Le couple formé de Henri, misanthrope, et Laura, comédienne à l’aube du succès, commence à se désintégrer lorsque cette dernière a l’opportunité d’aller tourner un film sur les caribous à Whitehorse avec le détestable réalisateur prodige Sylvain Pastrami… L’amour saura-t-il survivre au cruel milieu du cinéma québécois?
J'ai donné quatre étoiles à ce livre, mais mes sentiments sont mitigés. Je pense, essentiellement, que je me sens flouée par la description donnée en quatrième de couverture. "Le couple formé de Henri, misanthrope, et Laura, comédienne à l’aube du succès, commence à se désintégrer lorsque cette dernière a l’opportunité d’aller tourner un film sur les caribous à Whitehorse avec le détestable réalisateur prodige Sylvain Pastrami… L’amour saura-t-il survivre au cruel milieu du cinéma québécois?"
Henri misanthrope? Peut-être, mais il est essentiellement (et surtout) contrôlant, jaloux, égocentrique, violent, manipulateur.
"L'amour saura-t-il survivre au cruel milieu du cinéma québécois?" Pardon? Le cruel milieu du cinéma québécois? Cette relation était tordue bien avant cette opportunité du cinéma, et l'adjectif cruel, je ne l'aurais pas appliqué au milieu du cinéma mais bien à Henri.
Je me suis attachée à ces personnages, l'histoire est bonne, le talent de Samuel Cantin est manifeste mais j'aurais aimé savoir dans quoi je m'embarquais en ouvrant ce livre. C'est un livre qui m'a fâchée, bouleversée et indignée, et je pense qu'il a le potentiel de provoquer des réactions beaucoup plus fortes chez des personnes qui reconnaîtraient en Henri les traits d'un ancien partenaire (par exemple).
Utiliser le terme misanthrope comme "euphémisme" pour décrire un homme violent, abusif et manipulateur, je trouve ça très moyen. Et mon commentaire, vous le comprendrez, est également un euphémisme.
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Je ne pense pas que ce roman graphique peut laisser un.e lecteur.trice indifférent.e. On aime ou on déteste. J'ai aimé l'humour grinçant de Cantin, et ses personnages un peu tout croches.
Le protagoniste, Henri, est un personnage qui m'est profondément antipathique. Manipulateur, jaloux et dominateur, incapable de se responsabiliser et d'assumer sa rage, il tente par tous les moyens de ralentir la progression de ceux qui l'entourent, au lieu de se questionner sur le réalisme de ses propres ambitions. Henri veut écrire son livre sur Pépin le Bref, aller à Tout le monde en parle pour exprimer à quel point ceux que l'on pense les "vrais" artistes (i.e. ceux qui sont plus connus que lui) sont en fait des faux jetons et des imbéciles de première. Bref, "s'abaisser" à une émission populaire pour pouvoir démontrer sa pureté.
J'ai plutôt éprouvé une certaine joie à voir Henri se désorganiser quand sa copine devient la vedette du "faux faux documentaire" du non moins traumatisant Sylvain Pastrami, réalisateur inqualifiable toujours entouré de sa petite cour personnelle. Donc pourquoi 4 étoiles?
- Pour la fameuse soirée où Henri rencontre Sylvain - c'est méchant, c'est tordu, c'est cru, c'est hilarant, ça rassemble tous les préjugés que les gens peuvent avoir sur les artistes et les intellectuels et ça ramasse tout ça en une scène dont je vais me rappeler longtemps;
- Pour les monologues d'Henri, insensés, absurdes en leur intensité, pleins de métaphores et d'analogies qui trahissent l'insécurité maladive du personnage;
- Pour l'accent de vérité que l'on retrouve dans les émotions d'Henri;
- Cantin réussit vraiment bien à jouer avec les paradoxes dans son récit.
Enragé, violent, jaloux, Henri n'est pas un héros noble, c'est certain. Mais cette rage de voir les autres créer et réussir autour de lui exprime de façon tordue qu'il veut être un Vrai. Quitte à être le seul. Un personnage provocateur.
La grossièreté, la misogynie et l'"entitlement" puéril du protagoniste ne sont pas des problèmes du récit qui lui vaudraient une mauvaise note en temps normal. Au contraire, c'est un excellent portrait d'un espèce d'enfant-roi insécure et violent. Le problème avec ce livre c'est qu'il est clair qu'on est censés trouver Henri attendrissant ou à tout le moins drôle dans ses jérémiades interminables, qu'on est censés être de son côtés dans les soirées mondaines où évidemment il est le seul à voir clair dans le jeu des autres qui sont tous prétentieux, moutons, etc. C'est le récit d'une relation abusive (voir comment Henri traite sa blonde, l'empêche de parler à d'autres hommes, d'avoir une carrière, comment il la poursuit et l'harcèle quand elle essaie d'aller à une rencontre d'affaire, et surtout comment il réagit quand elle le quitte) cadrée et racontée comme le récit sarcastique mais touchant d'un pauvre garçon perdu que ses névroses empêchent d'être heureux (Laura dit à plusieurs reprises qu'il est "cute quand il est jaloux", elle s'excuse à répétition, pleure et fini par être séduite et coucher avec Henri lorsqu'il fait une crise d'hystérie, déchire ses rideaux, menace de tuer son chat et lui pince le sein au sang dans la dernière scène; on n'est clairement pas censé voir Henri comme un monstre). Il y a quelque chose de très sournois à raconter des horreurs comme des anecdotes quirky qui doivent susciter l'attendrissement ou l'amusement. Je met une deuxième étoile pour la compétence technique de l'auteur (qualité du dessin, de la narration) et pour quelques bonnes idées (le moment maybeline à la soirée du réalisateur, etc.)
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J'ai détesté ma lecture. Je crois que j'avais vraiment trop d'attentes. J'avais tellllement adoré Vil et misérable (du même auteur)! Le personnage principal m'a juste trop tombé sur les nerfs. J'avais envie de pitcher la BD à l'autre bout de la pièce (et venant de moi, pour une BD, c'est très rare!). Je me suis forcée à la finir. Je l'ai aussi trouvée vraiment trop verbeuse. Je sais que cette BD est adorée par beaucoup de gens, mais moi, ce n'est pas dans mes goûts! Je suis bien déçue... J'ai mis deux étoiles parce que j'ai ri à quelques reprises, que le dessin était bien et que le tout se passait dans un univers intéressant.
Comme d'autres l'ont relevé avant moi, de qualifier le personnage principal de misanthrope alors qu'il est surtout jaloux, violent, possessif, manipulateur et désagréable, c'est de la fausse représentation. Mon appréciation est directement liée à mon niveau de détestation du personnage principal qui m'a fait perdre de vue le reste, complètement... et j'assume. Il manque une petite touche de je-ne-sais-quoi qui pourrait rendre la lecture intéressante malgré la grossièreté du personnage. Je ne lirai pas la deuxième partie... même si on me promettait une rencontre brutale entre le personnage principal et le devant d'une locomotive. :-P
Autant j'ai adoré "Vil et misérable", autant je n'ai pas aimé "Whitehorse". J'ai trouvé ça interminable et très répétitif. L'histoire m'a ennuyé et le personnage principal est vraiment irritant. À mes yeux, c'est l'oeuvre la moins aboutie et la moins drôle de Samuel Cantin. Bref, j'ai été très déçue de cette lecture qui ne m'a aucunement diverti.
Il va vraiment falloir que je lise la deuxième partie avant de décider si j’ai aimé cette lecture… parce que là, j’suis ambivalent entre - avoir détesté la représentation de cette relation - apprécier le tout comme une belle oeuvre d’art qui me fait vivre de la frustration envers le protagoniste.
À voir…
(J’ai beaucoup aimé l’effet des longues tirades de Henri, le ration lecture/case est assez grand pour cette BD, on sent que ce personnage est un anxieux.)
Le personnage principal est terriblement envahissant, dépendant affectif avec tous ses proches et plutôt violent quand les choses ne vont pas comme il souhaite.
Moins bon que Vil et Misérable, ce roman graphique est tout de même bien divertissant. On y retrouve l'humour sombre de l'auteur, son petit côté critique sociale également et encore une fois, un personnage principale névrosé et drôlement perturbé. J'ai bien aimé!
Je n'avais aucune idée à quoi m'attendre. J'ai vu ce livre à la bibliothèque pendant que ca fermait et en désespoir je l'ai pris. Ca commence avec un ton assez surréaliste et un peu rigolo, presque comme une scène de film de David Lynch, mais ca se transforme en cauchemar assez vite.
Pour commencer, Henri est un homme horrible. Insécure et violent, sa relation avec sa blonde est une véritable bomb à retardement. Ses amitiés ne sont que des sorties pratiques pour Henri pour pouvoir se débarasser de ses insécurités ou pour chercher de la validation pour ses actions ridicules. C'est très difficile de lire ce livre en tenant compte de tout ca. Il est constamment "cringe" et à chaque fois qu'il résussi à sauver ses relations je me fâchais. Par contre, je me dis que ce livre sert comme guide pour hommes pour comment ne pas agir comme membre de la société.
J'ai eu beaucoup de difficulté avec le personnage principal. Celui-ci est vraiment désagréable, verbomoteur jaloux et égocentrique. J'avais simplement envie qu'il arrête un peu de parler... ce n'est jamais arrivé.
Très médiocre. Le dessin est correct, quelques blagues m'ont faite rire, à part ça, tout ce roman graphique est décevant. (Pis en tant que française, j'ai appris quelques mots de Québécois! Faque j'me sens moins cave!*)
Nous suivons donc Henri, écrivain à la ramasse, jaloux et manipulateur au possible. Il supporte si mal que sa blonde Laura ait décroché un rôle pour un film d'auteur qu'il lui fait sans cesse des crises hystériques (pas besoin d'avoir un utérus pour ça... oui j'aime bien retourner les arguments des misogynes contre eux). Il se met en tête qu'elle va le tromper avec le réalisateur ; pourtant, rien n'étaye cette hypothèse, à part l'imagination en surchauffe de Monsieur Égocentrique.
Je retiens deux scènes : -l'incipit, qui m'a beaucoup plu. Deux mois avant le cœur de l'histoire, Henri apprend par un médecin loufoque qu'il est atteint d'une étrange affliction qui le transformera bientôt en une sorte de monstre difforme. Quand il s'en effare, le médecin ne pense qu'à défendre le croquis de la maladie qu'il a réalisé vite fait pour son patient "Oh désolée MONSIEUR je n'ai pas fait mon doctorat en dessin! Je l'ai fait en... Je l'ai fait en maladie, moi!". En plus, le perroquet du toubib s'amuse à l'effrayer dès la salle d'attente en braillant "YOU'RE GONNA DIE HERE". Dommage que ce genre d'humour noir et absurde n'ait pas su continuer au long de la BD...
Je suis consciente que le tome 2 pourrait sauver l'ensemble, mais je ne le lirai pas. Je ne vais pas prendre le risque de m'infliger une autre histoire assommante de type qui fait la victime, alors que son comportement à la fin tourne à la violence conjugale envers Laura. Si la narration ne cautionne pas, je pense, les agissements du antihéros (l'auteur prend bien soin de nous le rendre ridicule du début à la fin), il n'empêche qu'une histoire a besoin d'avancer, au lieu de s'appesantir indéfiniment sur le même thème : la jalousie maladive.
*reproduction non contractuelle du parler québécois, corrigez-moi les Québécois-e si c'est n'importe quoi mon histoire ahah.
Moins ébranlant et exagéré que Vil et misérable, Whitehorse se propose d'explorer les déboires d'un couple tiraillé entre leur amour mutuel et les ambitions de l'un entre eux. En tant que lecteur, nous analysons les réactions malsaines d'Henri, un homme plutôt contrôlant, impulsif et dont les réflexions feraient peur n'importe quelle personne sensée. Contrairement à son prédécesseur, cet album emprunte au théâtre absurde à la sauce québécoise, comme si la fin était déjà écrite d'avance et que l'on a affaire à un personnage d'Eugène Ionesco. Malgré tout, l'absurdité et le drame de la situation y est bien représenté. Pour apprécier la bande dessinée, bref, il ne faut pas avoir peur du ridicule et de l'exubérance, car dans ce premier tome, il y en a!
Avant toute chose, je veux préciser que le personnage principal est jaloux, manipulateur, violant, contrôlant, sexiste, etc. Ce qui m'a terriblement frustré. Et la conjointe de Henry, le personnage principal, est pogner dans une relation malsaine et donc, si elle fait fait ce qui lui plait, Henry la maltraite.
Par contre, si ce n'aurait pas été des terribles defaut personnage principal, j'y aurais donné sûrement 4 ou 5 étoiles. Les dessins sont jolis, l'humour est bonne et bien placé, les personnage sont intéressant (mis à part, malheureusement, le personnage principal).
Pas facile de lire et de rester imperméable aux interactions toxiques constantes mais je dois souligner l'audace derrière le travail d'anti-héro du personnage principal. Je dois dire que j'adore les livres qui me sortent de ma zone de confort, et que j'avais certains attentes, mais ici ça n'a pas passé pour moi. J'ai aussi trouvé l'histoire et les dialogues redondants. Je me suis promis d'aller lire plus sur la démarche de l'auteur pour peut-être mieux comprendre ce qui se cache derrière cette œuvre.
Ayoye.. Le perso principal est insupportable, violent, toxique, dépendant affectif, égoïste, etc. Au début je trouvais la lecture plutôt divertissante, mais c'est vite viré vraiment lourd et too much. Le dessin est assez ordinaire en plus, sinon j'aurais peut-être donné 2 étoiles, ou pas. J'ai souri à une ou deux blagues, mais j'ai détesté tout le reste. Je ne crois pas lire la suite, si oui en diagonal, pour voir si le dude est toujours là et toujours aussi détestable et si ça explique pourquoi une pièce de théâtre est née de cette œuvre là.
C'est particulier comme lecture. J'ai trouvé ça drôle dans son genre, mais ce n'est clairement pas un humour qui rejoint tout le monde. C'est l'exemple même d'un couple malsain et de violence conjugale psychologique, donc par moment ça peut être difficile à lire. Le qualificatif misanthrope ne colle clairement pas à Henri. Clairement une lecture qui ne peut laisser indifférent et qui dérange, mais j'ai hâte de voir la suite.
Pour ma part, la lecture fut longue. Le personnage principal m'énervait: manipulateur, toxique, instable émotionnellement. Je n'ai pas pris plaisir à le suivre. Le Yukon a une grande place dans mon coeur, et je suis déçue que malgré le titre, donné en honneur de la capitale du territoire, on n'en apprend pas plus sur Whitehorse. Même que rien n'est mentionné sur la ville. Je ne crois pas lire le 2e tome, n'ayant pas été assez accrochée, charmée par le récit ainsi que les personnages.
Ouf! Je ne fais, sans aucun doute, pas partie du public cible de cette bd. J'ai détesté le personnage principal. Il est violent, imbu de lui-même et il me perdait dans les méandres de son raisonnement tordu. S'il s'agissait d'humour 2e degré, je suis clairement passé à côté. J'ai eu l'impression de perdre mon temps. Je n'ai pas non plus apprécié le coup de crayon de l'artiste et j'en suis bien triste.
J’ai rit fort à quelques reprises. J’ai aimé l’humour absurde, le médecin au début, l’exagération et les caricatures des personnages. Je n’ai pas aimé le style de dessin, les réflexions exaspérantes et répétitives du personnage principal, ni sa violence physique,psychologique et sexuelle, évidemment. Je l’ai trouvé lamentable et triste, bien que malheureusement trop réaliste. J’ai lu quelques dialogues répétitifs en diagonale. Je ne lirai pas la 2e partie.
Les cocasses aventures de Henri Castagnette, de Laura et de Sylvain Pastrami, portées par la plume humoristique de Samuel Cantin, tant pour les textes que pour les dessins, m’ont BEAUCOUP divertie. Les dessins en noir et blanc complètent le texte à merveille. Et vice versa. Ma lecture de «Whitehorse T.2» est assurément à venir.
Je vais dans le même sens que les critiques lues en disant que ce roman graphique est répétitif et traîne sur la longueur quoi que, personnellement, cela ne m’ait pas posé problème. J’ai bien aimé le sujet proposé dans ce roman graphiqhe.
Le personnage d’Henri est antipathique, un manipulateur et ne prends aucune responsabilité. Un personnage que j’ai aimé détester. La copine actrice est moins développée et on ne la suit pas lorsqu’elle n’est pas en présence d’Henri.
Je suis vraiment perplexe devant cette BD. Je vais lire le tome 2 pour en être certaine… Tout est dans le personnage principal, il est assez insupportable. Mais autrement, le contexte de l’histoire est intéressant tout de même.
C'est spécial, c'est absurde, c'est déjanté, mais j'aime ça! Ça donne le goût d'aller voir la pièce chez Duceppe à l'automne prochain! Peut-être pas à mettre dans la liste de mes pièces de théâtre en sec. 4
Zéro intérêt pour ce traité illustré de jalousie paranoïaque. Est-ce basé sur une vraie vie? Si oui, comment peut-il garder ses amis, ce gars. Et honnêtement, pas très friand non plus du vocabulaire franglaichon et de la fonte patte de mouche. Pas facile à lire et à comprendre.