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Slut shaming - Faire payer les femmes

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À l'époque du " Porno Chic ", cinéma, mode et médias s'encanaillaient avec l'imaginaire du X. Vingt-cinq ans plus tard, à l'aune de #MeToo, Ovidie relit et interroge ce moment charnière, fait d'exhibition et de stigmatisation, pour analyser la violence du " slut shaming " : ce marquage au fer rouge de femmes exposées à la sexualisation, et prises entre consécration et opprobre.

160 pages, Paperback

Published January 8, 2026

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Ovidie

34 books100 followers

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Displaying 1 - 3 of 3 reviews
Profile Image for Zorua64.
194 reviews21 followers
February 27, 2026
Ovidie tu es très lucide… jsp quoi ajouter c’est terrible mais elle a une analyse très pertinente du milieu pornographique et des enjeux du féminisme pro sexe
Profile Image for Camillibris.
5 reviews
March 18, 2026
Une lecture très intéressante qui revient sur une période relativement courte, de la fin des années 1990 au début des années 2000, mais qui a laissé des séquelles profondes chez de nombreuses femmes. Cette ère du « porno chic », largement appropriée par les dirigeants et les hommes influents des industries de la mode, de l'art ou encore du cinéma, a contribué à l’objectification du corps féminin, en particulier celui des travailleuses du sexe. Celles-ci ont été utilisées, humiliées, sans qu’aucune véritable perspective d’avenir ne leur soit offerte.

Les conséquences de cette période sont nombreuses et destructrices, et continuent de marquer ces femmes aujourd’hui : même lorsqu’elles ont quitté ce milieu, elles y restent constamment associées. Par ailleurs, cette époque a conduit à de nombreuses violences sexuelles, souvent restées impunies (cf Epstein).

Dans la dernière partie, l’autrice évoque le mouvement féministe pro-sexe, dont elle prend aujourd’hui ses distances. Elle critique notamment une libéralisation de la sexualité sans limites, qui, selon elle, peut conduire à tolérer des dérives graves. Elle pointe aussi le manque de remise en question vis-à-vis des plateformes de streaming, qu’elle considère comme un problème majeur depuis les années 2000, notamment en raison de la perte de contrôle des femmes sur leur image et, par extension, sur leur corps.

Cependant, ce mouvement a également permis des avancées importantes : il a contribué à l’intégration des questions de genre, à la lutte contre la transphobie, ainsi qu’à l’usage progressif de pronoms neutres. Il a aussi participé à la dénonciation du slut-shaming, en revendiquant une forme de réappropriation de la sexualité face aux discriminations.

Aujourd’hui, les mentalités évoluent : l’accent est davantage mis sur la responsabilité des cinéastes, des directeurs artistiques et des acteurs de la mode, notamment en ce qui concerne le respect et le bien-être des jeunes femmes (cf la figure de médiateur pour les scènes sexuelles).
Profile Image for Jessica.
866 reviews
January 23, 2026
Passionnant comme toujours. Ovidie revient sur la période où le féminisme sexe positif croise la tendance du porno chic (grosso modo le début des années 2000) et s’interroge sur ce qu’il en était vraiment. Je suis une millenial donc c’est une période qui m’est plus que familière. Sa conclusion est la réflexion que j’avais à l’époque. Difficile d’être sex positive quand on est dans un milieu profondément misogyne. Ceux qui souhaitaient le plus punir les femmes étaient aussi sans doute ceux qui consommaient le plus de porno. J’apprécie aussi le fait qu’elle réalise que comme pour ceux qui prônaient la liberté à tout prix dans les années 70, cela revient parfois à soutenir des choses carrément moches. Ce qui était un appel à la libération pouvait aussi devenir une injonction. On gagne tous à apporter un peu de nuance à nos réflexions, on peut par exemple être critique de l’industrie de la pornographie actuelle, sans pour autant cracher sur les femmes qui y participent (je le fais depuis plus de 20 ans et ça demande assez peu d’efforts). Comme l’autrice j’ai noté un certain retour de bâton ces dernières années, il est aujourd’hui si chic d’être conservateur, encore une fois on devrait aspirer à un entre deux. Bref une excellente lecture
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