Gaspard aime l'école, il aime lire, écrire, compter. Mais son père, lui, s'en fiche bien de l'école : quand à la ferme il y a du travail pour tous les bras, c'est tant pis pour la lecture et l'écriture. Et d'abord, est-ce qu'elle met du pain dans la huche, cette école ?
Extrait: L’école
GASPARD Mais avance donc ! Tu vas comme une tortue ; nous n’arriverons pas à temps. LUCAS Eh bien ! le grand mal ! C’est si ennuyeux, l’école ! GASPARD Comment le sais-tu ? Tu n’y as jamais été. LUCAS Ce n’est pas difficile à deviner. Rester trois heures enfermé dans une chambre, apprendre des choses qu’on ne sait pas, être grondé, recevoir des coups d’un maître ennuyé, tu trouves ça agréable ? GASPARD D’abord, la chambre est très grande... LUCAS Oui, mais étouffante. GASPARD Pas du tout... Ensuite, on n’apprend jamais que les choses qu’on ne sait pas ; et c’est très amusant d’apprendre. LUCAS Oui, quand c’est pour travailler au-dehors, mais pas pour se casser la tête à...
Sophie, Countess of Ségur (née Countess Софья Фёдоровна Ростопчина; Saint Petersburg, 1 August 1799 - Paris, 9 February 1874) was a French writer of Russian birth.
She is best known today for her novel Les Malheurs de Sophie ("Sophie's Misfortunes"). The action takes place in a castle in the French countryside during the Second French Empire, where Sophie lives with her parents Mr and Mrs de Réan. Curious and adventurous, she does one silly thing after another, with the critical help of her cousin Paul, who is good and tries to show her the right path. She has two friends, Camille and Madeleine de Fleurville, 'good little girls' whom she tries hard to imitate. But she will learn that life is not a bed of roses ... Therese Martin (1873-1897), known as St. Therese of Lisieux, was an avid reader as a child of the novels of the Countess of Segur.
The novels of the Countess of Ségur were published from 1857 to 1872 in the "Bibliothèque rose illustrée" by the publishing house Hachette. They were collected together in 1990 under the title Œuvres de la comtesse de Ségur in the collection "Bouquins" (publisher: Robert Laffont).
Un bon petit diable Les Malheurs de Sophie Diloy le chemineau Mémoires d'un âne Jean qui grogne et Jean qui rit Le Mauvais Génie François le bossu Les Caprices de Gizelle Pauvre Blaise La Fortune de Gaspard Quel amour d'enfant ! Les Petites Filles modèles La sœur de Gribouille Blondine Après la pluie, le beau temps
Ce livre est surtout une grosse publicité pour le catholicisme et il peut même être assez moralisateur. C'est tout de même plutôt rigolo et relaxant car très simple à lire.
Très bien! J'ai vraiment aimé le personage de Mina et la transformation qu'elle a exercée sur Gaspard et M. Féréor. Le livre est un peu lent au début, et je le trouvais assez triste puisque le père de Gaspard est vraiment severe et je n'aimais pas la façon dont il traitait ses enfants. SPOILER Et le fait que Gaspard ait adopté M.Féréor comme père...Cela montre qu'il n'aimait pas beaucoup son vrai père, et meme si je le comprend un peu pour ça, c'était tout de meme triste. Mais c'était un très bon livre quand meme.
Cette semaine, c’est retour en enfance, avec, entre autres, la relecture de certains Comtesse de Ségur. Ce mardi 6 avril, j’ai sélectionné La fortune de Gaspard, l’histoire de deux frères aux aspirations totalement opposées : si Lucas, au cœur bon et généreux, aime le travail à la ferme et ambitionne d’y rester auprès de ses parents, Gaspard est quant à lui décidé à faire fortune et à avoir des entreprises, à l’image de son modèle et futur mentor, dont il rejoint les équipes dès l’âge de 16 ans. Gaspard gravit un à un les échelons de la réussite et parvient à dépasser ses objectifs les plus fous. Mais il réalise peu à peu que tous ces succès ne le comblent pas totalement. C’est alors que la jeune Mina entre en scène, lui apprenant à poser un nouveau regard sur sa vie... Dans ce roman, la Comtesse met en garde, parfois un peu trop lourdement, contre les ambitions dévorantes et une richesse excessive qui peuvent faire perdre de vue l’essentiel. Gaspard, dont l’orgueil ne cesse d’être nourri par sa grande intelligence, ne rêve que de s’enrichir, craint la concurrence et devient froid et calculateur. Sa véritable fortune sera de rencontrer les personnes qui sauront toucher son cœur et l’ouvrir à d’autres valeurs. Si certains pans de l’histoire sont certes datés et feraient grincer quelques dents aujourd’hui, qu’un côté moralisateur entêtant martèle le point de vue de la Comtesse sur les thèmes qu’elle développe, et qu’une certaine naïveté des sentiments prête à sourire, il reste néanmoins de ces leçons qui demeurent pertinentes : Toute la richesse du monde ne comblera jamais le cœur de celui ou celle qui n’a personne avec qui la partager.