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Arthur Rimbaud
Arthur Rimbaud est né à Charleville le 20 octobre 1854 et s'est éteint à Marseille le 10 novembre 1891. Son oeuvre poétique tient en une centaine de pages, pas davantage. Mais elle a déjà traversé un siècle en gardant une extraordinaire puissance d'émotion et une formidable modernité : une oeuvre " hors de toute littérature et, probablement, supérieure à toute ", décrétait Félix Fénéon, dès 1886, à propos des Illuminations . Un jugement que Verlaine, dans son étude des Hommes d'aujourd'hui sur le poète, proposait d'étendre au reste de l'oeuvre de Rimbaud.
S'il est un écrivain dont l'oeuvre et l'existence sont, en dépit de la minceur de l'une et de la brièveté de l'autre, aussi intensément liées, c'est assurément celui-là. Cette biographie tente de cerner la réalité du personnage par la vérification des sources, des renseignements, des documents, des témoignages, pour écarter les légendes et les mythes qui ont pesé, durant un siècle, sur l'auteur d' Une saison en enfer . Jean-Jacques Lefrère est l'auteur, chez Fayard, des Saisons littéraires de Rodolphe Darzens, suivi de documents sur Arthur Rimbaud, et d'une biographie d'Isidore Ducasse, auteur des Chants de Maldoror.
S'il est un écrivain dont l'oeuvre et l'existence sont, en dépit de la minceur de l'une et de la brièveté de l'autre, aussi intensément liées, c'est assurément celui-là. Cette biographie tente de cerner la réalité du personnage par la vérification des sources, des renseignements, des documents, des témoignages, pour écarter les légendes et les mythes qui ont pesé, durant un siècle, sur l'auteur d' Une saison en enfer . Jean-Jacques Lefrère est l'auteur, chez Fayard, des Saisons littéraires de Rodolphe Darzens, suivi de documents sur Arthur Rimbaud, et d'une biographie d'Isidore Ducasse, auteur des Chants de Maldoror.
Paperback
First published January 1, 2001
About the author
Jean-Jacques Lefrère
36 books2 followersJean-Jacques Lefrère, né à Saint-Mandé (Val-de-Marne) le 10 août 1954, mort le 16 avril 2015 à Paris, est un hématologue et écrivain français. Il est connu du grand public pour ses travaux sur la sécurité transfusionnelle et ses recherches littéraires sur Rimbaud et Lautréamont.
Jean-Jacques Lefrère a passé sa jeunesse dans les Hautes Pyrénées, puis a fait ses études de médecine à l'université Paris Descartes. Après un service militaire effectué à la présidence de la République (Palais de l'Élysée), il s’est spécialisé en hématologie. Il deviendra Maitre de Conférences Universitaire à l'Hôpital Saint Antoine, Professeur Universitaire à la Faculté de Médecine d'Amiens avant d'être Professeur de Médecine à Paris Descartes et directeur de l'Institut national de transfusion sanguine (INTS). Ses recherches portent sur les agents pathogènes transmissibles par le sang et donc sur la sécurité des transfusions. Rédacteur-associé aux revues scientifiques Transfusion clinique et biologique et Hématologie, il a signé plus de 300 publications scientifiques dans des revues à comité de lecture et publié une dizaine d’ouvrages dans sa discipline.
Parallèlement à cette carrière de chercheur et d’universitaire, il a consacré de nombreux travaux à différents auteurs de la fin du xixe siècle français. Parmi les plus connus, Arthur Rimbaud, Lautréamont, Jules Laforgue, sur lesquels il a écrit des biographies. Ses enquêtes de terrain (jusqu'à Aden et Harar sur les traces de Rimbaud, jusqu’à Montevideo sur celles de Lautréamont) lui permettent d'exhumer de nombreux documents inédits.
Déjà docteur en médecine (1985) et docteur en biologie[réf. souhaitée],[Quand ?], titulaire d'une thèse de doctorat en sciences médicales sur le VIH, il a également soutenu une thèse de doctorat ès lettres (1996). Il est également cofondateur, avec Michel Pierssens, d’une revue littéraire intitulée Histoires littéraires et du « Colloque des Invalides », qui accorde à ses participants des interventions strictement limitées à cinq minutes. Il a aussi cofondé, avec Sylvain-Christian David, les Cahiers Lautréamont, parus de 1987 à 2010 (cahiers imprimés), puis 2012 (cahiers numériques), et a donné pendant des années des critiques à La Quinzaine littéraire durant la direction de Maurice Nadeau.
En 2010, il fut témoin à décharge dans le procès intenté par Pierre Perret au Nouvel Observateur, dont un article accusait le chanteur d’avoir largement imaginé ses rencontres avec l’écrivain Paul Léautaud.
En 2012, Jean-Jacques Lefrère a été acteur dans le film de Pascal Thomas, Associés contre le crime…, avec Catherine Frot et André Dussollier.
En 2013, il collabore, avec le dessinateur Bertrand David, à un ouvrage présentant une nouvelle théorie sur l'art pariétal, appelée théorie des ombres (les hommes préhistoriques auraient inventé le dessin en traçant le contour d'ombres projetées à partir de figurines animalières). Cependant cette hypothèse est très controversée dans le monde scientifique. La théorie des ombres comprend une deuxième hypothèse portant sur l'interprétation de ces peintures, dans la lignée de la théorie totémique de Henri Breuil, mais proposant de voir dans ces grottes d'accès difficile des nécropoles symboliques. L'art préhistorique aurait servi de « monument aux morts » avant l'apparition des premières nécropoles, associées à la sédentarisation : de fait, il disparaît à cette date.
Jean-Jacques Lefrère a passé sa jeunesse dans les Hautes Pyrénées, puis a fait ses études de médecine à l'université Paris Descartes. Après un service militaire effectué à la présidence de la République (Palais de l'Élysée), il s’est spécialisé en hématologie. Il deviendra Maitre de Conférences Universitaire à l'Hôpital Saint Antoine, Professeur Universitaire à la Faculté de Médecine d'Amiens avant d'être Professeur de Médecine à Paris Descartes et directeur de l'Institut national de transfusion sanguine (INTS). Ses recherches portent sur les agents pathogènes transmissibles par le sang et donc sur la sécurité des transfusions. Rédacteur-associé aux revues scientifiques Transfusion clinique et biologique et Hématologie, il a signé plus de 300 publications scientifiques dans des revues à comité de lecture et publié une dizaine d’ouvrages dans sa discipline.
Parallèlement à cette carrière de chercheur et d’universitaire, il a consacré de nombreux travaux à différents auteurs de la fin du xixe siècle français. Parmi les plus connus, Arthur Rimbaud, Lautréamont, Jules Laforgue, sur lesquels il a écrit des biographies. Ses enquêtes de terrain (jusqu'à Aden et Harar sur les traces de Rimbaud, jusqu’à Montevideo sur celles de Lautréamont) lui permettent d'exhumer de nombreux documents inédits.
Déjà docteur en médecine (1985) et docteur en biologie[réf. souhaitée],[Quand ?], titulaire d'une thèse de doctorat en sciences médicales sur le VIH, il a également soutenu une thèse de doctorat ès lettres (1996). Il est également cofondateur, avec Michel Pierssens, d’une revue littéraire intitulée Histoires littéraires et du « Colloque des Invalides », qui accorde à ses participants des interventions strictement limitées à cinq minutes. Il a aussi cofondé, avec Sylvain-Christian David, les Cahiers Lautréamont, parus de 1987 à 2010 (cahiers imprimés), puis 2012 (cahiers numériques), et a donné pendant des années des critiques à La Quinzaine littéraire durant la direction de Maurice Nadeau.
En 2010, il fut témoin à décharge dans le procès intenté par Pierre Perret au Nouvel Observateur, dont un article accusait le chanteur d’avoir largement imaginé ses rencontres avec l’écrivain Paul Léautaud.
En 2012, Jean-Jacques Lefrère a été acteur dans le film de Pascal Thomas, Associés contre le crime…, avec Catherine Frot et André Dussollier.
En 2013, il collabore, avec le dessinateur Bertrand David, à un ouvrage présentant une nouvelle théorie sur l'art pariétal, appelée théorie des ombres (les hommes préhistoriques auraient inventé le dessin en traçant le contour d'ombres projetées à partir de figurines animalières). Cependant cette hypothèse est très controversée dans le monde scientifique. La théorie des ombres comprend une deuxième hypothèse portant sur l'interprétation de ces peintures, dans la lignée de la théorie totémique de Henri Breuil, mais proposant de voir dans ces grottes d'accès difficile des nécropoles symboliques. L'art préhistorique aurait servi de « monument aux morts » avant l'apparition des premières nécropoles, associées à la sédentarisation : de fait, il disparaît à cette date.
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Community Reviews
Displaying 1 - 4 of 4 reviews
April 26, 2020
Monumentale biographie d'un poète météorique, adolescent génial et insupportable, voyageur insatiable, commerçant avide, homme solitaire et intriguant... Passionnant, rigoureux souvent drôle : un grand plaisir de lecture
March 15, 2024
This was a tough one, from a couple points of view.
First one: 1200 pages. And not any kind of pages. Bible-small characters pages. With 1 million footnotes. With 1 million pages of an intro (btw, the intro was so hard to read, I was fighting falling asleep after 5min...). But once the intro was over the story flows, so I won't complain more about it.
Second: at least at the beginning, the early creative years were tough for me to read because I had an uneasy feeling of violating the privacy of Rimbaud. I couldn't shake this feeling of almost shame for all the details, for example reading his letters intended for friends and family, and his relationship stories. I mean yeah, he was a writer and therefore a public figure, but he was also a human being and what gives us the right to spy so deeply into his private life, into his innermost and most intimate thoughts and struggles? Somehow it felt utterly wrong. Because it was all real, that's why it felt so wrong.
Otherwise, wonderful. Extremely well documented, not biased, with just a hint of humor that would have had me think the author was British if I didn't know any better. Perfect (psychological) analysis depth, perfect balance between criticizing and trusting the various sources. Kind but sassy.
As for the life story itself... sad. So damn sad. One end to the other, read it no matter how you want, it's just a sad story at every possible level.
First one: 1200 pages. And not any kind of pages. Bible-small characters pages. With 1 million footnotes. With 1 million pages of an intro (btw, the intro was so hard to read, I was fighting falling asleep after 5min...). But once the intro was over the story flows, so I won't complain more about it.
Second: at least at the beginning, the early creative years were tough for me to read because I had an uneasy feeling of violating the privacy of Rimbaud. I couldn't shake this feeling of almost shame for all the details, for example reading his letters intended for friends and family, and his relationship stories. I mean yeah, he was a writer and therefore a public figure, but he was also a human being and what gives us the right to spy so deeply into his private life, into his innermost and most intimate thoughts and struggles? Somehow it felt utterly wrong. Because it was all real, that's why it felt so wrong.
Otherwise, wonderful. Extremely well documented, not biased, with just a hint of humor that would have had me think the author was British if I didn't know any better. Perfect (psychological) analysis depth, perfect balance between criticizing and trusting the various sources. Kind but sassy.
As for the life story itself... sad. So damn sad. One end to the other, read it no matter how you want, it's just a sad story at every possible level.
February 13, 2021
La biographie la plus complète de Rimbaud, à relire tout au long de la vie.
February 12, 2015
Une somme! Passionnante, documentée avec précision et rigueur scientifique.
Displaying 1 - 4 of 4 reviews





