Rencontrer une fille tatouée au Japon, sauver la vie d’un homme sur un paquebot en mer du Nord, nager avec les dauphins aux Bahamas, faire l’amour à Moscou, travailler à Dubaï, chasser les lions en Tanzanie, s’offrir une escapade amoureuse à Rome, croiser des pirates dans le Golfe d’Aden, tenter sa chance au casino en Slovénie, se perdre dans la jungle de Thaïlande, faire du stop jusqu’en Floride. Le seul lien entre les personnages est l’événement vers lequel tous les regards convergent en mars 2011 : le tsunami au Japon, feuilleton médiatique donnant à tous le sentiment et l’illusion de partager le même monde. Mais si tout se fond dans la vitesse de cette globalisation où nous sommes enchaînés les uns aux autres, si chacun peut partir très loin, il reste d’abord rivé à lui-même et à ses propres histoires, dans l’anonymat.
« Laurent Mauvignier ne se contente pas de raconter ce qui se passe le jour de Fukushima, il remonte dans le temps, rien ne le presse, il s'installe dans l'histoire, fournit mille détails, confronte les points de vue, décrit les lieux et les personnages, embarque le lecteur dans un roman qui s'arrêtera 15 ou 30 pages plus loin pour se glisser subtilement dans un autre, situé à 10 000 kilomètres de là. » (Bernard Pivot, Le Journal du dimanche)
« Son roman dit la folle contradiction de la globalisation, cette circulation éclair des informations et des hommes dans un univers qui multiplie les solitudes. Il pointe le paradoxe de l'accessibilité qui éloigne, de la communication qui isole, du fourmillement qui finit par faire embouteillage. Et surtout, il montre combien chacun a perdu son centre de gravité, dans un monde où l'on bouge sans cesse, où les voyages font de chaque lieu un chez-soi possible. Le véritable exploit est d'avoir fait un livre aussi solide sur le chancellement. Le secret de sa rotation altière et puissante ? Le point fixe de Laurent Mauvignier reste la littérature. Jamais fabriquée, à la fois instinctive et très maîtrisée, la langue est sa terre d'attache. Et sa nécessité d'écrire, tellement palpable, tellement absolue, fait de chacun de ses romans un kit de survie infaillible. » (Marine Landrot, Télérama)
Laurent Mauvignier was born in Tours (France) in 1967. He graduated from the Beaux-Art (plastic arts) in 1991.
He has published several novels with the Editions de Minuit and his books have been translated in several countries, among them In the Crowd by Faber and Faber (2008). His novels try to map out reality while confronting what cannot be voiced and the limits of what can be said.
His words attempt to articulate absence and sorrow, love and lack; their endeavour is to hold back what sifts through the fingers and through the years.