Vincent Marbier est un auteur de BD en panne d'inspiration depuis plusieurs années après l'énorme succès qu'a eu le tome 1 de sa série. Pressé par son éditeur qui veut voir l'album terminé, attendu par ses nombreux fans, délaissé par son scénariste qui n'en peut plus de ses blocages, Vincent est désorienté, au point d'imaginer arrêter la carrière de dessinateur. De son atelier, au bureau de son éditeur, en passant par les séances de dédicaces, de présentation à la presse et l'incontournable festival de Saint-Malo, Vincent s'engage dans la quête de l'inspiration retrouvée dans un récit didactique et haletant au cœur de la création et des coulisses de l'édition BD.
Ein tolles Buch über die Comic-Branche und was es ausmacht in dieser als Kreativschaffender tätig zu sein. Die Geschichte als solche ist ganz nett, aber letztendlich nichts besonderes. Der Zeichenstil hingegen gefällt mir sehr!
Cet album raconte le quotidien d'un auteur de bandes dessin�es qui semble avoir perdu l'inspiration... Son entourage (professionnel ou non) attend avec impatience qu'il avance sur le deuxi�me tome d'une s�rie dont le premier opus a remport� un vif succ�s, mais Vincent Marbier est en proie � la "case blanche"... Nous passons ainsi de l'autre c�t� du "rideau" : l'envers du d�cor de la cr�ation artistique et du circuit �ditorial de la BD.Les illustrations sont traditionnelles, plut�t simples mais expressives. La plupart des vignettes et planches sont bi ou tricolores, ce qui peut para�tre un peu fade, mais cela colle bien avec le rythme (assez lent) et l'ambiance (un peu flottante) de l'album. La narration est bien men�e et le sujet m'a int�ress�e, mon avis reste cependant mitig�, ce qui explique ma note "� la moyenne".
"Vincent Marbier est un auteur de BD en panne d’inspiration depuis plusieurs années après l’énorme succès qu’a eu le tome 1 de sa série. Pressé par son éditeur qui veut voir l’album terminé, attendu par ses nombreux fans, délaissé par son scénariste qui n’en peut plus de ses blocages, Vincent est désorienté, au point d’imaginer arrêter la carrière de dessinateur."
A l'image de la fameuse page blanche qui peut toucher l'écrivain - syndrome qui l'empêche d'écrire un chapitre ou bien de trouver une idée de suite -, l'illustrateur de bande dessinée peut être confronté à celui de la case blanche. On oublie souvent que ces derniers combinent parfois scénario et illustration, qu'ils ne sont pas toujours supporter par une histoire entièrement écrite et dont ils auraient "seulement" à illustrer un contenu pour un contenant. C'est le cas ici où l'on retrouve Vincent Marbier qui n'arrive malheureusement pas à illustrer la suite d'un tome qui a fait un succès énorme. Après des dizaines d'échec, la panique et le doute le prennent, il n'arrive pas à faire de suite.
La BD suit une lente trame où l'on suit la vie de ce dessinateur perdu, seul à cause de son récent divorce et côtoyant des fans, son libraire chez lequel il signe des ex-libris à la pelle, son éditeur qui lui met constamment la pression, etc... Le livre nous emmène du côté "sombre" et inconnu de la création d'une bande dessinée et, en l’occurrence ici, ses problèmes.
Concernant le dessin, il est beau, entre un crayonné brun agréable, dans le style jeté sur page de l'esquisse aboutie. Les couleurs, quant à elles, se concentrent dans les dégradés de sépia, que ce soit pour les ombres floues et qui se fondent entre elles, ou bien pour coloriser les personnages et les fonds. Il se concentre sur les personnages et leurs expression, les dessins de paysage étant plutôt minimalistes bien qu'avec certaines exceptions. Mention spéciale pour la couverture dans les tons bleu sombre à noir dont le personnage esseulé donne le ton du livre.
« Cases blanches » nous fait découvrir les rouages de la BD : festivals, expositions, pression des éditeurs, nègres, droits d’auteurs… tout y passe. On se rend bien vite compte qu’il s’agit d’un monde impitoyable gouverné par l’argent, comme partout, mais surtout où les dessinateurs ont une gloire et une reconnaissance éphémère.