First published in 1845, Joseph Sheridan Le Fanu's The Cock and Anchor is one of the most interesting historical novels written in Ireland in the nineteenth century. It is many a record of the mores and manners of early eighteenth-century Ireland, a story of love struggling against the prejudices of class and religion, a penetrating moral study of crime and punishment, an engaging thriller. But first of all it is a full-bodied, energetic, lively picture of Dublin - its palaces and its inns, its streets, its people, its way of life. Written in the early years of Le Fanu's career as a novelist, it provides an exciting introduction to the work of one the most intriguing novelists of Victorian Ireland. The Editor has provided notes, notes on the text and appendices which give the major and minor textual variants of the tale, and nearly thirty pages of contemporary reviews published in Ireland, England and Scotland.
Joseph Thomas Sheridan Le Fanu was an Irish writer of Gothic tales and mystery novels. He was the leading ghost-story writer of the nineteenth century and was central to the development of the genre in the Victorian era. M.R. James described Le Fanu as "absolutely in the first rank as a writer of ghost stories". Three of his best-known works are Uncle Silas, Carmilla and The House by the Churchyard.
J’ai découvert Le Fanu avec un des tous premiers romans, réussi, sur le thème du vampire, Carmilla. Les Mystères de Morley Court n’est pas un roman fantastique. Il met en scène un couple d’amoureux contrarié, Mary Ashwoode et Edmond O’Connor et suit leurs aventures respectives alors qu’ils sont séparés après de très courtes retrouvailles, après le retour au pays d’Edmond. Ceux qui apprécient les romans gothiques ne seront pas dépaysés. Bien que victorien, ce roman se passe en Irlande au XVIIIe siècle et possède certaines caractéristiques du genre. Une jeune femme soumise à des aléas malheureux (ici, un mariage forcé), une atmosphère particulière et de l’aventure.
Le récit est vif et enjoué, ce qui donne beaucoup de légèreté à un récit qui pourrait sinon être très sombre. On y trouve souvent des traits ironiques voire un certain détachement de la part de l’auteur. Cela donne des passages amusants. Sans être époustouflante (c’est un peu la loi du genre de savoir comment ça se termine à l’avance), l’intrigue ménage des effets de surprise et se suit avec intérêt. La plus belle réussite, pour moi, ce sont indéniablement les personnages secondaires, hauts en couleurs, tels le valet un peu ridicule Larry Toole, l’ignoble père de Mary, Richard Ashwoode, prêt à la spolier pour conserver son rang, son frère, Henry, égocentrique et manipulateur et l’effroyable Blarden, brute épaisse sans états d’âmes, un avocat véreux et un prêtre assez spécial… C’est donc au final une lecture très agréable qui m’a donné envie de poursuivre ma découverte de cet Le Fanu.
A very lively melodrama of eighteenth-century Dublin, told with wit and verve. Although almost entirely devoid of the uncanny, there are a few eerily effective moments and an impressively spectral climax; in any event the book is such a rousing thriller that the reader is propelled along by sheer suspense.
Voilà un bon roman, de facture ancienne certes mais qui ne manque pas de qualité. Deux jeunes gens amoureux se retrouvent mais ne peuvent s'aimer car le père de la jeune fille manipule cette dernière, et son frère tente de l'échanger contre sa dette de jeu. On se laisse prendre par l'histoire malgré quelques longueurs. Le scénario n'est pas nouveau mais fonctionne parfaitement. Le style est travaillé mais agréable, on se laisse porter par les descriptions et les dialogues. Les personnages sont évidement un peu caricaturaux mais ils nous font presque rire, ces gentils héros un peu naifs et ses méchants très méchants ! Et malgré cela, ça fonctionne à merveille. Mais peut-être faut-il connaître un peu le cadre historique afin de mieux apprécier les piques que glisse l'auteur au travers de ces lignes.