En arrivant à Paname, les Allemands s’étaient rendu compte qu’une menace plus dangereuse qu’eux sévissait déjà. Alors, en accord avec leurs autorités, ils laissèrent ma famille, les Renoir, continuer leurs petites affaires. Je vais vous dire : cela aurait été plus simple si j’avais dû zigouiller des rongeurs et encore… j’en avais horreur. Bon, je ne vais pas vous mentir plus longtemps, je déteste toutes les bestioles, qu’importe l’espèce animale. Sauf que la plus terrible de toutes, celle que je traquais chaque nuit demeurait mon pire cauchemar. Mais voilà, l’honneur de la famille restait ma priorité. Si bien que même si j’avais le trouillomètre à zéro, je devais quand même braver mes peurs en affrontant mon ennemi juré : le vampire.
Originaire de la cité des violettes et artiste dans l’âme, Cécilia se passionne depuis qu’elle est petite pour le dessin, l’aquarelle et l’Art sous toutes ses formes.
Elle est également illustratrice 2D/3D en freelance à ses heures perdues, mais sa principale vocation reste celle de soigner et soutenir les malades, puisqu’elle exerce le magnifique métier d’infirmière.
Enfant, Cécilia a toujours aimé se raconter des histoires, sauf qu’il n’y avait personne pour les écouter… Si bien qu’elle a décidé de mettre son talent à l’ouvrage afin de rédiger le premier Opus de la trilogie de la Guilde de Nod. Ses récits nous plongent dans la Mythologie, les légendes, teintés d’humour et de poésie.
Bienvenu dans la caboche d'Aliette Renoir la froussarde ! Euh non, pardon... Dans la tête d'Aliette Renoir, la chasseuse de vampire. A 25 ans, elle est la plus grande tueuse de l'hexagone. Elle n'a rien à envier à Buffy ! Ouaip... c'est sûr... enfin, bref. Aliette, c'est... une jolie blonde, à la taille marquée et aux mamelles, euh... seins, développés. De petite taille... Oups, évitons de parler de sa taille sinon elle va se mettre en rogne, et ce ne serait pas beau à voir, croyez moi !
Bon il serait quand même temps pour moi de vous parler un tout petit peu de l'histoire, non ?
Nous rencontrons Aliette dans une rue sombre, assise sur un banc, éclairée par un unique réverbère. Quelque peu angoissée par la nuit, elle attend que ses ennemis aux dents longues daignent faire leur apparition. D'ailleurs ce grand mec et sa... fille de joie, attirent très vite son attention. Elle les interpelle et se met à leur courir après. Elle poursuit le gars qui a du mal à la semer. C'est qu'elle court vite notre petite parisienne ! Et heureusement pour elle, parce que cela va bien lui servir par la suite. Le problème d'Aliette, c'est qu'elle est très maladroite; elle a l'art de s'attirer des ennuis qui la mettrons dans de facheuses postures, au sens propre comme au figuré. Le contexte historique. Voilà un des points forts de ce roman bit-lit. Nous nous plaçons pendant la seconde guerre mondiale, au moment de l'occupation. La quatrième de couverture le dit très bien, les allemands sont partout. Attention à ne pas perdre son laissez-passer, à moins d'en avoir un en permanence sur soi... ou avec soi ! En parlant de laissez-passer, il y en a au moins deux qui ne s'embarrassent pas de ça. Venez rencontrer Lawrence, l'amerloque à la patience d'or (oui, parce qu'avec la 'tite blondinette il en faut !) et Sytry, le peintre libertin. Laissez-vous croquer (dans tous les sens du terme), vous ne le regretterez pas.
Traversez la capitale, visitez les catacombes, partez à la recherche de la vérité. Sur fond de romance et d'enquête vampiresque, ce roman vous laissera quelques questions, éveillant votre intérêt pour un tome 2 que vous attendrez aussi impatiemment que moi !
La plume de Cécilia est drôle, Aliette jure comme un charretier, les mots se lisent sans discontinuité ; autant d'éléments qui font que la mayonnaise prend. Des doutes vous aurez, surpris vous serez. Ce livre sort du lot. Rien à voir avec la Guilde de Nod du même auteur, ici l'ambiance est moins noire, les personnages plus libres. On voit que Cécilia à pris plus de libertés avec sa petite chipie. Cela fait vraiment du bien de lire un livre de ce genre qui se passe en France et qui est écrit par une Française ! Cocoricco !
Voilà un roman que j’ai depuis très longtemps, mais que je n’avais pas encore lu. Il faisait partie de ma très longue pile à lire de plus de trois chiffres, mais me voilà enfin à la découverte de l’auteure ! Je connaissais Cécilia Correia de nom et j’étais curieuse de découvrir un de ses romans. Alors, quand en plus l’histoire se passe dans les années 40, c’est encore mieux !
Nous découvrons Aliette, une jeune chasseuse de prime très peu douée. D’ailleurs en chassant un vampire elle parvient à s’enfoncer un pieu dans le ventre avant d’être sauvée par ledit vampire qui la transforme. Mais cette nouvelle vie n’est pas des plus faciles ! Elle va devoir affronter l’homme qui a tué sa mère, mais aussi son nom qui ne la rendra pas forcément populaire auprès des vampires ! Et puis, il y a tous ces secrets qu’elle ne connait pas encore et qui lui permettraient de comprendre pas mal de choses sur son passé.
J’ai passé un bon moment avec ce roman, c’est léger et sympa à lire. Bon, c’est vrai qu’on a envie de claquer un peu Aliette de temps en temps parce qu’elle très souvent insupportable ! Très insupportable. Mais elle est comme ça et puis c’est parfois très drôle aussi ! Du coup, j’avoue que je suis assez curieuse de lire la suite même si j’ai appris que tout le monde attend le tome 3 depuis longtemps. En tout cas, c’était une bonne découverte !
Hmm, je ne vais pas être catégorique en affirmant que cette lecture est transcendante ou carrément bof. Plutôt couci-couça. Car j'ai passé un très bon moment - mea culpa - tout en soulignant les nombreux détails à faire lever les yeux au ciel.
Premièrement, Aliette Renoir est une héroïne à la fois irritante et attachante. Fille d'un célèbre chasseur de vampires, la jeune femme n'est malheureusement pas douée en affaires et s'illustre souvent par ses bourdes. La dernière en date : se blesser mortellement lors d'une traque et se réveiller transformée à son grand dam. Son créateur est un américain (Lawrence) qui l'introduit rapidement dans la cour vampirique où se jouent des intrigues politiques particulièrement perfides. Pour la jeune Aliette, c'est l'occasion d'approcher le responsable de la mort de sa mère (et lui régler son compte). Mais elle débarque en plein psychodrame lors de bacchanales cauchemardesques (meurtres en série et procès expéditif). Aliette est aux premières loges, démasquée, menacée, accusée à tort etc. Elle se charge donc de l'enquête pour sauver sa peau et celle du prince (aaah, Sytry ♥).
Le schéma est classique mais fonctionne plutôt bien. C'est léger, distrayant et plein de dérision. Autant de qualités qui deviennent des défauts en raison d'une composition fragile (le dosage est un numéro d'équilibriste casse-gueule). On frôle fréquemment la surenchère, dans l'humour (lourd) ou le comportement des personnages (contradictoires). Aliette a peur de son ombre mais se montre hardie en des circonstances douteuses. Elle tient à sa vertu, et succombe au désir charnel (le couple vendu ne me fait pas rêver). L'action se situe dans un Paris occupé par les allemands, sauf que ce contexte est très peu exploité. OK pour l'argot parisien et le langage fleuri dans la bouche de notre héroïne, mais c'est tout. Même le contexte familial est survolé, alors que... bon, c'était pourtant du lourd !
Enfin voilà, on a autant de bons arguments pour adhérer et soupirer. Disons que ça reste un premier tome maladroit et introductif qui m'incite, malgré tout, à lire le suivant (Dans l'ombre du roi) en croisant les doigts pour que les imperfections se lissent. D'ailleurs, cela me fait penser que je n'avais plus lu de romans du genre depuis des lustres et ça m'a donné envie d'y retourner. 😝
L’idée de la chasseuse de vampire luttant sous l’Occupation m’a tout de suite attirée. La Résistance ! Les SS ! Les attentats, les arrestations, les pénuries… Une période si riche à exploiter ne pouvait qu’être un sacré terrain de jeu pour de l’urban fantasy. Que nenni. 75% du livre se passe dans les catacombes dans un huis clos entre vampires. Notre héroïne croisera deux fois des Allemands, pour une anecdotique rencontre et une mini-baston. Super. Merci d’être venu. C’est plus que dommage. Les penchants d’Hitler et compagnie pour l’ésotérisme sont désormais bien connus et exploités dans beaucoup d’autres œuvres. Oh, certes, ici les Nazis emploient des loup-garou comme limiers mais ça n’ira pas plus loin dans ce tome. Ils laissent les chasseurs de vampire agir et le super tout puissant roi des vampires ne semble même pas concerné par le fait que, mine de rien, c’est un peu la guerre, là.
« Voyez-vous, je suis une gosse de Paname, et chez moi, on a tendance à avoir la langue truffée d'un jargon pas très catholique. »
Parlons maintenant de cette chère Aliette. Entre sa maturité digne d’une petite fille de six ans, sa maladresse et ses réflexions de cour de récréation en espèce d'argot de titi, j’ai été plus que choquée en apprenant qu’elle est sensée avoir vingt-cinq ans. Sans rire. Elle doit passer la moitié du livre à faire des blagues de pet avec ses aisselles.
« — Cabot, cornichon, enflure démoniaque, enseigne de cimetière, face de sangsue, râtelier trop aiguisé, pire qu'un singe lépreux en rut… Tu veux que je continue ? Ces yeux s’écarquillèrent. Je jubilai. — À mon avis t’as dû être fini au bain-marie, gelé, regelé et démoulé un peu trop chaud ! Le jour où le vent de beauté a soufflé, tu étais allongé avec la tête dans le sable. Que Dieu fasse en sorte que tes fesses te grattent et que t’aies les bras trop courts… »
« À ce moment-là de l’histoire, je me posais deux questions. La première : nos appartements allaient-ils être séparés ? Et la seconde : n’aurais-je pas dû lui dire de ne pas oublier de mettre du beurre et de la confiture sur mon cou avant d’y planter ses quenottes ? Mais qu’avais-je donc dans cette fichue caboche ? »
Aliette est handicapée par de graves phobies depuis l’assassinat de sa maman. Phobies qui consistent juste à la faire sursauter quand elle croise un rat. Génial.
« Quoi que, en y repensant bien, Lawrence m’avais dévêtue, sans le vouloir… il avait glissé ses mains dans le peignoir, avait caressé ma peau nue et j’avais senti son… Nom de nom ! Il avait eu une de ces… — Nom de famille ? — Trique ! Oh ! J’avais pensé tout haut ? »
Aliette a la culotte qui la démange sérieusement tout le long du livre et quand elle ne fait pas une blague d’enfant de six ans, elle fait une plaisanterie grivoise. Elle est tellement en manque que lorsqu’elle rencontre enfin le meurtrier de sa mère, voici la réflexion qu’il lui inspire :
« Mes yeux glissèrent sur son torse musclé et imberbe, seulement souligné par une fine ligne de poils sous le nombril. Fallait-il que je me pince la croupe pour remonter vers son visage ? »
"C'est donc toi qui a tué ma maman. Mais puis-je voir ta teub ?"
« Abaddon s’approcha des belles à sacrifier et, à l’aide de sa coupe de vin, recueillit le fluide sur chacune d’entre elles. Bien entendu, il les agrémenta au passage de quelques caresses réglementaires, bien placées entre les cuisses. Bref, il leur défrisa allégrement la chicorée… »
« J’avais de drôles de sensations dans le ventre. Peut-être était-ce le manque ? Une frustration cumulée au cours de mes années de célibat et l’envie de découvrir ce qu’était la grande inconnue : le plaisir dans les bras d’un homme. »
« Il se colla contre moi, me prouvant qu’il était fin prêt, et que son fusil à deux coups était à nouveau en forme pour une partie de chasse à la renarde. »
« Je bavais comme un bouledogue anglais et je ne parlais même pas des sensations entre mes jambes… Oh là là ! Je mourais d’envie de me trémousser dans tous les sens, comme une petite fille qui a une farouche envie de faire pipi. »
Pour conclure, Aliette a de gros seins et vous le rappellera régulièrement tout au long du livre, si jamais vous aviez oublié ce détail au chapitre précédent.
« En plus, j'étais loin d'avoir les seins d'une planche à pain. J'avais ce qu'il fallait comme tire-lait, et ils n'entraient pas dans ce machin rose. Ça, c'était certain ! »
Passons maintenant à Lawrence, le beau vampire américain. Je pensais sincérement que sa nationalité aurait un intérêt dans l’histoire. Un américain à Paris sous l’Occupation, là aussi il y a des tas de pistes à creuses ! Eh bien non, Lawrence se contente d’être un gentil sidekick, d’être beau et de culbuter régulièrement Aliette. Ah oui, Lawrence maîtrise parfaitement l’argot et il ne comprend plus le français que lorsque cela permet à Aliette de faire une remarque spirituelle :
« Lawrence, à mes côtés, examinait avec circonspection les mélanges bizarres dans les éprouvettes et les flacons. Il pointa son doigt vers l’un des récipients et demanda : — C’est… ? — Des gonades de loup-garou mâle, expliqua Uphir d’un timbre caverneux. — C’est-à-dire ? — Des roupettes de bête à poil, traduis-je, en me souvenant qu’il ne connaissait pas tous les mots de la langue française. »
L’histoire se veut très polar, avec une enquête à la clef. J’aurais probablement pu l’apprécier si Aliette avait eu la maturité d’une jeune femme de vingt-cinq ans qui en plus de devoir survivre sous l’Occupation a aussi à affronter les forces du mal.
Après avoir beaucoup entendu parler de ce livre, j’avais vraiment envie de le découvrir moi aussi. Ne lisant pas beaucoup de Bit-lit, j’ai surtout été attirée par le choix du contexte de l’histoire par l’auteure. Apprendre que la France, en plus d’être occupée par les Allemands pendant la Seconde guerre mondiale, était également envahit par les vampires et autres créatures malfaisantes et se dire que les « Alboches » (comme les nomme Aliette) toléraient ces « suppôts de Satan » a vraiment piqué ma curiosité. Autre fait intéressant, nous avons ici une chasseuse de vampires assez particulière, bien différente de ce que l’on peut voir dans les séries célèbres. Aliette Renoir, aux côtés de son père et de son frère, d’illustres chasseurs de vampires, fait pâle figure. Ici pas de jeune femme sanguinaire qui dérouille du vampire en un tour de bras ! Aliette c’est plutôt Sami dans Scoubidou, vous voyez… ? Elle n’a qu’une solution d’attaque… la FUITE !! C’est très rafraîchissant de voir une héroïne ma foi très proche de nous, qui se tétanise avec la peur et est aussi maladroite qu’un éléphant dans un magasin de porcelaine. Du coup j’ai trouvé cette approche assez sympa. Mais paradoxalement, alors que le début de l’histoire va très vite et que les évènements s’enchaînent rapidement, je me suis ennuyé. Les états d’âme d’Aliette m’ont laissé indifférente, et sa façon de parler, son langage m’ont irrité pendant tout le livre ! Alors je sais que Cécilia Correia a voulu donner à son héroïne un caractère plutôt fantasque avec cette touche parisienne, une façon de s’exprimer très « titi parisien », mais pour moi cela ne colle pas trop au personnage d’Aliette. Les expressions argotiques d’Aliette font sourire au début mais au bout d’un moment j’ai trouvé qu’il y en avait trop. Le personnage en devient presque vulgaire, mais au mauvais sens du terme. Alors oui peut être que certains vont me sauter au coup, mais Aliette moi elle m’a « fatigué le ciboulot » pour parler comme elle. Pour moi, le personnage important de l’histoire, celui qui a attiré mon attention, celui qui était au centre de ma lecture… c’est Sytry ! Incarnant le vampire énigmatique, dangereux, à qui il ne faut pas se frotter, il est entre tout à fait dans les critères des héros que j’affectionne. Aliette d’ailleurs ne s’y trompe pas non plus puisqu’elle va se sentir attiré par lui sans savoir pourquoi et comprendre qu’il cache un passé qui l’implique elle directement. Mais je ne vous en dit pas plus… L’autre personnage masculin important de l’histoire, c’est Lawrence, le « créateur » d’Aliette la vampire. C’est lui qui va se charger d’introduire Aliette dans ce nouveau monde qu’elle combattait jusqu’à maintenant. Entre protecteur et charmeur, Aliette va trouver en lui quelqu’un sur qui on peut compter et qui ne la laisse pas du tout indifférente non plus. Et oui, nous voilà parti pour un triangle amoureux !! Et ce n’est pas du tout le genre que j’affectionne dans les histoires d’amour, avec cette ambivalence permanente entre deux héros que l’on ne sait pas départager, mais cette fois-ci cela ne me pose pas particulièrement de problème car mon choix est bel et bien fait !! Mais pour moi le plus de cette histoire c’est avant tout l’intrigue. Cécilia Correia a su mêler histoire vampirique et enquête policière à merveille. Nous avons donc une immersion dans le monde des vampires qui s’apparente ici à une secte, avec un roi (Abaddon) au caractère despotique qui prépare un plan des plus… satanique. Autour de lui plusieurs « castes » de vampires, dont chacun à un rôle particulier, et mélangé à tout ça des humains qui « fricottent » avec les vampires et qui peuvent même leur servir de repas moyennant finance ! Et il y a aussi une énigme à découvrir, à la manière d’une d’enquête policière avec des meurtres, des disparitions et tout cela sur fond de trahison et de secrets. Alors pour résumé, au risque de me faire lancer des cailloux, je ne suis pas spécialement fan du personnage d’Aliette, j’espère même qu’elle va évoluer dans le second tome. Mon personnage fétiche est Sytry et je serai heureuse d’en découvrir bien plus sur lui ! Les expressions colorées d’Aliette sont trop nombreuses et alourdissent un peu la lecture. Mais mêler Seconde guerre mondiale et vampires était une très bonne idée et j’espère que le « petit commerce » d’Aliette et Lawrence nous apportera plein d’histoires originales !
Une chasseuse de vampires ne fait plus vraiment hausser les sourcils de nos jours. La petite Aliette Renoir née sous la plume de Cecilia Correia n’est vraiment pas la première du genre et sans doute pas la dernière mais voilà son auteure la fait évoluer pendant la seconde guerre mondiale dans un Paris occupé par les Nazis et elle visiblement travailler son dictionnaire titi parisien/français car le roman explose d’expressions succulentes de l’époque. En résumé, si vous pensez avoir tout lu sur les chasseuses de vampires, révisez votre jugement !
Aliette a donc vingt-cinq printemps et galère comme Parisiens dans les années 40. Elle a en plus un travail qui n’est pas simple. Elle appartient à une famille qui chasse les vampires et elle n’a pas eu vraiment le choix de se lancer dans la profession. Tout va basculer un beau soir quand elle va se tomber sur Lawrence Lawford et que sa vie va radicalement... s’arrêter et se transformer en autre chose.
Vous l’aurez compris, le début de ce roman est hyper classique. Aliette est une chasseuse qui va se subir le pire sort qui puisse arriver à une femme de cette profession mais elle n’est pas du genre à se laisser arrêter par ce petit détail. Aliette encaisse assez bien le choc et plonge immédiatement dans le monde souterrain des vampires qu’elle connaît visiblement pas très bien. Et le lecteur suit, le sourire aux lèvres et la canine sortie car c’est un pur bonheur.
Aliette est un immense atout pour ce roman. Cette petite blonde aux yeux verts a un caractère bien trempé, une intelligence vive et une gouaille parisienne jubilatoire. Elle dispose d’un sens de la répartie peu commun qui fait qu’elle va clouer le bec à tout le monde y compris les êtres les plus puissants qu’elle est amenée à rencontrer. Le tout se fait avec des expressions d’époque exploitées au mieux qui sonnent juste et même exotiques car franchement, elles sont passées de mode mais peuvent avoir été entendues dans un film. Certains sont cultes et Aliette est un petit bout de bonne femme qui pourrait hurler « Atmosphère, atmosphère ? Est-ce que j’ai une gueule d’atmosphère ? »
Ne croyez pas que tout repose sur ce contexte. Au contraire, il est même un peu sous-exploité, les nazis demeurant largement des ombres gênantes encore. Seuls quelques-uns font de courtes apparitions mais nous n’avons pas vraiment de portrait d’un Paris occupé hormis des allusions aux difficultés de ravitaillement ou au couvre-feu. Par contre, Paris sert de décor notamment une sorte de double souterrain, parfaitement orchestré qui est une riche idée.
Quant à l’intrigue, elle se développe avec bonheur, classique en diable au début mais de plus en plus dynamique et originale au fil des pages. Le suspense tient le coup, les vampires déploient leur monde devant les yeux d’Eliette qui l’ignorait largement. Là aussi, une enquête policière autour de meurtres n’est pas très originale mais l’auteure s’en sort à merveille en trouvant son propre chemin. Comme dans toute série de bit lit qui se respecte, nous avons droit à notre lot d’hommes intéressants entre le Lawrence, « l’Amerloque » d’Aliette qui va jouer un rôle décisif dans la toute nouvelle vie de la jeune femme et qui apporte une sorte de souffle du roman ou film noir. Il y aussi un prince vampire délicieux qui n’a sans doute pas dit son dernier mot. Cela nous permet de découvrir quelques scènes joliment sensuelles des plus sympathiques.
Quelle bonne idée vraiment que de créer une série un brin déjantée dans ce Paris occupé dont tant de livres et de films ont parlé. Jamais vous ne l’avez vu comme cela ! C’est drôle, rapide, intelligent et surtout dominé par un esprit que l’on a souvent associé à cette époque : la débrouille, l’audace des occupés face à l’Occupant, son inébranlable confiance. Si les Nazis sont discrets dans ce roman, le portrait de cette civilisation vampire qui torture, n’est pas démocratique en est une sorte d’écho souterrain. Evidemment ce n’est qu’un début de série et nous suivrons la suite des aventures d’Aliette avec le plus grand plaisir.
La première chose qui m'a le plus qu'agréablement surprise fut le style d'écriture de Cecilia Correia. Bien sûr je m'attendais à une narration pimpante et entraînante, mais pas forcément à ce que le style soit si agréable et travaillé. Non seulement c'est un vrai plaisir de suivre les péripéties d'Aliette, mais le récit regorge également d'authentiques expressions d'époque toutes plus succulentes les unes que les autres. J'ai de ce fait été plongée à 300% dans l'univers et l'époque du roman dès les premières pages.
Nous suivons donc les péripéties d'Aliette, une héroïne assez spéciale qui ne plaira peut-être pas à tout le monde mais qui a su s'attirer ma sympathie dès les premières pages. Disons surtout que le "la plus brillante des chasseuses de vampires de l'hexagone" qui se trouve sur la couverture est un tantinet exagéré. Bon d'accord, un tantinet beaucoup même ! La jeune femme n'est en effet pas spécialement passionnée par l'entreprise familiale puisqu'elle est un peu trouillarde sur les bords (un peu hein !). Etant un peu trouillarde moi-même (bon okay, énormément trouillarde), je me suis bien reconnue dans les réactions de la jeune femme tout au long du roman. Je ne serais donc pas celle qui lui jettera la première pierre sur cette facette de sa personne puisque je n'aurais certainement pas fait mieux qu'elle. De plus j'ai également beaucoup apprécié son humour, j'ai plus d'une fois éclaté de rire face à ses petites remarques gratinées, ainsi que son charisme indéniable qui saura en charmer plus d'un (moi la première).
Les personnages secondaires ne sont également pas en reste. En effet si ces derniers ne sont pas forcément mis autant en avant que notre intrépide chasseuse, ils en restent tous si bien travaillés qu'ils tiennent bien la comparaison face à elle. Surtout Lawrence et Sytry qui sont les deux protagonistes masculins principaux. Ne nous mentons pas, ils sont tous les deux hautement swoonworthy (c'est à dire séduisants, hot, caliente, au-secours-je-veux-le-même-à-la-maison etc...). Ils ont également tout deux des caractères si radicalement opposés qu'il y en aura forcément pour tous les goûts. Et puisque vous vous le demandez très certainement, mes goûts penchent grandement du côté de Lawrence. J'aurais bien aimé pouvoir le sortir des pages pour l'enfermer dans mon placard (ou ma cave) celui-là !
Après, j'ai un peu plus de réserves en ce qui concerne le personnage de Sytry qui est assez insaisissable dans son genre. De ce fait j'ai eu plus de mal à m'y attacher et j'ai gardé une certaine distance avec le monsieur tout au long de ma lecture. Peut-être saura-t-il rattraper l'avance que Lawrence a prit dans mon cœur lors du second tome ?
L'intrigue est quant à elle bien menée et le mystère m'est resté entier jusqu'à la fin. Le monde développé est également bien plaisant à découvrir et j'ai apprécié de suivre les divers rebondissements et épreuves traversés par nos personnages, rendus encore plus savoureux par les réactions et pensées d'Aliette. Bref le cocktail est explosif et a totalement pris en ce qui me concerne.
Pour conclure, je dirais simplement que ce tome 1 des Aventures d'Aliette Renoir fut un vrai délice ! J'ai adoré ma lecture et j'ai passé un excellent moment grâce à une héroïne haute en couleur et une plume sublime. Je ne pourrais que vous conseiller de vous laisser tenter et de succomber au charme de cette chasseuse de vampires un peu particulière !
L'histoire se passe dans les années 40, à l'époque où les Allemands occupaient la France. Nous faisons la connaissance d'une jeune femme de 25 ans, Aliette, faisant partie d'une grande famille de chasseur de vampire. Élevée dans l'optique de faire d'elle une excellente chasseuse, c'était sans compter toutes ses phobies des rongeurs et ses peurs ! C'est lors d'une course poursuite, en pleine nuit dans Paris, qu'il lui arrive un accident dû à sa maladresse. C'est à ce moment là, qu'elle fait la connaissance de Lawrence, un vampire américain qui va lui sauver la vie.
J'ai adoré le personnage d'Aliette, c'est vraiment haut en couleur. Malgré ses peurs et ses maladresses, on ne peut que s'attacher à cette jeune femme pétillante qui ne garde pas sa langue dans sa bouche et qui, mine de rien, a un très fort caractère ! Un peu dérouté par certaines de ses expressions, son franc parlé et ses petites piques sanglantes m'ont fait sourire tout au long de ma lecture.
Côté mâle, Aliette est très bien entouré. Entre Lawrence et Sytry, deux vampires sexy et plutôt cool. L'un est drôle, gentil et très protecteur quant à l'autre, sexy, dragueur et un tantinet mystérieux qui cache quelques secrets qui piquent notre curiosité. Comme pour Aliette, mon cœur balance et je ne saurais pas choisir entre ces deux spécimens !
Concernant l'histoire, j'ai bien aimé l'origine vampirique avec les cinquante premiers vampires qui sont les fils direct de Satan et tous les autres, des vampires de second ordre. Du coup, nous avons droit à des petits coups d'état et des manigances pour détrôner Abaddon, 1er fils de Satan roi des vampires. Quant à l'intrigue, j'ai bien aimé voir Aliette jouer la détective pour résoudre les meurtres qui sévissent chez les vampires et pour le coup on en vient nous aussi à chercher le coupable. Je me prise pour le Colonel Moutarde dans Cluedo !
Ce que j'ai aussi apprécié dans le livre, on découvre qu'il existe d'autres races surnaturelles autre que les vampires, comme les loup garous, les Sidhes etc.. J'espère qu'on fera la connaissance de certains d'entre-eux dans les tomes suivants, ça peut être chouette !
Enfin, la plume de l'auteure est très agréable, rythmée et pleine d'humour. L'histoire se lit vite, on rentre dès les premières pages dans l'histoire d'Aliette et dès qu'on ressort la tête, nous avons qu'une envie, replonger dans l'univers et repartir résoudre les mystères que cache Paris en compagnie d'Aliette, Lawrence et Sytry !
Ahhhhh!!! Je viens d'écrire mon avis et ça ne s'est pas enregistré!!! Ca fait 2 fois que ça m'arrive... Et en plus, j'avais écrit beaucoup de choses... bouuuuhhhhh!!!
Hum hum... je recommence.
Nos auteurs francophones ont du talent!! Je sais, je me répète ;-) Mais ils sont si peu nombreux à faire de la bit lit, que je trouve normal de le répéter. Et alors de la bit lit située en 1942, à Paris, en pleine occupation allemande, c'est du JAMAIS VU! Au moins, on n'a pas l'impression de connaître l'histoire! Mais je vous rassure, à part quelques rencontres avec des soldats allemands, et 2 ou 3 allusions au couvre-feu, on n'a pas l'impression d'être en pleine guerre mondiale.
Beaucoup d'humour dans ce livre, tant par son personnage féminin, Aliette, qui a des réparties bien senties et un vocabulaire de Titi parisien très riche et fleuri, que par certaines situations caucasses. On ne s'ennuie pas une seule seconde!!! Aliette fait tout à 300 km/h!! Du coup, pas de temps mort (sans jeu de mots ;-))
Ca m'a rappelé un peu les premiers Indiana Jones, qui se met toujours dans des situations pas possibles, avec des répliques drôles, et pendant la 2ème guerre mondiale. Je ne sais pas si Cécilia Correia est fan d'Indi, mais en tout, moi j'y ai pensé :-)
Si je n'ai pas mis 5 étoiles c'est qu'il m'a cependant manqué un élément... le romantisme, l'amour. Il y a des scènes de sexe, mais voila, pour moi, c'était du sexe. Bien qu'Aliette se pose souvent la question de savoir si elle a des sentiments ou non pour Lawrence, j'aurais aimé le savoir avant de refermer le livre. Je suis restée sur ma faim de ce côté là.
Comment dire... J'ai adoré la couverture et le résumé de ce livre. Aussi, quelle déception ! L'auteur veut nous montrer qu'elle connaît plein d'argot parisien (pas de doutes d'ailleurs) sauf que trop, c'est trop. Entre ça et le fait que l'héroïne joue les saintes-nitouches mais se fait trousser ou rouler des pelles quasiment à toutes les pages (et quand ce n'est pas le cas, elle fantasme sur...). Comment dire... A telle point que l'intrigue devient insignifiante et d'ailleurs travaillée au pied levé ! C'est bien dommage (d'autant plus que j'ai acheté le tome 2 mais je ne suis pas sûre de le lire. En dehors de ça, l'écriture est fluide et le bouquin se lit très vite. Bon il faut savoir que la romance paranormale (ou pas d'ailleurs) me gonfle, ce n'est vraiment pas mon style de prédilection. Je n'ai rien contre un fond de romance ou de sexe quand ça sert l'intrigue mais l'inverse...
"Mon dieu ce que j'ai ri ! Je crois bien que c'est la toute première fois que j’ai ri autant avec un livre ! L'auteur, enfin Aliette pardon, a un humour fou, elle a le don pour sortir les choses à point nommé et surtout pour se mettre dans des situations cocasses vraiment hilarantes. Je n'ai eu aucun mal à m'immerger dans cet univers et à imaginer toutes ces scènes. L'intrigue est réellement bien menée, juste ce qu'il faut pour nous tenir en haleine avec un zeste (enfin façon de parler) de sensualité et d'érotisme mêlés. En tout cas les tensions entre nos personnages sont palpables ! Il me tarde de découvrir la suite, qui j'en suis sûre saura m'éblouir et me faire rire une nouvelle fois."
Ce premier tome pose des bases solides et si l'intrigue principale bien qu'entrainante à suivre passe au second plan derrière son personnage principal, il n'empêche que ça fait mouche. C'est une belle découverte, pleine de promesse pour la suite. J'ai moi aussi succombé aux charmes d'Aliette, demoiselle aussi maligne que pleine de pep's et au langage tout en subtilité. Je suis impatiente de lire la suite, retrouver Aliette ainsi que Lauwrence et Sytry et de voir ce qu'il va arriver à tout ce petit monde. Ma chronique complète : http://bloggalleane.blogspot.fr/2012/...
J'ai fini ça en nuit dernière. Pour toute le livre je n'ai pas compris pourquoi ils sont en Paname (j'ai pensé que c'est le nom de Panama en français), mais toutes les endroits sont parisiens. Enfin, j'ai utilisé le lien de kindle à wikipedia et trouvé que Paname est le surnom donné familièrement à Paris et sa banlieue... Makes so much more sense now.
Mais, c'était un livre pas trop difficile pour moi, et j'aime les années 40... Bien que la période ne manifeste pas beaucoup, sauf pour la guerre. Mais je pense que je vais a lire le prochain livre de la série aussi.
Un roman qui ne m'a pas convaincue. L'héroïne trop présente est agaçante au possible, l'humour devient assez lourd au fil des pages, les élucubrations romantico-sexuelles de la demoiselles sont trop mises au premier plan ce n'a eu de cesse de m'irriter et le contexte historique choisi n'est absolument pas exploité ! Les fans de bit-lit seront surement ravie, je comprends que ce roman puisse plaire, malheureusement il n'a pas gagné mon cœur.
Un super moment passé à dévorer ce premier tome! Aliette est une anti-héroïne attachante a la gouaille et à la répartie foudroyante. Son argot et son humour m'ont souvent fait rire et j'ai apprécié ses relations avec les deux autres personnages centraux. L'écriture est fluide, simple, agréable et gaie. C'est bien simple j'ai fini ce livre en quelques heures. Je me suis laissée entrainer à suivre Aliette dans son enquête à travers les dédales des sous sols de Paris et parmi tous ces vampires.
J'ai eu un peu peur au début, c'est vrai que Aliette a un vocabulaire plutôt .. Fleuri ! Mais je suis vite rentrée dans l'histoire et j'ai fini par tout lire d'une traite. Aliette est un personnage plutôt drôle (j'ai même eu deux beaux fou-rire pendant ma lecture) et c'est deux compagnons sont très.. Appréciables! Si vous chercher une lecture légère agrémentée de vampire et de moments plutôt chauds, jetez vous sur Aliette (en tout bien tout honneur bien sûr!), c'est une lecture parfaite ! Je suis curieuse de ce que la suite nous réserve..
Une plongée divertissante dans les Paris des années 40, dont l'aspect historique aurait cependant gagné à être un peu plus étoffé. L'intrigue, sans être exceptionnelle, réserve son lot de rebondissements et permet de passer un très agréable moment en compagnie d'une héroïne haute en couleur même si parfois un brin casse-pieds. Mention spéciale pour la plume de l'auteur et son maniement de l'argot parisien.
Un moment de pur délice, une évasion plein de rire et de bonne humeur, d'étonnement et de rebondissement ! Un roman d'action mêlée de tendresse. Des vampires pleins de charmes (les héros sont de vrais apollons) et difficile pour Aliette de garder la tête froide avec toute cette ribambelle de séducteurs ! En plus la couverture est splendide...
malheureusement je n'ai pas du tout accroché à l'histoire (la trame principale : lue et relue à mon goût), et le personnage d'Aliette m'a insupporté dès le début (sa façon de parler m'a paru "too much") je ne l'aurai pas terminé ...
Euh... c'est le 2e livre que je lis et que tout le monde a adoré et que j'ai ... eu énormément beaucoup de mal à lire jusqu'au bout ! Le langage familier permanent était juste trop trop lourd !!! Qu''il soit aussi présent dans la narration... stop ! Et l'histoire était sans plus.