Un soir de juin, dans un parc de Hochelaga, un écrivain en panne d’inspiration fait la rencontre de Robert Lacerte, surnommé Baloney, vieux poète raté qui lui raconte son passé. À la poursuite de la poésie, et toujours à côté des temps forts de l’Histoire, Lacerte a sillonné des chemins qui l’ont mené de la forêt laurentienne à celles de l’Amérique du Sud, puis aux quartiers gris de l’est de Montréal, où il doit disparaître sans rien laisser derrière.
Chant vigoureux hanté par l’impuissance et la mémoire, Des lames de pierre charrie dans ses eaux torrentueuses des pans entiers de la vie des hommes, arrachés de force au vide qui nous appelle.
Définitivement un auteur qui n'est pas pour moi. Je n'arrive pas à apprécié le style ni ce qu'il raconte. Je comprend pourquoi certaines personnes peuvent aimer, car bien que cela soit terne, ce n,est pas complètement mauvais, mais personnellement je n'apprécie pas. Ceci sera ma dernière tentative avec cet auteur!
Quelle curiosité, la plume de Maxime Raymond Bock! Son choix méticuleux des mots, sa façon habile de les faire rebondir, la fraîcheur de son vocabulaire : il y a toujours de quoi être saisi. Cependant, je suis un peu agacée par le nombre d’anti-héros accablés et pathétiques qui se retrouvent dans la littérature québécoise. J’aurais envie de personnages moins encroûtés et plus fiers que Robert Lacerte. C'est comme si notre héritage catholique s'exprimait dans le besoin de chérir les petites vies de misère, d’honorer le banal. C’est lassant à la longue. Ça ne m’empêchera pas d’avoir hâte de relire cet auteur, par contre.
Que dire d'une vie ultimement médiocre et nourrie d'illusions? N'est-elle pas quand même digne de considération ? On plonge en plein coeur de l'ambivalence.
Quelques passages sont (volontairement) confus. D'autres sont (volontairement) révoltants. Trop court pour être vraiment accroché par ce récit, je retournerai sûrement à certains passages pour mieux les apprécier. Je relirai probablement cet auteur au regard sensible. Plume digne de mention.
Beau texte en hommage aux poètes inconnus, à ce Robert, qui dédient leur vie à la littérature sans pouvoir en faire partie, mais aussi à leur oeuvre cachée dans des cahiers griffonnés et envolés sur un boulevard gris. Ce livre parle des mots qu'on ne lira jamais et qui ont coûté l'existence tout entière de leurs auteurs.