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L'Humanité disparaîtra, bon débarras !

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J'ai cru en l'homme. Je n'y crois plus.

J'ai eu foi dans l'humanité : c'est fini.

J'ai pensé, dit et écrit que mon espèce avait un avenir. J'ai tenté de m'en persuader. Je suis maintenant sûr du contraire : l'humanité n'a nul destin. Ni lendemain qui chante, ni surlendemain qui fredonne. No future : elle est comme une droguée - avide et déjantée, esclave des biens matériels, en souffrance de consommation, asservie à ce qu'elle imagine être la «croissance» ou le «progrès», et qui sera sa perte. Si elle ne s'autodétruit pas dans une guerre atomique...

Une épave !

L'humanité est en train de couler. Elle a de l'eau par-dessus la ligne de flottaison. Elle est trop lourde, elle se démembre, sa quille éclate : «Ô que j'aille à la mer !», tel le «bateau ivre» d'Arthur Rimbaud. Elle ne veut rien voir ni rien savoir du désastre qui se prépare. L'équipage et les passagers ne se préoccupent que de charger encore l'embarcation, parce qu'ils imaginent que le bonheur est dans le «toujours plus».

J'ai milité pour la survie de ma lignée animale, mais le genre Homo refuse de regarder en face les calamités qu'il se prépare ou que, déjà, il s'inflige. Il ne supporte même pas qu'on les évoque. Je n'entends partout que ces mots : «Parlez-nous d'autre chose ! Soyez positif ! Divertissez-nous !»

Ô Pascal : le divertissement...

Je continue le combat pour la planète et pour l'homme sans la moindre perspective de succès. Par habitude. Par devoir. Mais sans autre espérance que d'en rire ou d'en pleurer - tel le musicien du Titanic en train de jouer Plus près de toi, mon Dieu, de l'eau jusqu'aux genoux.

198 pages, Paperback

First published March 14, 2006

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3 (4%)
Displaying 1 - 9 of 9 reviews
Profile Image for Easy_reader.
13 reviews
September 2, 2020

Dans un de ses livres, Gérald Bronner évoque Le livre d'Yves Paccalet et plus généralement ce courant de l'écologie radicale qu'il nomme anthropophobie. Cela m'a intrigué. Quelle est donc cette peur ou cette haine de l'Homme ? Et tout d'abord qui sommes-nous ?



Homo sapiens ?

Plus précisément quelle est la spécificité de l'être humain par rapport aux autres animaux ? L'auteur, "philosophe et écologiste engagé, mais aussi enragé", reconnaît à Sapiens son intelligence mais en fait son péché originel(1) en pensant qu'il la met exclusivement au service de ses pulsions : sexe, territoire et hiérarchie. Comme tous les animaux ! Mais il est vrai avec un succès qu'on ne peut que constater et que lui déplore. Quand on est un gauchiste on n'aime pas les puissants. L'humanité est puissante donc je la déteste et espère qu'elle disparaisse ! La logique est radicale mais se tient. A ceci près qu'il ne faut pas généraliser. Certains individus sont "méchant, menteur, voleur, égoïste, aigri, vindicatif et raciste" mais on ne peut pas dire de l'espèce qu'elle soit "envahissante, nuisible, mal embouchée et peu durable".
Le singe nu, le troisième chimpanzé… de nombreux intellectuels ont proposé leur définition de Sapiens. J'aime bien celle de Frans de Waal : le singe bipolaire. Nous sommes capable du meilleur comme du pire. Parler de "primate insignifiant" me paraît stupide. A moins qu'on s'arrête à un énergumène pris isolément. Et ce n'est peut-être pas si grave que ça car il est possible que les vices individuels fassent les vertus de l'espèce. Beaucoup de gens sont "bête et méchant" mais collectivement nous avons inventé la démocratie et aboli la peine de mort. Pas partout c'est vrai mais c'est ça le progrès : un travail de sisyphe mais un travail qui rend heureux et donne de l'espoir, à chaque petite avancée.

Les lendemains qui déchantent

Si Yves Paccalet est aussi dégouté c'est sans doute qu'il a pris goût à la nature (il a beaucoup baroudé). Étant aux premières loges pour constater sa destruction, malgré le lobbying des écologistes, il a finit par se décourager. Je peux comprendre. Quand on est un babyboomer, un idéaliste soixante-huitard, un esthète, un amoureux de la nature et de la vie, il y a de quoi tomber de haut devant tous les malheurs du monde. C'est vraiment le sentiment général qui émane de ce livre : celui d'une désillusion. Celle du voyageur qui part à la rencontre des peuples premiers et qui les voit devenus des ivrognes, vêtus de "shorts et baskets Adidas". Celle aussi d'un pacifiste qui voit la guerre partout. Celle encore d'un homme de sciences et de lettres qui constate l'abêtissement généralisé.
Le problème de la déception c'est quand on commence à chercher des coupables. Paccalet a trouvé : c'est l'Homme, ce "cancer de la Terre", ce "parasite de la planète". Et c'est là que les clichés pleuvent, que le ton devient profondément pessimiste et que l'humour noir dont il était question n'est en fait que noirceur. L'auteur se fait alors prophète de malheur et alors le pas éthique devient pathétique. L'humanité disparaîtra car "l’homme est le seul animal qui s’autodétruit" ? Je ne crois pas que l'Homme soit ce destructeur débile qui scie la branche sur laquelle il est assis. Nous ne détruisons pas nous transformons. Nous n'allons pas nous autodétruire nous allons nous transformer.

Finalement, la phrase la plus pertinente que j'ai trouvé dans ce court pamphlet, c'est la citation de Nietzsche :
"Partout où j’ai trouvé du vivant, j’ai trouvé de la volonté de puissance ; et même dans la volonté de celui qui obéit, j’ai trouvé la volonté d’être maître."
C'est un véritable retournement de situation que nous avons opéré : nous étions soumis à la nature, nous en sommes devenu maître et possesseur. Mais nous sommes encore au milieu du gué et c'est vrai qu'il y a des inconnues. Il faut prendre des précautions mais ne pas ériger cela en principe absolu. Sachons réenchanter le risque comme nous y invite Gérald Bronner. Toute aventure comporte des dangers, l'aventure humaine ne fait pas exception à la règle. Continuons à avancer et à progresser car nous n'avons pas le choix. Moi j'y crois. La pulsion de vie est plus forte que la logique mortifère de l'écologie radicale.



1 "L’homme est méchant parce que c’est un animal pensant."
49 reviews
August 16, 2022
Un livre vitriolé qui soulage presque de la fin de l'humanité.
La conclusion du livre permet toutefois d'ajouter de la légèreté et même du zen dans la prévision de la fin de l'humanité.
Paccalet relate, notamment à travers ses voyages et son humour corrosif, la mort lente de notre biodiversité, la fin de l’espèce humaine (Homo proliferens) qui approche mais encore pas celle notre humanité (3 stupéfiants nous font l'alimenter : le sexe, le territoire et la domination) qui se caractérise par sa bêtise, ayant "le discernement du concombre de mer", il est, après tout, la seule espèce à provoquer sa perte, en avoir conscience, mais continuer, mû par un besoin inassouvissable de croissance perpétuelle, du toujours plus alors que la sobriété heureuse est la clé. Il n'hésite pas non plus à s'autodétruire par la violence, il n'hésite pas à affirmer que le terroriste serait "le plus humain des hommes" en ce sens qu'il serait prêt à se donner la mort pour exercer son pouvoir sur ses congénères… l'humanité disparaitra certainement, bon débarras ?!
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Author 1 book8 followers
July 24, 2023
Je suis convaincu qu’Yves Paccalet a raison lorsqu’il exprime sa déception envers l’humanité au cours de son discours on ne peut plus déprimant. Je suis sûr que l’un de ses 13 ‘scenarios catastrophes’ aura lieu éventuellement, tout comme je suis d’accord que la solution à une grande partie de nos problèmes réside dans la décroissance (dont presque personne ne veut entendre parler). Cependant, l’auteur ne justifie pas sa façon de penser autrement que par ses contemplations imbibées d’amertume. Il remplace ce qui pourrait être des faits, des données ou alors des recherches ethnographiques par un maximum d’adjectifs, de métaphores, d’humour noir et surtout de répétitions qui décrivent la médiocrité de l’homme. Il ne suffit pas de dire que nous serons plus nombreux et donc condamnés à vivre l’enfer ! Ses théories ne restent donc que des théories. Selon moi, ce pamphlet ne sert surtout qu’à deux choses : affoler ceux qui sont dans son camp et frustrer ceux qui ne le sont pas. Je note juste que l’humour noir à l’anglaise a quand même rendu ce livre plus lisible et mérite donc 3 étoiles.
Profile Image for Florian.
124 reviews
June 17, 2022
Un livre plein d'enthousiasme :
"Tous les hommes naissent libres et égaux en droit, à l'exception de la majorité d'entre eux."
"L'Homo Sapiens obéit à trois pulsions principales : le sexe, le territoire et la hiérarchie. La reproduction, la possession et la domination."
"Si j'écris que cette catastrophe a de sérieuses probabilités de se produire au 21ème siècle, je suis proche de la science. Je deviens irrationnel, moral, humaniste ou religieux à partir du moment où j'ajoute : "j'espère que je me trompe.""
524 reviews4 followers
May 31, 2020
L’auteur nous peint avec beaucoup d’humour un tableau on ne peut plus pessimiste de l’avenir de l’humanité mais également de celui de notre chère planète Terre... Planète Terre que nous, Humains, malmenons sans cesse. Ce livre nous rappelle à quel point nous sommes petits, dans l’immensité de l’Univers, à travers le Temps... et comment, pourtant, on est la seule espèce qui s’autodétruit et détruit son habitat... Je conseille vivement !
6 reviews
April 1, 2024
Je pense que tout le monde devrait lire cet ouvrage rempli de vérités et de culture sur l'humanité et la planète. Mais ces vérités sont parfois, et même souvent, dures à lire car ce livre met une claque dans la figure. Il faut donc choisir son moment pour le lire et éviter de le lire en étant dans un mauvais mood. Il m'a souvent mis mal, j'évitais donc de le lire le soir, cependant les messages transmis dans cet ouvrage sont importants.
44 reviews
September 7, 2024
L’homme…maitre en stupidité!

L’homo sapien est le plus dangereux et stupide de toute forme de vie sur cette planète.
Très bon livre quoique déprimant par sa franche analyse de l’humanité et de ses actions.
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