Ce recueil compte seize nouvelles au total, dont onze inédites, plus une introduction des 42 et deux postfaces – l'une de Peter Watts, l'autre de Jonathan Crowe.
Il comprend 12 des 13 nouvelles de Beyond the Rift ainsi que la postface de Watts, et y rajoute 4 textes plus récents.
Sommaire : • Les Choses • Le Malak • Ambassadeur • Nimbus • Le Second Avènement de Jasmine Fitzgerald • L’Île • Éclat • Géantes • Un mot pour les païens • Chair faite parole • Les Yeux de Dieu • Hillcrest contre Velikovski • Éphémère (avec Derryl MURPHY) • Le Colonel • Une niche • Maison • En route vers la dystopie avec l’optimiste en colère, par Peter WATTS • Dieu et les machines : les nouvelles de Peter Watts, par Jonathan CROWE • Bibliographie, par Alain SPRAUEL
Peter Watts est-il le Nietzsche de la science-fiction ? L'auteur qui nous force à regarder en face la réalité de la nature humaine : un automate biologique doué de conscience mais dénué de libre arbitre ?
C'est bien ce qu'il me semble à la lecture de ces quelques nouvelles, toujours très intéressantes, mais pas franchement optimistes. Comme toujours avec Watts, la prose est dense et de nombreux passages requièrent plusieurs lectures. Chaque nouvelle mérite d'être suivie d'une période de réflexion. Bref, pas vraiment un livre pour la plage, mais on s'y attendait.
De toutes ces nouvelles, ma préférée est la première. Parce que The Thing, de Carpenter, est l'un de mes films préférés. Watts relate les événements du point de vue de la Chose, et c'est passionnant (et plutôt drôle par moment). En plus, on y gagne des explications sur certains points obscurs du film. Le titre de cette nouvelle ? « Les Choses » bien entendu !
Voici le premier recueil de nouvelles en langue française de l'auteur canadien Peter Watts. Celui-ci compte 16 textes, tous inédits donc, plus une postface de l'auteur (la même que pour l'ouvrage en langue anglaise).
Je pourrais adresser les mêmes reproches à ces nouvelles qu'aux deux romans de l'auteur que j'ai déjà lu (Vision aveugle et Echopraxie pour les nommer) : certains textes sont assez ardus à appréhender. Et, comme c'est parfois le cas dans un recueil de nouvelles, c'est de qualité inégale. Certains textes m'ont franchement emballé, le premier notamment.
On retrouve dans plusieurs de ces textes des thématiques qui semblent tenir à cœur à Peter Watts : les méandres du cerveau humain et notamment ses limites, le libre-arbitre (et plus précisément son inexistence) et le rapport à l'autre, "l'étranger" humain ou non. Comme toujours avec Watts, je sors de la lecture de ses textes avec une double certitude : - Peter Watts ne prend pas ses lecteurs pour des imbéciles. - il surestime mes capacités intellectuelles.
Trois des textes s'inscrivent dans le background de ses deux séries de romans, l'un dans la série Vision aveugle et les deux autres dans Rifters.
L'ensemble se conclue sur la très belle postface susmentionnée qui démontre s'il le fallait encore l'humour de Peter Watts et son optimisme colérique (pour reprendre sa propre définition), qui semblerait bien être de l'humanisme au fond.
Ce recueil de nouvelles de Peter Watts, c'est une expérience. Les histoires sont variées, bien écrites le plus souvent, et bien traduites (chapeau, vu le niveau et les scénarios tarabiscotés). Et oui on ne comprend pas immédiatement tout, c'est le jeu.
Mais il touche à tout avec brio: il maîtrise aussi bien les fonds marins glauques (Une Niche), les vaisseaux spatiaux ultra-intelligents (Ambassadeur), que les Inquisiteurs fous de Dieu (Les Yeux de Dieu).
Marrant, à aucun moment, je ne me suis dit: il raconte n'importe quoi, ça n'a ni queue ni tête, etc. Qu'il parle de nuages intelligents dans un monde dévasté (Nimbus), d'un procès entre des bigots et un quelqu'un qui démonte les mythes (Hillcrest contre Velikovski), ça sonne juste, pire, ça semble pas si loin de nous.
Un excellent livre, une très belle édition chez le Bélial avec une magnifique couverture, ce qui ne gâche rien, et deux bonnes postfaces, dont une de l'auteur lui-même, qui a l'air d'être un sacré personnage. A lire.
Certaines nouvelles sont très bien (les Choses, le Malak, l’Ambassadeur, Une Niche), mais j’ai du faire une pause … de plus d’un an… avant de finir ce recueil (et encore, j’en ai esquivé certaines mal jugées) J’ai eu un peu de mal par ex avec l’univers de l’Europhoria 😣.
L’écriture de P Watts est particulière, et nécessite régulièrement relecture des premiers paragraphes pour se mettre dans le bain. Il n’insulte pas le lecteur en lui mâchant tout effectivement… mais le corollaire c’est une certaine difficulté à rentrer dans les histoires, à s’assurer de bien comprendre… et pour certaines, le risque de ne pas avoir tout compris.
Je continuerai néanmoins avec Starfish (dont j’ai bien aime la nouvelle Une Niche dont est tiré le roman) et Vision Aveugle, considéré comme son Chef d’Oeuvre… mais j’avoue y aller un peu avec anxiété, la peur d’être déçu / de ne pas tout comprendre
Merveilleux et plus accessible que ses romans. L'Autre y est toujours surprenant (on passe de nuages protoconscients à des esprits ruches) et inquiétant sur ce qu'Il révèle de nous.