4 h du matin, dans une belle maison a l oree du bois de Vincennes, le telephone sonne. Thomas, 37 ans, informaticien, pere de deux jeunes enfants, apprend par un appel de la gendarmerie que sa femme vient d avoir un tres grave accident, sur une route ou elle n aurait pas du se trouver. Commence une enquete sans repit alors que Camille lutte entre la vie et la mort. Puis une quete durant laquelle chacun des roles qu il incarne: epoux, pere, fils et frere devient un combat. Jour apres jour, il decouvre des secrets de famille qui sont autant d abimes sous ses pas. De Paris au Havre, des Pyrenees a l Afrique noire, Thomas se trouve emporte par une course dans les tempetes, une traversee des territoires intimes et des geographies lointaines.Un roman d une ambition rare."
Thomas a 37 ans, une femme débordée par son travail qu'il voit de moins en moins mais qu'il aime profondément, deux enfants, et une belle maison à Vincennes. En gros, tout va bien. Jusqu'à ce qu'il reçoive un appel de la gendarmerie, le genre d'appel qui fait froid dans le dos. Alors qu'elle était au téléphone, sa femme a eu un grave accident de voiture, et est désormais plongée dans le coma. On n'arrive pas encore à estimer ses chances de survie. L'enquête est lancée pour comprendre ce qu'il s'est passé. Thomas est ainsi laissé seul face à ses ignorances, à ses échecs, à ses défis pour l'avenir. C'est à lui que revient la tâche de se relever, de trouver des réponses, d'assumer son rôle de parent, de mari, mais aussi de frère ou encore d'ami. Lui qui vivait sa vie en spectateur doit désormais investir toutes les responsabilités, et ce malgré ce qu'il lui en coûtera.
C'est une histoire qui malmène quelque peu son lecteur, lui envoie des ellipses monumentales dans la figure sans prendre la peine de lui expliquer ce qu'il se passe, le pousse dans ses retranchements et l'abandonne avec un final aussi retentissant que déconcertant. C'est une lecture exigeante, aux phrases longues et tortueuses, au personnage taciturne et taiseux, à la plume bavarde et furieusement rythmée. Luc Lang parvient extrêmement bien à donner voix à ses personnages, et s'en donne à cœur joie lorsqu'il s'agit d'exposer leurs troubles et autres atermoiements. Le résultat est immédiat : dès les premières pages, on est saisi et déchiré par l'histoire de ce héros assez antihéroïque et insondable, dont les errements tortueux se font de plus en plus touchants avec les pages. Entre incompréhension, abattement, résignation et frustration, on se prête tout de suite au jeu des questions du narrateur : pourquoi ? Comment ? Va-t-elle seulement survivre ? Que faisait-elle sur la route à cette heure avancée de la nuit ? Et pourquoi cet appel mystérieux au téléphone ? Comment envisager l'avenir, désormais ? Quel avenir seulement reste-t-il à envisager ?
Ce segment - le plus réussi à mes yeux - constitue une première partie, qui sera suivie d'une deuxième consacrée à un "retour aux sources" de la part de Thomas, puis enfin d'une dernière partie sur un tout autre continent, où notre protagoniste retrouve sa sœur aînée dans une quête assez indéterminée. On a ainsi une chronologie éclatée et complètement hétérogène, avec très peu de lien entre les trois parties : le présent, avec l'accident, l'exploration du passé, et une sorte de projection vers un futur désorientant.
Au commencement du septième jour souffre d'un défaut majeur : la gestion des implicites et des explicites. C'est bien simple : le roman aurait, à mon très humble avis, considérablement gagné en puissance s'il avait laissé un silence pudique sur l'histoire de Jean - que l'on avait très bien comprise en partie II et qu'il était dommage de rappeler explicitement en partie III - et avait donné les clés pour comprendre celle de Camille - qui n'est traitée qu'en partie I à proprement parler, et encore, essentiellement avec des points d'interrogation.
Luc Lang offre ici une histoire débordante d'ambition et surtout de potentiel, avec une partie I assez brillante et une partie II très réussie dans un autre registre, mais s'égare à vouloir multiplier les sous-intrigues, et abandonne celle qui captive le plus le lecteur pour brosser un passage assez caricatural dont on a du mal à saisir la pertinence en partie III. Le livre en lui-même se dévore, malgré les passages à vide, malgré les interrogations - et peut-être aussi grâce à elle -, et s'intègre comme un tout, un marathon littéraire, une expérience. On en ressort presque essoufflé, déconcerté certainement, assez admiratif aussi de l'étendue de l'exigence littéraire de l'auteur.
Il est donc assez impossible de cerner Au commencement du septième jour et de vous le vendre en quelques mots. Si l'on s'y prend point par point, on peut affirmer que c'est un sacré pavé, un texte très littéraire et recherché, un character study comme disent nos amis anglophones, une sacrée prise de tête un peu brumeuse de temps à autre, une véritable expérience, une histoire qui laisse un sentiment de malaise et de stupeur, mais aussi un certain émerveillement face à la grandiloquence de son style et la ferveur des émotions qu'elle décrit.
Il s'agit d'un roman dont je ne peux vous assurer qu'il vous plaira, mais dont je peux déjà être certaine qu'il vous fera de l'effet. A vous de voir si vous êtes prêt à retenir votre souffle pour ces six cent et quelques pages : très personnellement, je reste sur le gros regret de la partie III, et demeure convaincue que le roman aurait pu être encore meilleur s'il avait été un peu moins "conscient" de lui-même, de son style, de ses provocations, mais on ne peut nier que l'ensemble vaut le détour, et que ce récit saura quoi qu'il en soit créer le débat.
Il romanzo si apre con la vita di Thomas,un uomo che si occupa dei figli in maniera discontinua, una madre e moglie totalmente assente,se non nei fine settimana, una donna in carriera che il suo lavoro ha portato lontano dalla sua famiglia. Lontano da suo marito. Una sera, bimbi a letto e lui con un bicchiere di vino in mano e una cenetta romantica pronta sulla tavola riceve una telefonata dalla moglie, il quale lo avverte che è impossibilitata a raggiungerlo per il weekend a causa del lavoro. Da qui partono una serie di pensieri, sul perchè e sul per come, lei abbia avuto il coraggio di “abbandonarlo” in un giorno come quello del loro anniversario.
A soap-opera, complete with child-abuse, incest and murder. In keeping with its biblical title, "Au commencement" is a pretentious piece of work, lumbering forward in unwieldy paragraphs often several pages long. To get things going, Lang suggests that Camille's car accident may have been the result of foul play, or that she was on her way to meet a lover. These red herrings serve very little purpose. Lang is mostly concerned with putting across his simplistic message which can be summed up as follows: peasants= good, corporate guys= bad. The real hero of the book is Jean, simply because he keeps making cheese the old-fashioned way. His brother Thomas, on the other hand, has lost his way by entering the rat-race, and can only find redemption through the adoption of an African orphan. The only redeeming feature is that Lang has a knack for conjuring up landscapes, in particular the Pyrenees in Part 2 and the Cameroon bush in Part 3. It's depressing to think that this is considered one of the best French novels of the year…
Sentiments partagés. Je le trouve trop long et trop divagant: c'est bien de donner du contexte et d'envelopper l'histoire avec quelques coups de pinceau, des morceaux de choses pas directement liées à l'histoire. Lang part un peu dans toutes directions et, du coup, l'histoire perd une partie de son intérêt, de sa force. Je perçois quelques stéréotypes que je ne saurais pas trop bien définir, comme l'informatique au support de l'esclavagisme moderne et le personnage central qui ne s'aperçois pas de l'évident, que des systèmes de contrôle d'activité humaine en temps réel sont mauvais. Finalement, après m'être dit que l'auteur voulait dire une chose qu'on peut évacuer en 100 pages, mais en a rempli 535, je vois qu'il a essayé aussi d'y entasser d'autres réflexions, au résultat d'un livre certainement dispersé et qui m'a lâché à mi-chemin, bien que je l'aie fini, en sautant parfois des phrases, mais fini. Juste un commentaire, parce que c'est quelque chose qui m'a choqué: le troisième livre (l'ouvrage est divisé en trois livres) se passe au Cameroun. Lang semble bien documenté sur le pays, sauf qu'il laisse aller à un point sans le moindre remord que le Cameroun avait été une colonie que se partageaient la France et l'Allemagne! Pour rappel, le Kamerun était une colonie allemande récente, des temps où l'Allemagne a voulu avoir son empire et que, lors de la défaite de 1918, la Société des Nations a confié cette colonie en protectorat à la France, pour sa majeure partie, et au Royaume-Uni, pour des petites parties dans la zone occidentale, parties qui sont à présent en conflit armé avec le gouvernement central. De ce fait, le Cameroun est un pays à deux langues officielles, le français et l'anglais.
Il romanzo inizia con un tragico evento, la moglie del protagonista viene coinvolta in un incidente in auto, da questo evento, per il protagonista, inizia un vero e proprio calvario alla ricerca della verità. Questo bisogno di trovare la verità, però, non riguarderà solo l’incidente della moglie, ma l’intera sua esistenza, in particolare alcune rivelazioni sulla sua famiglia lo colpiranno particolarmente. Ho provato tante tante sensazioni diverse in queste pagine, l’inizio è stato un po’ destabilizzante, facevo fatica a mantenere l’attenzione, ma poi una volta presa confidenza la lettura è proseguita più spedita per tutta la prima parte (il libro si divide in tre grandi parti). All’inizio della seconda però ho ricominciato a sentirmi smarrita, l’argomento principale della prima parte viene accantonato quasi del tutto, senza un vero filologico e questa sensazione di “ma dove mi vuole portare??” me la sono trascinata fino alla fine del libro. La cosa più drammatica è che anche da finito continuo a chiedermelo! Qual è stato il senso di tutto? Ci sono tantissime argomenti che vengono trattati (e che non posso specificare per non spoilerarvi) e che sembrano molto importanti ai fini della narrazione, ma che poi vengono totalmente abbandonati lasciandoti lì a chiederti perché mai l’autore abbia voluto farti sapere quelle cose in maniera così specifica! Insomma, per riassumere in una parola la sensazione principale che ho provato durante la lettura è: frustrazione. Anche quelli che dovrebbero essere considerati colpi di scena sono in realtà prevedibilissimi, insomma.. una delusione su tutta la linea! Instagram: @solo_un_altra_pagina
Le début m'a déconcertée : énormément de descriptions (presque du Zola contemporain), un personnage principal qu'on a envie de secouer mais pour autant, je n’arrivais pas me détacher de ce livre et à le lâcher Notre personnage part sur les routes à 4h du matin suite au grave accident mystérieux de sa femme. Le coma s'en suit, les visites quotidiennes en Normandie, lui qui doit gérer sa tribu, sur Paris, son boulot d'informaticien ... LIVRE 1 LIVRE 2 : retour sur ses terres natales: les Pyrénées, du bonheur de descriptions, retour sur une enfance qu'il comprend par petis bouts LIVRE 3 : l'Afrique, le Cameroun, une ONG, sa sieur "Mère Térésa", Boko haram Un livre ambitieux, passionnant, questionnant
Non ho mai letto un libro così sconclusionato, con storie e particolari buttati a caso, che ti fanno pensare che chissà che sviluppi avrà la vicenda...zero. Tutto appeso. E la mancanza di punteggiatura non aiuta. Ciao, non mi mancherai
Même si le dernier quart est un peu long un mon goût et tranche trop avec ce qui précède. La première partie est très délicate. Cela est dû à l’écriture ciselée de Luc Lang.
Thomas et Camille Texier ont réussi leur vie. Tous deux sont cadres, proches de la quarantaine et vivent près de Paris avec leur deux enfants Elsa et Anton. Seul petit bémol, Camille doit s’absenter fréquemment car le siège de son entreprise, Delta Energy, est en Normandie. Mais Thomas et les enfants ont appris à faire avec. Jusqu’à ce soir où le téléphone sonne pour informer Thomas que son épouse a été victime d’un grave accident et qu’elle a sombré dans un coma de stade 3 : «L hématome temporal était considérable, il nous fallait de toute urgence réduire la pression crânienne avant d’engager d’’autres interventions.»
Commence alors un pénible voyage d’un hôpital à l’autre en passant par la gendarmerie, le lieu de l’accident – une route de la campagne normande ¬– la ferme voisine et le casse auto où ce qui reste du véhicule a été déposé. Car Thomas veut essayer de comprendre ce que son épouse faisait en pleine nuit sur une route sans réel danger, pourquoi «L’auto a chaviré dans le fossé, des haies ont été arrachées sur 20 m et quand elle est remontée de l‘autre côté du talus, au lieu de s’immobiliser là, avec l’élan inouï, dame, elle a fini en tonneaux, plusieurs, 50m plus loin sur la chaussée, une trajectoire impossible, impossible…» Les données techniques, le téléphone portable et l’ordinateur portable qu’il va décrypter ne feront qu’augmenter le mystère. Sans compter cette «lampe Art déco signée, en pâte de verre violette et orangée, pas du tout le genre de la maison» qui était en paquet-cadeau qu’elle transportait à l’arrière de sa voiture. Les messages plus que cordiaux échangés avec un collègue, Hubert Demestre, font naître de nouveaux soupçons, d’autant que le médecin lui annonce que Camille était enceinte de huit semaines. Des chocs multiples que Thomas doit gérer en essayant de préserver ses enfants, la famille et son travail. Pendant ce temps, le coma est en voie de résorption. Peut-être que Camille pourra expliquer son attitude? Un espoir qui sera vite deçu. Si la malade se réveille, elle reste totalement absente et finit par sombrer. Une vie résumée à une pierre tombale : Camille Granier, épouse Texier, 1976-2012. Ce «llivre un» s’achève dans la noirceur la plus totale : «La vie est une prison, on est enfermés dans le malheur.» Le «livre deux» est celui de la remise en question et du rapprochement avec ceux qui restent. Thomas part avec ses enfants rejoindre son frère Jean qui élève des chèvres dans les Hautes-Pyrénées. L’occasion, en cheminant sur les entiers du GR 10, de retrouver ses racines, mais aussi de dévoiler quelques secrets de famille. Au bord du lac d’Anie, il va notamment se retrouver confronté à une autre mort : celle de son père, victime d’une chute mortelle. Les non-dits, qui ont provoqué l’éclatement de la famille, poussent à agir, à chercher à renouer avec sa sœur qui a choisi de tout quitter pour fonder un dispensaire en Afrique. Autre décor, autre quête. Nous voici au Cameroun où il n’est pas aisé de faire des kilomètres, surtout pour rejoindre un endroit peu sûr ou Boka Haram commet régulièrement des exactions. Thomas va du reste vite faire l’expérience des coutumes locales, de la corruption et de la gestion du temps. Il est arrêté, soupçonné d’être un agent étranger infiltré par le Tchad ou le Nigeria, puis relâché au bout de quatre jours, délesté de quelques billets. Il va finir par retrouver sa sœur. À nouveau, quelques vérités enfouies vont ressurgir… J’aime beaucoup la formule d’Éric Libiot qui dans L’Express explique le travail de Luc Lang en expliquant qu’«il cuisine de la théorie dans un grand chaudron romanesque» et que les «500 pages passent comme une respiration. Un rythme de sprinteur pour un roman de coureur de fond.» J’ajouterai que ce roman, dans sa quête individuelle, touche à l’universel. Fruit de plusieurs années de travail, cette œuvre est tout simplement ce que j’ai lu de plus beau cette année. Il mériterait amplement les lauriers d’un prix littéraire. http://urlz.fr/42VX
Luc Lang nous entraine sur les pas de Thomas, jeune père de famille qui apprend en pleine nuit que sa femme a été victime d’une grave accident de voiture. Plongée dans le coma, Camille lutte pour sortir de son sommeil. Le mystère s’épaissie autour des circonstances étrange de son accident. Thomas mène l’enquête jusqu’à l’épuisement. Puis, comme dans la « vraie » vie, sa vie justement reprend le dessus. Impossible de perdre pied quand on se retrouve seul avec deux jeunes enfants. Thomas peut compter sur sa belle-mère et sur son frère ainé, Jean, berger dans les Pyrénées. Les circonstances vont même conduire Thomas à renouer avec sa sœur, Pauline, exilée au Cameroun depuis de nombreuses années et dont il n’a aucune nouvelle.
La force du roman de Luc Lang réside dans son personnage principal. Le lecteur apprend petit à petit à connaître ce personnage ordinaire qui, face aux traumatismes de la vie, va révéler des qualités extraordinaires. Les personnages secondaires sont tout aussi attachants et émaillent le livre de scènes très émouvantes. Enfin, les trois temps du récit permettent au lecteur de découvrir Paris et la Normandie, les Pyrénées puis le Cameroun. Luc Lang décrit ces lieux à travers les yeux de Thomas et invite le lecteur à ce grand voyage intérieur.
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Camille savait que son frère avait été abusé sexuellement par son père, et l’avait poussé dans la montagne causant sa mort, après s’être rendu compte qu’il allait aussi s’en prendre à sa sœur puis à son petit frère... son frère meurt par accident, il part rejoindre sa sœur qui va tout lui expliquer et lui confier l’enfant africain que son frère allait adopter
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