L’invention de l’agriculture il y a dix mille ans a engendré l’explosion démographique de la population humaine. La révolution scientifique du xviie siècle a permis le développement exponentiel du savoir humain et l’entrée dans l’ère industrielle. Nous abordons aujourd’hui un troisième moment : la société numérique. Or, paradoxalement, malgré de brillantes perspectives technologiques, ce nouvel âge ne s’accompagne d’aucune accélération de la croissance. Dès lors, comment construire un modèle économique vertueux dont la croissance ne serait pas le moteur principal ? Daniel Cohen passe au crible le modèle économique de nos sociétés modernes et propose des pistes pour en inventer un nouveau.
I don't know if it is the translation or the author is just scattered and confused, but this book did not illuminate much of anything for me. Is is a short work, and virtually every paragraph cited by name the ideas of someone else (this was very annoying). These ideas were then not put together coherently.
The topic was supposed to be: can society survive slow or no economic growth? I have no idea what the authors answer is to that very pertinent question.
In these times, the title of the book attracted me. And I was attracted by the fact that it was written by a French economist (having been impressed by Piketty's Capital in the Twenty-First Century). But I was greatly disappointed. The book reads like it was written by a journalist--other people's work and studies are cited on every page, but the author seems to bring little to the book himself. I didn't learn anything new. (Why did Princeton UP publish this?)
Livre de prépa. Hyper intéressant car énormément de sources, et très bien écrit. Suis un peu frustrée car je l'ai lu vite et je n'ai pas pris le temps d'annoté, donc globalement j'ai déjà oublié
For a book of only 154 pages it is astonishing that I want to call it rambling - but it is. There is little or no coherence or structure - and it is mostly comprises summaries of work that is either French (sometimes interesting) and by authors that, so far as I can tell, not terribly well known outside France, or by people who are so well known that one is likely to have already read them - or, at the very least, read better second-hand accounts (like Acemoglu, Deaton, Diamond, Inglehart, Kahneman, Kurzweil, Nordhaus (spit), Piketty, Sen, Tomasello, Tversky). The conclusions are, to be polite, facile - and might be summed up through another citation he makes from a French sociologist: “A society cannot make progress in complexity, that is, in freedom, autonomy, and community, unless it also makes progress in solidarity. A politics of civilisation must aim toward restoring solidarities, rehumanising cities, revitalising the countryside.” - well ... thanks for that deep thought.
This book offered some interesting takes and thought-provoking discussions, but overall, I found the depth of analysis to be lacking. Furthermore, the structure of the book appeared confusing for me (it seems to go off on tangents without a clear explanation of the purpose of doing so), and despite his calls for some new postindustrial social order, Cohen does not explore how this social order can be achieved and what it specifically entails with the level of clarity and detail I hoped. Hence, while I found the book useful as an introductory reading to the field sufficient in inspiring thought and discussion, it may be underwhelming if you expect it to be a striking work of original research.
This book gave me a lot of points and general ideas that I developped and I’ll keep developping. It’s a good read if you’re a beginner in these notions as it gives you general ideas that will, most probably, blow your mind. I read the french version and I loved the use of certain words the writer used. He also tries to explain why french people are the way they are, which made a lot of sense to me as I’ve been living here for the past 3 years and couldn’t explain to myself a lot of behaviours and ways of acting that probably, as the writer says, come from their history and the way society is handled by politicians.
I agree with one of the other reviewer's that mentioned that something may have gotten lost from the French translation and that there wasn't enough original thought (too many references to others). I picked this book up since I don't think this topic is discussed enough but it didn't really touch on it enough. Some of the happiness studies were interesting but I'd read most of those results elsewhere.
Super easy to read! I enjoyed the historic lens through which Cohen attempted to solve the question of how humanity moves forward. Obviously the book had no answer but I found myself learning something new with each chapter, taking pictures of striking sentences, and comforted with the fact that my thoughts about society and its ills and potentials have been shared by so many. My favorite nonfiction read of the year so far!
franchement pas ouf, y’a que du name-dropping, il superpose des thèses d’autres auteurs/économistes, j’ai pas compris où il voulait en venir avec toutes ces pages. il dit des trucs superficiels, sans avoir de but précis, de thèse précise. c’est intéressant pour se cultiver mais c’est tout quoi…
Analyse : Le premier pas pour sortir de cette religion qu’est devenue la croissance est d’arrêter de fantasmer sur l’éternité du progrès, sans cesse en renouvellement. Deux raisons expliquent cette panne de la croissance. La première concerne la productivité du travail et sa mesure, qui se limite à additionner des valeurs monétaires et non des valeurs d’usage La seconde touche à l’impossibilité de couvrir l’infinitude du désir humain ou du moins à trouver un nouveau modèle de société de consommation. En parallèle de ses propos sur la recherche d’une nouvelle société de consommation, l’auteur témoigne d’une lucidité implacable : à un certain niveau d’augmentation de la croissance économique et de la richesse le bien-être n’augmente pas. Il faut donc repenser le progrès, mais ceci n’est possible qu’à condition de faire la révolution copernicienne des fondamentaux de l’économie où la croissance occupe une place centrale Penser le progrès c’est revisiter le concept d’Etat-providence, qui doit à la fois protéger et faire progresser, selon de nouveaux critères, à inventer. Or, aujourd’hui, la protection la plus enviée est celle liée au travail, qui constitue le socle de l’autonomie de l’individu, de son indépendance et de son insertion sociale. C’est pourquoi le chômage apparait comme l’angoisse principale d’une grande partie de la population. Daniel Cohen voit dans le modèle danois une illustration de ce nouvel Etat-providence.
Les propositions de Daniel Cohen pour faire advenir cet Etat-providence tiennent en cinq pages (de la page 208 à la page 213 dans un sous-chapitre intitulé « Une voie »), sur les 219 qui composent son livre. Le lecteur est ainsi susceptible de rester sur sa faim quant à cet aspect, une faiblesse de l’ouvrage résidant dans son manque de concret. Les propositions avancées sont : 1. Ne plus miser sur le devenir de la croissance 2. Faire du non emploi un non évènement 3. Inventer des nouveaux moyens pour que les salariés soient des acteurs de leur autonomie (exemple des Droits de tirage sociaux) 4. Stopper le management anxiogène 5. Trouver de nouveaux modes de financement de la dépense publique 6. Ne plus adosser l’équilibre des retraites à la croissance 7. Inventer une nouvelle civilisation urbaine 8. Réorganiser l’espace 9. Faire émerger une conscience de destin au niveau international.
Résumé : Le Monde est clos et le désir infini de Daniel Cohen est une traversée des illusions économiques. L’économie dont le centre de gravité est la croissance ferme le monde sur lui-même, alors que le désir humain est sans limite, quantitative ou qualitative. Comment cette tension entre le fini et l’infini produit-elle du progrès ? Daniel Cohen installe dans son ouvrage une véritable dramaturgie : les mirages de l’économie, au versant de la croissance, sont une création humaine qui pourrait être défaite, comme elle a été faite. "L’idéal de progrès semble se vider lorsque la croissance disparait. La vie vaut-elle d’être vécue si elle est privée de l’espérance divine, se demandaient nos aïeux ? Aujourd’hui la question est devenue : nos vies seront-elles tristes et rugueuses si la promesse du progrès matériel nous est enlevée ? « Une fois que les besoins primordiaux sont satisfaits, et parfois même avant, écrit René Girard, l’homme désire intensément, mais il ne sait pas quoi. Car c’est l’être qu’il désire, un être dont il se sent privé et dont quelqu’un d’autre lui parait pourvu… » La croissance n’est pas un moyen rapporté à une fin, elle fonctionne davantage comme une religion dont on attend qu’elle aide les hommes à s’arracher au tourment d’exister."
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Permet d'avoir une vision globale de la construction économique. Ce livre est une porte d'entrée mais restera frustrant car peu approfondi. Les pistes à la fin du livre sont à la hauteur du reste : intéressantes mais peu approfondies ce qui est très dommageable
Intéressant mais un peu décousu; je ne voyais pas toujours où l'auteur voulait en venir et j'avais l'impression qu'il oubliait son sujet, la disparition de la croissance économique.