir la jeune fille qu’il aime ou qui se fait enterrer par l’Église pour ne pas contrister sa famille n’est pas un libre penseur : ce s
Lev Nikolayevich Tolstoy (Russian: Лев Николаевич Толстой; most appropriately used Liev Tolstoy; commonly Leo Tolstoy in Anglophone countries) was a Russian writer who primarily wrote novels and short stories. Later in life, he also wrote plays and essays. His two most famous works, the novels War and Peace and Anna Karenina, are acknowledged as two of the greatest novels of all time and a pinnacle of realist fiction. Many consider Tolstoy to have been one of the world's greatest novelists. Tolstoy is equally known for his complicated and paradoxical persona and for his extreme moralistic and ascetic views, which he adopted after a moral crisis and spiritual awakening in the 1870s, after which he also became noted as a moral thinker and social reformer.
His literal interpretation of the ethical teachings of Jesus, centering on the Sermon on the Mount, caused him in later life to become a fervent Christian anarchist and anarcho-pacifist. His ideas on nonviolent resistance, expressed in such works as The Kingdom of God Is Within You, were to have a profound impact on such pivotal twentieth-century figures as Mohandas Gandhi and Martin Luther King, Jr.
Breve apologo tolstoiano che, nel solco del suo periodo di riscoperta dei Vangeli, cerca di incarnare una qualche missione educativa o financo civilizzatrice che cerca di approcciare quasi psicologicamente il problema dei problemi viziosi, intesi come quelli che oggi identificheremmo come usi e abusi di alcool, tabacco, sostanze e sesso. L'idea di fondo, certo un po' naif ma per sommi capi ragionevole, è che ogni uomo sia fondamentalmente spaccato in due: i due compartimenti sono, rispettivamente, quello razionale (delle prescrizioni, dell'etica, della deontologia, della coscienza) e quello irrazionale (degli istinti, delle pulsioni, dello spirito primigenio, dei sensi) e sono sempre in contrasto l'uno con l'altro. Per sopire il sentimento doloroso che sorge negli uomini di fronte alla discrepanza tra le due dimensioni suppliscono gli stupefacenti, in senso lato ovviamente. Il saggio però, un po' urticante nelle posizioni pedagogiche o peggio moralistiche, non chiarisce quale possibile alternativa si potrebbe opzionare e, soprattutto, non chiarisce se la condanna è da rivolgersi all'abuso o addirittura al semplice uso che, però, viene valutato complessivamente piacevole.