Un après-midi d’été, l’écrivain croise sur la rue Saint-Denis un jeune homme, Mongo, qui vient de débarquer à Montréal. Il lui rappelle cet autre jeune homme arrivé dans la même ville en 1976. Le même désarroi et la même détermination. Mongo demande : comment faire pour s’insérer dans cette nouvelle société ? Ils entrent dans un café et la conversation débute comme dans un roman de Diderot. C’est ce ton léger et grave que le lecteur reconnaît dès le début d’un livre de Laferriè« Tout nouveau-né est un immigré qui doit apprendre pour survivre les codes sociaux. Une société ne livre ses mystères qu’à ceux qui cherchent à la comprendre, et personne n’échappe à cette règle implacable, qu’on soit du pays ou non.» Laferrière raconte ici quarante années de vie au Québec. Une longue lettre d'amour au Québec.
Né à Port-au-Prince en avril 1953, Dany Laferrière a grandi à Petit-Goâve. Il écrit pour le journal Le Petit Samedi soir et fait partie de l’équipe de Radio Haïti. Il quitte son pays natal à la suite de l’assassinat de son collègue et ami, le journaliste Gasner Raymond. Il s’installe au Québec où il occupe plusieurs emplois avant de commencer à écrire.
Son premier roman, Comment faire l’amour avec un nègre sans se fatiguer, paraît en 1985 (VLB). Le succès est immédiat et les réactions nombreuses. Laferrière devient alors l’un des principaux représentants d’une nouvelle génération d’écrivains dans le paysage littéraire québécois.
Dany Laferrière écrit ensuite Éroshima (1987), puis L’Odeur du café (VLB, 1991), qui est récompensé par le prix Carbet des Caraïbes. En 2000, près de vingt-cinq ans après son arrivée au Québec, il signe Le Cri des oiseaux fous (Lanctôt), roman dans lequel il témoigne des raisons qui l’ont poussé à quitter Haïti et qui remporte le prix Carbet des Lycéens. En 2006, le prix du Gouverneur général du Canada est décerné à son album jeunesse Je suis fou de Vava.
Habitant en alternance Montréal, New-York et Miami, l’auteur se considère avant tout comme un citoyen de l’Amérique. C’est dans cet esprit qu’il rédige ce qu’il appellera son Autobiographie américaine, un grand projet regroupant une dizaine de ses titres et qui dresse un portrait de l’Amérique, d’Haïti à Montréal, en passant par les États-Unis.
Dany Laferrière mène, parallèlement à ses activités littéraires, une carrière de journaliste et de chroniqueur, tout en faisant quelques apparitions à la télévision et au cinéma. Il a également scénarisé quelques longs-métrages, le plus souvent des adaptations cinématographiques de ses romans.
Édités en France chez Grasset, les livres de Dany Laferrière ont été traduits dans une douzaine de langues, dont le coréen et le polonais.
Laferrière a publié cinq romans aux Éditions du Boréal. Son plus récent livre, L'Énigme du retour, est en lice pour le prix France Télévision, le prix Wepler et le prix Décembre. En plus, il se trouve déjà en deuxième sélection pour le prix Médicis 2009 ainsi que pour le prix Fémina 2009.
Biographie tirée du site Internet des éditions Boréal.
Ce livre est très vite devenu l'un de mes livres préféres. J'ai adoré pas seulement la narrative mais aussi la façon dont Dany Laferrière se servait de la langue. J'ai aimé la façon dont il abordait des thèmes assezs serieux avec de l'humour. Son expérience et celle de Mongo m'a beaucoup touché, surtour parce que, en tant qu'immigré je me souvenais de ma propre expérience, et des situations ridicules qu'arrivent parfois quand on essaie de s'intégrer. Je le récommande fortement :)
Il faut dire le vrai: Mongo, l'immigré camerounais qui débarque à Montréal, ne fait que de fugaces apparitions dans ce livre bricolé par Dany Laferrière pour recycler un certain nombre de chroniques. Je ne lui en fais pas reproche, mais je me dois d'en avertir le lecteur. Le cœur du livre se trouve dans sa secondes partie, où le Québécois d'adoption de 40 ans décline en 81 leçons "Comment s'infiltrer dans une nouvelle culture". L'humour, le tutoiement, le consensus, l'importance du regard, des silences, autant de clés pour comprendre l'homo quebecensus. Les fonctionnaires québécois devraient en remettre une copie à tout candidat à l'immigration pour lecture pendant le vol qui le mène chez nous. C'est du Laferrière, alors c'est à la fois profond et léger, bien vu et vu de coin, sage et rebelle. En un mot: savoureux.
Quelque chose m'arrive chaque automne. Habituellement aux alentours de novembre, sinon juste avant. D'une façon ou d'une autre, Dany Laferrière ressurgit, et je passe novembre à le lire autant que je peux. Ce n'est jamais mon initiative, mais toujours quelque chose qui me force à plonger dans un de ses livres. Puis je n'ai pas le choix: je dois en lire au moins trois autres dans les prochains jours. Cette fois, c'est pour tester l'application OHdio que j'ai pigé le premier livre qu'on me proposait: Tout ce qu'on ne te dira pas, Mongo. Les segments «Carnet noir» y sont lus par l'écrivain, ce qui fait toute la différence; Laferrière est pour moi l'exemple par excellence qu'un livre doit être lu avec la voix de l'auteurice en tête. C'est la première fois que j'entendais véritablement Laferrière me lire son roman; particulièrement approprié puisque Tout ce qu'on ne te dira pas, Mongo se veut une lettre où le destinataire en cache un autre: derrière le jeune africain que Laferrière introduit au Québec, il y a le «natif québécois», à qui l'écrivain en pyjama fait aussi une lettre d'amour. Il faudrait le faire plus souvent; prendre un sujet familier, un pas de recul, et le présenter synthétisé à ses (différents) semblables comme à un nouveau-(re)né cherchant à comprendre son monde le plus efficacement possible. Tu m'as encore bien eu Dany. Maintenant, lesquels de tes livres vais-je mettre sur ma table de chevet cette fois-ci...
Mon premier livre de Laferrière (gracieuseté de l'application Ohdio de Radio-Canada)!
Note générale, j'ai apprécié mon expérience puisque le livre m'a permis de comprendre la réalité d'un immigré provenant du sud au Québec. La culture québécoise est bien plus difficile à décoder que je l'aurais pensé à travers les yeux d'un immigrant. Fidèle à sa réputation, Laferrière parvient à écrire dans ce roman plusieurs belles phrases et pensées réfléchies.
Toutefois, plusieurs aspects du roman m'ont déplut. Celui-ci contient trop d'histoires/anecdotes qui semblent avoir été ajoutées de manière désorganisé au squelette principal du roman, sans que leurs pertinences aient été questionnées. Sans oublier que la présence de la nouvelle copine de Mongo dans l'histoire est complètement inutile et superflue, voire dérangeante. J'aurais trouvé le tout plus pertinent si les intéractions avaient été exclusivement entre Laferrière et Mongo.
Je suis satisfaite d'avoir pris connaissance de ce roman, mais je doute le relire un jour. Et je ne le conseillerais pas à n'importe qui.
4 étoiles pour la première partie, personnelle, racontée comme une histoire et entrecoupée de réflexions qui font réfléchir ou simplement sourire. 2 étoiles à la deuxième partie… un «lexique» que j’ai personnellement trouvé ennuyeux, et répétitif de ce qui avait déjà été couvert dans la première partie de l’œuvre.
"Avant, je croyais que les choses, comme les êtres, ne se révélaient que dans leur profondeur. En fait, tout se passe à la surface.(…) C'est ainsi qu'on risque de devenir intolérant, quand on pense que notre comportement est juste et universel. Alors qu'il est le fruit d'une dure adaptation faite de compromis constants.”
3,75 ⭐️ J’ai beaucoup aimé ce livre où l’auteur raconte sa trajectoire migratoire et prodigue ses conseils à un personnage fictif. J’ai trouvé ce livre touchant mais un peu long par moment. La fin est splendide.
I learned many things in this book about Montreal and immigration experiences in Canada. However this type of writing is just not for me. I don't particularly enjoy disconnected anecdotes and stories.
Forfait. J'ai déclaré forfait avant la fin. C'est que ça ne m'arrive jamais. Appelez moi inculte ou incapable d'apprécier une écriture légère et profonde à la fois et étudiant les travers d'une société adoptive d'une façon perspicace et humoristique à la fois si vous voulez. Mais, je ne comprends pas ce que tous ont à encenser ce livre. Recyclage de matériel passé, j'ai trouvé le tout moralisateur, prétentieux et ronflant. Je préfère de loin l'écouter à la radio. Il me semblait avoir aussi aimé mieux ses livres plus près de ses débuts.
What a book! Anyone who has interest in Quebec and Canada in general might be able to learn a few things from this book. The author, originally from Haiti, wrote about advice that he would give to new immigrants coming to Canada, his experiences as an immigrant and how awkward things could get in Montreal...I now consider Dany as one of my favor author because of the way he see things, and his funny way of putting it all together.
Mon premier Laferrière, probablement pas le dernier. J'aime sa facon d'écrire, mais j'ai trouvé que c'était répétitif sur les trois parties. J'aurais mieux aimé qu'il inclue les concepts et ses idées dans une histoire. Quelques unes de ses opinions m'ont fait lever les poils sur les bras, comme le "bon goût". Qui peut définir le bon goût? Parce que ce n'est pas 4 étoiles, la poutine ce n'est pas bon? Désolée mais contrairement à ce qui est proposé, on aime VRAIMENT ca la poutine! L'humour qui selon lui a besoin d'être renouvellé, pourtant on a plusieurs humoristes qui s'exportent très bien ainsi que des séries et films. Oui l'humour est une question de culture et peut.être qu'en 40 ans on n'arrive toujours pas à le comprendre... et la langue... celui lui on n'y fait pas attention, on devrait mieux la parler... je m'excuse mais les Francais de France n'y arrivent plus aussi bien qu'on le pense, et ils utilisent plus de vocabulaire pour ne rien dire (à mon avis). Moi j'aime le direct sans fioritures... Par contre je suis assez d'accord avec le reste des idées, et comme il y a déjà 10 ans que j'habite en Suisse, il faut aussi que je décode la culture. Evidememnt ce n'est pas aussi contrasté entre le Québec et la Suisse que du Sud au Nord, mais il faut s'y faire! Je devrais peut-être aussi écrire sur le sujet ;-)
Écouté en livre audio sur l'application Ohdio de Radio-Canada. Production impeccable.
Je n'ai pas réussi à terminer le tout.
Au départ, j'étais enchanté de rencontrer la pensée un peu plus sociale et politique de Laferrière. Certains de ces points de vue m'ont fait réfléchir ou m'ont surpris. Par contre, à partir de la moitié du livre, la redondance s'est installée et j'ai même commencé à me lasser du style de l'auteur. J'ai vraiment la conviction qu'on a laissé carte blanche à M.Laferriere et qu'une certaine édition (notamment raccourcir certains passages et éviter les retours incessants sur les mêmes aphorismes) aurait bénéficié à ce titre.
3.5 ⭐️ un guide sur les normes informelles du Québec. J’ai bien apprécié la rencontre entre Mongo et Dany, où Dany conseille son nouvel ami sur les « do and don’t » du Québec. j’ai aussi particulièrement les réflexions du carnet noirs qui nous permettent de voir les réflexions de l’écrivain. J’ai parfois trouvé que certaines réflexions/recommandations n’étaient pas tout à fait justes où avaient mal vieillies et la liste étaient un peu longues et on perdait le sens quand elle n’était pas attachée à l’histoire de Mongo. J’ai somme toute apprécié le roman et le recommande.
Le livre aborde trop de thèmes de manière trop superficielle. On dirait que chaque thème n’est que frôlé du bout des doigts. J’aurais aussi aimé que le narrateur se mouille un peu plus en nous présentant ses idées.
Dany Laferrière, cet observateur passionné, comprend et exprime si bien les dessous de la société Québécoise. Dans ses descriptions il garde toujours ce regard pertinent tout en étant respectueux. Merci
Des constats lucides et justes, la réalité d'un immigré au Québec dépeinte par la belle plume de Laferrière, qui a toujours le bon ton, le bon mot pour nommer les choses telles qu'elles sont. J'ai bien aimé cette lecture.
Très déçue de la dernière partie qui n’était plus une histoire où il est en interaction avec Mongo mais plutôt qu’il donne ses 75 leçons interminables sur le Québec! Ouf! J’ai décroché et sauté de grandes parties …
Un roman rafraîchissant! Intéressant de voir la perspective de quelqu'un qui arrive dans un nouveau pays et qui doit s'adapter à un nouveau mode de vie. J'ai bien aimé le carnet noir. 💛 Quelques beaux clichés sur le Québec! 🫶
Quel beau roman. Comme un guide formidable pour bien immigrer et s'integrer. Unir les immigres du monde. On apprend sur le Quebec et le vecu de l'immigre.
C’était intéressant au début mais ça a fini beaucoup trop répétitif. La dernière partie n’était pas nécessaire, c’était juste un condensé des 200 pages précédentes en 100 pages.