«Moi, Auguste sans nom de famille, j'allais changer le monde, s'il existait réellement.»
Auguste n'est pas de ceux qui ont un grand génie. Mais il a un plan : s'enfuir de l'orphelinat Sainte-Marie-des-Cieux. Sur son chemin, il rencontrera des alliés qui seront charmés par ses perceptions candides et décalées de la vie ainsi que par sa sagesse d'enfant. Cependant, les apparences sont trompeuses…
Un roman qui enchante, qui étonne et qui, surtout, démontre magnifiquement que «l'imagination est plus importante que le savoir» (Albert Einstein).
Écrire, c'est déjà une déclaration sans embages; l'auteur puise son matériel dans ses expériences de tous les jours, certes, mais surtout dans son imagination, qui se charge de tisser des liens et de combler des vides entre des références à la vie réelle et des anecdotes pas toujours fidèlement rapportées.
Ce premier roman de Sévryna Lupien, une libraire de la ville de Québec, célèbre habilement la créativité fiévreuse dont est capable l’être humain pour se sortir de la perspective étouffante d’une réalité pas toujours rose. Il fait appel au principe du unreliable narrator, une voix qui nous berce de si belle façon, mais qu’il ne faut pas toujours croire aveuglément.
Ce qui est possiblement l’aspect le plus fort du livre, c’est la naïveté et la pureté d’âme de ce narrateur, un jeune homme appelé Victor, mais qui préfère le prénom Auguste.
Auguste, pensionnaire d’un orphelinat régi par des religieuses, vit ses apprentissages de jeunesse auprès de son ami Gustave, et embellit son quotidien en transformant – volontairement ou pas, nous ne le saurons jamais – les désagréments en aspects fantastiques et positifs. Il veut, comme son ami, porter «l’étoile jaune», et lorsque ce dernier disparaît subitement, Auguste décide de se sauver de l’établissement et d’aller explorer le monde.
Il se retrouvera à New York, sans-abri, et continuera de percevoir son existence comme un jeu amusant dans lequel tout le monde est irréprochablement bon. Son cœur d’enfant lui amènera de très bons amis, et il deviendra rapidement le roi des cireurs de chaussures, vivotant avec ses maigres revenus et l’amour de son entourage.
Mais pendant combien de temps une telle harmonie peut-elle régner, dans les rues impitoyables de la métropole?
La logique imaginative du narrateur rend cette lecture très plaisante, et ses sophismes étymologiques nous font sourire à plusieurs reprises. On a tout d’abord du mal à situer l’époque où se déroule le récit en raison des nombreuses références qui se contredisent parfois, mais la finale nous éclairera partiellement là-dessus.
Finale qui est, malheureusement, un peu expéditive et confuse, et en même temps un peu brise-cœur. On s’attache à cet antihéros un peu simple, qui décide de voir le verre plein, qui ne se décourage jamais devant les multiples épreuves qui se dressent sur son chemin.
On referme le livre avec l’impression qu’il aurait peut-être été préférable que le récit demeure jusqu’au bout dans le ton un peu fabulateur et vraiment original qui le fait sortir du lot.
J’ai adoré le style et le récit dans les 3 premières parties. Par contre, la fin a tout gâché pour moi. J’ai même failli ne pas terminer le livre, tout ça à cause des 15-20 dernières pages. Je recommande donc de ne lire que le début et d’en rester satisfait.
J'ai bien apprécié le livre, ou du moins, ses trois premières parties. J'ai un faible pour les narrateurs enfants, et celui-ci suivait bien la tradition des traits d'esprits et des perspectives originales et cocasses ancrées dans l'innocence - le regard nouveau sur les métaphores et expressions idiomatiques "des adultes" qui sont "injustes" pour les enfants; la méprise involontaire de certains phénomènes lourds, comme l'itinérance, la drogue et l'holocauste; le tout possède beaucoup de charme et on se prend au jeu, content d'être forcé de chambouler nos préconçus et de voir des choses que le narrateur ne perçoit pas, tout en ayant aussi sa version des faits, comme un collage à éplucher. Bref, très chouette (par moment, je me suis pris à penser à Momo de Belleville, mais en version édulcorée, sans la puissance et la vulgarité percutante de Romain Gary - encore une fois, seulement cette vertu des narrateurs-enfants, poètes ou fous; on aime ou on aime pas).
La finale a gâché l'histoire, à mon sens. Ça m'a fait pensé à la question posée à la fin de 'L'histoire de Pi', et de la volonté de choisir la meilleure histoire. Quant à moi, ce livre (et plusieurs autres, qui cherchent à aller "au-delà" de ce que l'histoire semble d'abord être) tombe dans le piège de vouloir être astucieux et plus profond - et manque sa cible - alors qu'il était tout à fait charmant sans cette juxtaposition. La meilleure histoire, c'est celle avant la fin. Mais bon - ce n'est qu'une opinion, et ce ne sont que mes impressions de lectures à vif.
Ce livre est vraiment une bonne lecture légère et j’ai adoré voir à quel point les gens s’aidaient entre eux. Pour environ 90% du livre, c’était une lecture à 4/5 étoiles, mais la fin est trop clichée en plus d’être un gros retournement de situation qui est expliqué en 15-20 pages seulement. La fin était trop compliquée et portait à confusion.
Pour une lecture rapide et légère, j’ai apprécié! Cependant, je n’irai pas jusqu’à dire que le livre est très memorable .
J'ai eu l'honneur de lire ce manuscrit à une autre époque de sa vie. Le relire dans sa version finale m'a encore plus transporté! Un livre sur l'imagination, la fragilité et surtout sur l'amitié... Beau !
J'ai été séduit par ce petit livre fantasque qui est venu me prendre par surprise. Un regard emplis de naïveté et une voix complètement innocente, c'est ce que l'on reçoit tout au long de cette histoire.
Je ne suis pas de ceux qui ont un grand génie de Sévryna Lupien Publié par les Éditions Stanké en février 2017 184 pages ⭐️⭐️⭐️.5 /5 . Victor, qui préfère que vous l’appeliez Auguste, s’enfuit de l’orphelinat Sainte-Marie-des-Cieux lorsque son ami Gustave manque à l’appel. Sa taie d’oreiller contenant ses maigres possessions en main, il se dirige vers la gare d’autobus où il saute dans le moins cher, qui le mènera le plus loin et atterrit à New York. Alors qu’il erre dans les rues de la grosse pomme, Auguste fera de belles rencontres qui égayeront sa nouvelle vie d’itinérant. . Ce roman fait partie de ceux que je sais pas où classer. Je n’ai pas détesté ma lecture mais ce n’est pas également un roman qui m’a marqué. J’ai aimé les deuxième et troisième parties du livre, qui constituent quasi l’entièreté du livre. Cependant, j’ai eu beaucoup de difficulté à débuter ma lecture et j’ai même eu envie d’abandonner. Ce sont les critiques lues sur Goodreads qui m’ont convaincue de poursuivre. Quant à la dernière partie, elle m’a simplement prise par surprise et ce n’était pas la fin que je croyais que l’autrice donnerait à Auguste. Somme toute, le roman est bon et a été apprécié par plusieurs (si je me fie à la fiche Goodreads). Auguste est un jeune homme attachant et on lui souhaite de réussir à New York avec ses nouvelles rencontres!
J'ai beaucoup aimé les trois premières parties. Le fait que Victor veut qu'on l'appelle Auguste m'a charmée dès les premières pages. Enfant vivant dans un orphelinat, il affirme que sa mère s'appelle Sylvia, c'est ce que son certificat d'achat lui a appris. Un jour, Gustave, son seul ami, disparait. Auguste le Grand décide de se sauver de l'orphelinat pour vivre (enfin!). C'est, ensuite, une histoire d'itinérance et de rencontres qui rempliront son répertoire à souvenirs qui était, autrefois, complètement vide.
La naïveté d'Auguste, son regard sur le monde, ses références à Dieu, la manière dont il nomme les gens et les choses autour de lui sont des points qui m'ont énormément plu. Les inférences très présentes sont riches, plusieurs doubles sens sont possibles, dont le titre (à mon avis!).
Toutefois, la quatrième partie est synonyme de confusion pour moi. Elle a brisé le rythme que j'ai tant apprécié. Bien que cette fin permette sans doute plusieurs interprétations, elle m'a semblé abrupte et ce n'est pas de celle-ci dont j'avais envie.
Many, many things annoyed me about this book. And if I hadn't decided to read it for a reading challenge and it wasn't so short, I would never have finished it. But I'm glad I did. It's not that it gets better, but it did matter to charme me. I dislike the narration, the ending is blah, but I smiled and I almost cried (in public).
J’ai eu du plaisir à lire cette histoire. Auguste part de l’orphelinat et découvre New -York . Il fait des rencontres et se lié d’amitié avec des gens. Sa naïveté et ses réflexions m’ont fait sourire à plusieurs reprises. Par contre, je n’ai pas trop compris la fin qui vient gâcher le plaisir que j’ai eu à lire ce livre.
J'ai bien aimé la lecture, le ton. J'ai souri à plusieurs reprises! Comme plusieurs, la fin me rend excessivement perplexe et ça vient teinter négativement mon appréciation de tout le livre.
J'aimerais avoir plus d'explications, car je demeure avec plus de questions que de réponses.
Les trois premières parties du livre sont vraiment bonnes, l’écriture est si belle, riche, imagée et pleine de créativité. Je ne suis toutefois pas certaine de bien comprendre la fin, la quatrième partie..
Un roman fluide, qui se lit rapidement, d'un trait. Je ne suis pas certaine d'avoir aimé la fin. J'aimais que l'histoire soit belle et simple. Ce fût une belle lecture.
Excellent livre, je me suis perdu à vouloir connaître la vie du personnage qui est questionnant. La fin est poignante. Je recommande pour tout ceux qui s’intéressent à l’humain.
« Il avait vécu dans des camps de concentration, Gustave. Moi, je trouvais ça intolérable pour un enfant d’avoir à se concentrer tout le temps. »
Auguste s’enfuit de l’orphelinat Sainte-Marie-des-Cieux avec une taie d’oreiller comme seul bagage sous le bras. Il part à la recherche de Gustave, un ami disparu depuis peu. C’est ainsi que débute son périple où il assistera à une réalité, parfois sans pitié, vu à travers ses yeux d’enfants qui ne comprennent pas toujours tout.
J’ai été agréablement surprise par la narration à la fois enfantine et percutante. On ressent l’insouciance de l’enfance quand Auguste tire des conclusions cocasses à partir d’évènements plutôt sombres. Les rencontres faites sur son chemin sont plus improbables les unes que les autres, mais ce sont les relations profondes qui les unit qui sont encore plus fascinantes.
C’est une lecture facile où l’on retrouve la méchanceté dont peut faire preuve les paroles d’un enfant, mais aussi tout son émerveillement devant la simplicité. Avec sa finale inattendue, c'est un roman que l'on adore ou que l'on déteste, mais l’indifférence est plutôt rare. Pour ma part, c'est un de mes coups de coeur de l’année!
J'aurais aimé aimé ce livre, parce que j'aime bien Sévryna. Je pense que je ne suis pas la lectrice-type. J'ai déjà beaucoup de difficulté et de réticence envers les narrateurs-enfants, ça ne m'a sûrement pas aidé à plonger dedans.