J'ai adoré la fin mais les plus beaux passages je les ai trouvé dans la première partie même si la deuxième se lit plus vite. Quelle claque!
Dès le début de ma lecture, j'ai été plus curieuse de la narratrice en tant que personnage que de Jenny.
Ne pas savoir son prénom dans les premières pages étaient une frustration.
Et donc avant la fin de la première partie, j'en parlais autour de moi, de ces deux portraits, celui évident, explosif, intempestif de Jenny et celui a contrario, en filigrane et par petites touches de Anne-Marie.
Et j'avais vraiment peur de ne pas voir ce portrait éclore. Ouf ^^.
Anne-Marie m'a passionnée d'emblée, elle a fait écho en moi dès le début, par son effacement, son don d'elle totale à autrui (parent,Jenny,mari, enfants) mais au dépend d'une once d'amour-propre, au prix d'une forme d'aveuglement permanent, qui commence à s'éroder à son retour des îles.
Et c'est son amour et sa fascination pour Jenny qui vont lui permettre de sortir de ce carcan, de ce schéma de la femme conventionnelle et d'un point de vue extérieur insipide, pour éclore dans la deuxième partie.
J'ai cette lecture que Jenny avait ce regard sur Anne-Marie. Que Jenny savait le potentiel libérateur de Anne-Marie. Si Jenny ne sait pas aimer, Anne-Marie le sait trop et cette dualité des deux personnages m'a juste ravie!