Dans son roman «Marie Calumet», Rodolphe Girard brosse un portrait des moeurs d'un village québécois et de ses habitants. Léger mais empreint d'une certaine ironie, notamment à l'égard du clergé, le récit choque grandement l'évêque de Montréal, Mgr Paul Bruchési, qui condamne l'ouvrage dès sa publication.
Le roman raconte l'histoire d'une femme dans la quarantaine qui s'installe dans le village de Saint-Illdefonse [sic]. Engagée au presbytère du curé Flavel, elle ne tarde pas à se tailler une place dans le paysage, bouleversant la vie du presbytère et de la paroisse. Les autorités cléricales de l'époque reprochent à l'auteur de profaner l'activité sacerdotale en décrivant le quotidien d'un presbytère de manière triviale et blasphématoire, ceci en partie en raison d'un passage où l'héroïne du roman aura montré malencontreusement ses fesses à l'ensemble de la communauté. La critique, quant à elle, souligne le caractère grotesque de l'oeuvre, son ridicule et son écart par rapport au roman du terroir. On reproche à Girard de déformer les moeurs campagnardes et d'atteindre à la pudeur par quelques furtives allusions à la sexualité.
Première fois que je lisais un roman québécois de terroir. Je m'attendais à quelque chose d'ennuyeux, mais ça été tout le contraire. Le ton léger et les scènes comiques m'ont fait rire et me rappelaient vaguement l'esprit de Candide de Voltaire. Ce qui est intéressant de cette édition est quelle contextualise le texte original par rapport à la censure qu'il a reçu à sa publication. Vivement la version non censurée!
La version non-censurée est disponible (1904). Léger et amusant, j'ai passé un agréable moment à lire les anecdotes de cette engagée du curé. Vocabulaire savoureux !
Triste qu'on republie la version censurée de 1946 plutôt que l'originale, de 1904. Un roman excessivement anticlérical et scatologique pour l'époque. C'est rafraîchissant de constater qu'un jeune auteur québécois avait une plume aussi belle que dérangeante à cette époque. À des années-lumière des romans du terroir des années 1930.
la sainte pisse du curé ct drôooooole;; Terroir ou pas, on s'amuse bien avec ce livre
kay so jai aimé plus que je m'y attendais (surtout parce que hashtag humour et le format nouvelle) MAis des fois yavais des mots que je comprenais pas (skill issue je dois lire plus de québécois) Je peux entrevoir le satire anticlérical but also pas tant que ça? idk le curé a l'air chill et ça me donne envie d'avoir ma commu chrétienne qui se serre les coudes
ct un peu miso mais bon chut
des fois l'humour ct hit or miss (gnr les porcelets... entk jsp si ct supposé être drôle ToT) en tout cas l'ironie était bien placée. la dernière scène ct trop OPÉRA avec le malicieux harlequin. il ne manquait que la musique
marie c trop une icon aussi j'adore les gens qui me donnent la motivation de ranger ma chambre, rip marie u would have loved to SPARK JOY with...SHIIII elles sont HOMONYMES??
Object culturel intéressant qui au final a su me faire rire à plusieurs reprises (parce que j’ai l’humour un peu immature, j’en concède). De tous les romans québécois de ce siècle que j’ai du lire, c’est très certainement mon préféré. Le reversement du roman de terroir est formellement intéressant et les personnages sont drôlement attachants.
Je peux pas dire que j'ai détesté (Restons chez nous et Jean Rivard, le défricheur, oui, j'ai VRAIMENT détesté), mais j'ai lu assurément des livres meilleurs pour un cours de français. Je crois que je ne saisis pas la notion d'ironie ou qu'importe comment la prof a décrit ce roman parce que j'ai ri une seule fois et c'est quand Narcisse se reçoit la pisse du Monseigneur sur la tête, faque tsé, c'en en dit long sur mon amusement. Cependant, c'était ok, j'ai pas compté les pages comme pleins d'autres livres. Et puis, c'était littéralement une parodie du terroir tant aimé de nos ancêtres~ alors à quelque part, c'était drôle et original. Mais bon, je déteste être obligé de lire un lucre en un temps voulu, ça me réussit pas, surtout quand mon genre de prédilection est policier/horreur, alors bonjour l'ennui un peu.
Good job Marie pour t'être imposée comme ça dans ce temps-là. C'était tout pour moi. Un roman à lire pour mieux rire du Québec, mais pas révolutionnaire non plus (Maria Chapdelaine est mieux à mon humble avis) (évitez les deux romans que j'ai mentionnés plus haut, c'est ~ennuyant~).
Il s'agit là d'un élément important de la littérature québécoise, qui s'inscrit à contre-courant du mouvement littéraire des romans du terroir, comme Maria Chapdelaine.
À lire, pour sa culture générale, mais aussi pour comprendre ce qui pouvait choquer les mœurs de l'Église catholique, en 1904, au point que l'auteur en perde son emploi de journaliste ! On appréciera aussi les dialogues, qui tentent de représenter l'oralité de l'époque et la manière dont on dépeint de le clergé, un intouchable à ce moment.
Alors là, je ne m'attendais pas à ça! Je m'attendais à une histoire lourde et "scolaire" malgré sa réputation de livre CENSURÉ alors que j'ai eu droit à un récit léger, provocateur, irrévérencieux, drôle et (ostensiblement) anticléricale! J'aurais voulu que la version censurée soit celle de ce livre, mais j'ai dû me contenter de livre les passages (et le chapitre entier) original dans un dossier de fin de livre. Dommage, parce que tout le passage final et scatologique était HILARANT!
Un roman important dans l'histoire du Québec, mais pas assez connu à mon goût.
Okay tell me why am I cracking up at a book made in the god knows what century. This has no reason to be this funny.
The banter between the two curés was the best and for some odd reason it was so sexual 😭😭No wonder it was banned by the Catholic Church in the olden days.
Plot Summary: The story follows a small town in Quebec where the unmarried woman, Marie starts working as the domestic servant of a priest. Throughout the novel the conservative culture of French-Canadian society is criticized
Malgré le fait que ce soit une lecture obligatoires dans le cadre de mon cours de littérature, je n’ai pas détesté cette lecture. Le triangle amoureux est probablement la seule chose qui a su garder mon intérêt, mais ce fut suffisant. Je voulu savoir comment tout cela finirait, mais je ne crois pas que je l’aurais lu de mon plein gré.
J’ai l’honneur d’ajouter ce livre dans une collection de lectures toute spéciale : Marie Calumet rejoint The Unhoneymooners et Tout est ori. En effet, pourquoi pas écrire une scène de dysenterie collective?