Après les drames qui ont frappé Mageronce, la confrérie est plus fragile que jamais. La vieille garde est à bout de souffle, privée de ses meilleurs éléments, tandis que la nouvelle génération n’est pas encore prête à prendre les chemins... Et pourtant, professeurs et apprentis doivent relever des défis comme les Arpenteurs n’en ont pas connus depuis longtemps. Car le Voile semble près de se déchirer sous la pression de hordes de chimères, et les Arpenteurs constituent l’ultime barrière entre ces monstres et les populations de Gonelore !
Pour regarnir ses rangs, le Concitre se voit contraint d’ouvrir les portes de l'école à de nouveaux maîtres. Et même à d’anciens ennemis, sans pour autant leur faire confiance... En a-t-on vraiment fini avec les traîtres qui ont semé le chaos dans le plus ancien sanctuaire des hommes ? Le poison distillé dans les esprits troublés pourrait se révéler plus dangereux encore que le fracas des armes...
La Mageronce elle-même semble vouloir prendre part aux événements, en révélant quelques-uns des secrets qu’elle gardait pourtant depuis un millénaire. Mais alors que les plus courageux ou les plus fous répondent à l’appel de l’entité, tous s’interrogent : souhaite-t-elle la victoire des mortels, ou celle des créatures avides de chair et de sang ?
A native of France and a lifelong fantasy enthusiast who numbers Jack Vance, Fritz Leiber, and Michael Moorcock among his heroes, Pierre Grimbert has been awarded the Prix Ozone, for best French language fantasy novel, and the Prix Julia Verlanger, for best science fiction novel in any language. He is the author of thirtenn much beloved novels of the Ji mythos, including the series the Secret of Ji, the Children of Ji, and the Guardians of Ji. He lives in northern France with his wife, also writer, and four children.
J’ai découvert Pierre Grimbert il y a quelques années de cela, par l’intermédiaire de « copinautes » qui avaient adoré sa saga fantasy intitulée Le secret de Ji, et le disaient à qui voulait l’entendre ! Au moment où, alléchée par leur bel enthousiasme, je découvrais et appréciais Les héritiers, sortait le premier tome d’un nouveau cycle jeunesse du même auteur, intitulé Gonelore et relatant les aventures d’un groupe de jeunes adolescents destinés à devenir arpenteurs et de leurs professeurs. Quelques années plus tard, c’est avec un plaisir sans cesse renouvelé que je poursuis la lecture de cette saga.
Dans ce quatrième tome, nous retrouvons la confrérie très affaiblie par la tentative de prise de pouvoir de l’horrible Tannakis. De nombreux arpenteurs, professeurs et apprentis, ont perdu la vie, l’école de Mageronce est complètement désorganisée, et les chimères n’ont jamais été si agressives. Or, l’école se trouve sur un territoire dont elle n’est pas propriétaire, mais que le royaume de Foraven lui cède de plus ou moins bonne grâce. C’est le moment que choisit le roi pour envoyer des émissaires aux objectifs plus ou moins troubles, et auprès desquels, pour des raisons politiques, le concitre va devoir s’incliner.
Quel plaisir de retrouver la phalange de Nobiane, Daelfine, Léhandre, Gesse et Berris ! Eprouvés par les nombreux drames qui ont frappé Mageronce depuis leur arrivée à l’école, nos jeunes amis sont pourtant plus unis que jamais. Tandis que Léhandre patauge dans ses relations avec sa mystérieuse grand-mère Lygwenn, et alors que surgit sa grand-tante Nejabeth, ancienne alliée de Tannakis, Gesse voit son passé le rattraper brusquement, Daelfine se fait un nouvel ennemi en la personne du prince Erix de Foraven, et la jeune Nobiane accepte à contre-cœur d’accompagner le rémouleur Radjaniel en mission à l’autre-bout du monde.
Un volume plus politique que les précédents, d’où l’action n’est pourtant pas absente, loin de là. Les rebondissements s’enchaînent à un rythme effréné, jusqu’à la révélation finale, tant attendue, et qui finalement ne fait que générer de nouvelles questions ! Le mystère plane encore et toujours, tandis que les complots s’ourdissent dans l’ombre, mettant la confrérie dans une situation de plus en plus critique. Pour la première fois, une partie de la phalange quitte Mageronce pour Foraven, donnant également à l’auteur l’occasion de nous faire découvrir un nouveau pan de son univers…
Un quatrième tome très complet, et qui se dévore à pleines dents. Il est d’ores et déjà entre les mains de mon fils, autre fan du cycle, qui se consume d’impatience à l’idée d’avoir enfin des nouvelles de Léhandre et Daelfine, ses personnages préférés ! Et pour les curieux, le tome 5 s’intitulera Crochenuit…
Après les trois premiers livres de cette saga, on avait atteint un point d'équilibre dans l'histoire qui m'a permis de faire une pause. Autant dire que c'est fini, cet avant-dernier livre nous à replonger dans des intrigues qui ouvrent de plus en plus le monde. La Mageronce a changé et nous montre une face cachée de son histoire. En parallèle, on découvre l'influence de la politique extérieure sur l'école et des intrigues politiques apparaissent y compris au sein de l'école. Les élèves du Rémouleur doivent faire preuve d'encore plus de talents pour s'en sortir pendant que Jona / Léhandre cherche à comprendre son passé avec l'aide de sa grand-mère. J'ai déjà récupéré le prochain livre, j'ai hâte de lire la conclusion de cette histoire.