A-t-on le droit d'aimer quand on doit régner ? Terrasul est dirigé par des reines masquées érigées au rang de divinités. La princesse Viviane est amenée à régner. En attendant, chaque été, ses parents l'envoient loin du palais pour qu'elle puisse vivre encore quelques moments d'insouciance. Elle y rencontre Andreas à qui elle est forcée de cacher sa véritable identité. Et ils tombent amoureux. Malheureusement, leurs devoirs respectifs finissent par les séparer. Car le jeune homme porte lui aussi de lourds secrets. Des années plus tard, Viviane se prépare à défendre son reinaume en guerre. Et se retrouve confrontée au spectre de ses décisions passées...
Amour, trahison, complots, pouvoir... un roman magistral porté par de magnifiques personnages, confrontés à des choix impossibles...
Ce livre était incroyable!! Le début compliqué a se mettre dedans et a comprendre egalement. L'univers est juste incroyable, avec un amour de jeunesse impossible, des retrouvailles meurtris... Des souvenirs et des blessures. L'écriture est incroyable je ne voulais plus lâcher le livre, les personnages sont quasi tous déchirés par lhistoire de leurs pays. La fin je ne m'y attendais absolument pas, touchant et arrachante.
J'ai adoré la plume, j'ai adoré l'histoire et j'ai adoré le pouvoir des femmes. Ivy est têtue et puissante. J'aime les retour en arrière pour comprendre le passé des personnages et les sentiments qui les lient entre eux, la difficulté de faire fi de ceux-ci en faveur de leur devoirs. J'enlève juste un point parce que j'ai pas tellement compris la fin, j'ai compris le message de la couronne de fleurs mais j'ai pas compris pourquoi...
Compliqué pour moi d'écrire cet avis. La quatrième de couverture m'avait intriguée, mais lorsque j'ai commencé le roman, c'était devenu un peu flou dans ma mémoire - ce que je préfère car ça me permet de me lancer dans l'histoire sans a priori. J'ai eu du mal au début. Mais je reconnais que je n'étais pas forcément dans un bon mood donc je ne suis pas sure que ce soit lié au style.
On fonctionne avec une narration "double". Viviane d'un côté, Ivy de l'autre.
Viviane est la Reine, mais son reinaume est menacé par un voisin très belliqueux qui veut absorber son reinaume depuis des décennies. Elle sait qu'il y a des traitres autour d'elle et essaye de son mieux de s'en débarrasser. Elle décide alors de mettre son enfant de 10 mois en sécurité, de cacher son mari dans un bastion d'où il dirigera le pays comme elle lui a appris et elle ira ailleurs. Mais alors qu'ils sont proches du but, l'un des siens la trahit et tout déraille.
Ivy est une jeune fille vive et intelligente mais maltraitée par sa nourrice. Toutefois, elle trouve une parenthèse de joie chaque été lorsqu'elle retrouve Andreas. Andreas est un noble du pays ennemis mais ils sont tous les deux enfants et s'ils cachent bien des secrets, ils profitent l'un comme l'autre de cette parenthèses pour échapper à la pression.
Plus l'histoire se déroule plus les deux récits se rejoignent, offrant un vision un peu plus complète au lecteur.
Il faut attendre en gros le dernier tiers du récit pour commencer à avoir une vision totale.
Là nous arrivons à la fin du récit et on commence à s'interroger sur la direction qui va être prise. Autant dire que ça va en surprendre plus d'un(e) ! Je n'ai absolument pas vu venir ce choix et il y a une ellipse. On arrive sur la fin d'une scène sans réellement comprendre comment ils ont pu en arriver là. Mais le pire reste encore l'épilogue. Cette dernière scène est du point de vue d'un quatrième personnage.
La mention de la couronne de coquelicot fait que le lecteur, comme les grands parents de la jeune fille, comprend qui l'a déposé. En revanche, je n'ai pas compris la fin. Il nous manque beaucoup trop d'informations je trouve. Il y a eu surement des coupes par rapport aux premiers jets, mais il m'a manqué plein d'infos, je me suis trouvée perdue. J'ai même relu plusieurs fois la fin, faisant des aller retour, pour vérifier que je n'avais rien raté, qu'il n'y avait pas de soucis avec mon livre. Mais non. C'est vraiment cette fin qui me fait baisser ma "note" globale. En effet, ce n'est pas une "fin ouverte" juste une fin...incompréhensible pour moi.
Pourtant l'autrice a des idées relativement bien exploitées. L'idée d'un reinaume qui tient, de princes élevés comme des accessoires en miroir des princesses élevées pour être des épouses dociles. Mais la partie politique est finalement un peu trop laissée de côté alors qu'elle est prépondérante pour l'intrigue. L'empereur est présenté comme un être malfaisant qui ne veut que s'étendre sans préoccupation pour les vies perdues. Mais comment passe-t-on d'un jeune homme juste, même animé par la vengeance, à un homme prêt à tuer un bébé, à torturer et à emprisonner une jeune femme innocente ? (à un moment il évoque que la princesse du pays voisin, cette monnaie d'échange, est dans les geôles de son chateau, charmant non ?) L'évolution de Viviane est bien plus cohérente. Elle a souffert toute sa vie, a manqué d'amour clairement et lorsqu'elle a trouvé le bonheur, elle a préféré écraser toute cette innocence pour être le jouet que sa mère et le pouvoir voulait qu'elle soit.
Dans l'ensemble c'est un OS qui avait de très bonnes idées, des personnages complexes (du moins Viviane), et une galerie de personnages secondaires intéressants (bien qu'un poil trop en retrait). Mais l'exposition est très longue et finalement laisse des trous dans la toile politique qui nous aurait peut être permis de mieux comprendre tout ça. Mais la fin condense beaucoup de choses et comporte trop d'ellipses à mon goût. Je reste sur ma faim et ne comprend pas ce qu'a voulu signifier l'autrice. C'est dommage. Peut être que ça aurait valu la peine d'allonger un peu le récit afin d'équilibrer la première et la seconde partie et de mieux comprendre cette fin et cet épilogue.
Mon avis : Je remercie NetGalley France et Scrineo de m'avoir permis de découvrir ce roman en service presse !
En 2026, j'ai décidé de me remettre à la fantasy / romantasy après des années sans en avoir lu. Lorsque j'ai vu "Echec à la reine" ce qui m'a attiré en premier c'est la couverture, j'ai tout de suite flashé sur les personnages et puis j'ai lu le résumé et j'étais totalement conquise ! Après tout, on parle d'une protagoniste forte, qui n'hésite pas à se mettre en danger mais on parle aussi d'un amour impossible entre deux personnes qui se connaissaient déjà avant. Premièrement, j'ai beaucoup aimé lire les passages du "code sacré" à chaque début de chapitres, cela m'a permit de me plonger encore plus dans le système de cet univers, qui au passage est assez facile à comprendre ! La deuxième chose que j'ai adoré c'est les "flashback" sous formes de chapitres sur l'enfance de Viviane et donc sur son passé avec Andreas, c'était mes passages favoris car j'ai aimé découvrir Viviane sous un autre angle et j'ai trouvé sa relation avec Andreas adorable. Aussi, ces chapitres nous permettent d'en apprendre plus sur les personnages de Daniel et Eliana ce qui ajoute des détails à l'histoire. J'ai trouvé le récit vraiment intense, je n'ai jamais eu l'impression de perdre le rythme ou de m'ennuyer car peu importe la temporalité, il se passait toujours quelque chose. J'ai apprécié les quelques chapitres du point de vue d'Eric ou encore ceux du point de vue de Daniel, ils permettent de rajouter des éléments à la trame principal, un autre regard sur la situation. Pour parler de la relation entre Andreas et Viviane, je l'ai trouvé très singulière, la trope de l'amour impossible est vraiment respecté, on ressens totalement l'amour que les 2 protagonistes ressentent l'un envers l'autre mais on ressens aussi la douleur d'avoir perdu un être cher. J'ai adoré les personnages surtout Andreas vers la fin du roman, je l'ai trouvé très touchant dans la manière dont il exprime ses sentiments, ses émotions. Lors des parties où il était enfant, j'ai beaucoup aimé sa repartie et ses petits "piques". La fin était parfaite, très émouvante j'ai ressenti tellement de choses vraiment un épilogue parfait ! Aussi, le roman aborde plusieurs sujets importants comme le deuil, les relations mère-fille ou encore la maltraitance mais ce livre est avant tout un récit féministe d'une femme forte.
Ce livre est incontournable. Voilà, c’est dit. Échec à la Reine vous embarque dès les premières lignes, sans vous demander votre avis, et débrouillez-vous avec le maelstrom d'émotions qui en résulte. On le commence pour une histoire de pouvoir et de couronne, et on se retrouve à réfléchir à ce que ça coûte, vraiment, de devoir être quelqu’un de “fort” quand on préférerait simplement être libre. En pièce maîtresse de l’échiquier, il y a Viviane, princesse façonnée pour régner (pour renoncer, donc). Le pouvoir est lourd, exigeant, solitaire et Viviane le porte avec cette fragilité contenue qui rend les personnages profondément humains, même quand ils sont nés pour être des symboles. Et puis il y a Andreas, rencontré loin du palais, dans ces moments volés où Viviane peut encore faire semblant d’être une autre. Leur relation se construit sur les silences, les demi-vérités et les choix impossibles. Une romance qui évolue avec cette tension constante qui fait qu’on comprend très vite que l’amour ici n’est pas un refuge, mais un risque. Le roman est ponctué de moments marquants qui s'insèrent et s'enchaînent parfaitement : des étés suspendus, des retrouvailles chargées de ce qu’on n’a pas osé dire, et cette montée progressive de la tension politique qui oblige chacun à faire bouger ses pièces sur l'échiquier, même quand le cœur n’est pas d’accord. Tout semble avoir un prix, et personne n’en sort totalement indemne. L’écriture d’Alyerel Ilesi est précise, élégante, toujours en poésie, mais elle sait exactement quand appuyer là où ça fait mal (Le dramaaaa). Quant à son univers, à son choix assumé de féminiser le vocabulaire afin de coller à la géo-politique de son histoire... Personnellement, je ne sors jamais indemne de ses histoires, ce qui ne m'empêche pas d'en redemander à chaque fois. Bref : Échec à la Reine fait partie de ces livres qu’on recommande avec un sourire entendu. Parce qu’on sait très bien ce qu’ils vont faire au prochain lecteur. ♟️✨
2,5/5 Merci à NetGalleyFr et à Scrineo pour l'envoi du service de presse numérique. Échec à la reine est un roman qui m’a laissée avec une impression globalement mitigée. Il ne s’agit pas d’une déception franche, mais plutôt d’une lecture correcte, parfois plaisante, qui n’a toutefois pas totalement su me convaincre sur la durée.
L’un des points forts indéniables du roman réside dans la plume de l’autrice. L’écriture est fluide, agréable à lire, avec un vrai sens du rythme et une attention portée aux émotions. J’ai également beaucoup apprécié le personnage principal, Viviane, que j’ai trouvé intéressant, crédible et suffisamment nuancé pour susciter mon attachement. Son regard et sa voix donnent une vraie personnalité au récit et m’ont donné envie de poursuivre ma lecture.
En revanche, j’ai été plus réservée concernant l’évolution globale de l’intrigue. Si le début pose des bases prometteuses, j’ai trouvé que l’histoire perdait progressivement en clarté et en impact. Certaines directions narratives m’ont semblé moins abouties, et le développement de l’intrigue ne m’a pas toujours paru à la hauteur du potentiel initial.
La fin, en particulier, m’a laissée perplexe. Je l’ai trouvée assez peu claire, avec un sentiment d’inachèvement qui ne m’a pas totalement satisfaite. Là où j’attendais des réponses ou une conclusion plus affirmée, j’ai eu l’impression que certains éléments restaient flous, ce qui a amoindri l’émotion finale et la portée du récit à mes yeux.
En résumé, Échec à la reine est un roman qui possède de réelles qualités, notamment une belle plume et un personnage principal réussi, mais dont l’intrigue et la conclusion m’ont moins convaincue. Une lecture correcte, intéressante par moments, qui pourra séduire certains lecteurs, mais qui me laisse personnellement sur une impression assez moyenne.
Merci aux Éditions Scrineo et à NetGalleyFrance de m'avoir permis de lire ce roman.
J'ai passé un très bon moment de lecture car on arrive à plonger très rapidement dans l'univers du roman et à le comprendre assez vite. Le début peut être un peu coton pour bien saisir la mythologie du reinaume mais on s'en rappelle au final assez facilement.
Le récit faisant des aller-retours passé/présent est assez bienvenu pour tenir en haleine ; j'avais hâte de voir comment les deux histoires allaient se regrouper. J'aurais cependant introduit un personnage de manière différente pour que sa trahison fasse plus révélation inattendue mais c'est purement personnel.
Les deux personnages sont très attachants (j'ai beaucoup aimé les mimiques sensibles d'Andreas, même adulte) et assez gris dans leurs agissements, même si je déplore qu'on se concentre beaucoup sur les émotions et pas assez sur les événements. L'histoire m'a plu mais j'y suis resté un peu hermétique car je n'avais pas l'impression de la suivre en temps réel. Par exemple : un personnage doit annoncer quelque chose à un autre personnage. Deux pages plus loin, nous sommes quelques jours plus tard et au détour de la narration, on apprend que le personnage a bien accueilli l'annonce faite. J'aurais bien voulu assister à cette scène plutôt qu'on me raconte sa finalité.
Mais c'est vraiment un ressenti personnel. Cette narration est un parti pris et cela n'a juste pas marché sur moi, sans me faire passer un mauvais moment.
Je n'aurais cependant pas dit non à quelques pages de plus car je... n'ai pas compris la fin. Est ce qu'une scène en particulier était une hallucination ? Dois-je me questionner sur ce que le personnage de l'épilogue affirme ?
J'ai néanmoins passé un très bon moment de lecture et j'avoue que les personnages vont un peu me manquer.
D’un côté, j’ai beaucoup aimé l’intrigue : les complots politiques, l’amour impossible, les manipulations. J’ai beaucoup aimé le personnage d’Ivy, féministe mais avec des défauts malgré tout, reine d’un “reinaume” matriarcale mais pour autant toujours axé sur des discriminations, dénonçant une lutte infini des genres. J’ai aussi aimé l’alternance entre passé et présent, qui laisse découvrir petit à petit la relation d’Ivy et Andréa, les non-dits, les raisons de la guerre, les machinations.
Mais d’un autre côté, la fin me laisse perplexe. Ok je ne m’attendais pas à la mort d’Ivy, mais je la comprends. Mais l’éllispe avec Cassia, j’ai du mal à tout saisir. Qu’elle a été l’issu de la guerre? Pourquoi ce mur? Qui sont les vrais parents de Cassia? Pourquoi cette fuite précipitée? J’ai bien compris que c’était Andréa qui avait déposé les fleurs, mais pourquoi cette réaction ? Je ne sais pas s'il est sensé y avoir une suite ou si l'autrice voulait faire une fin ouverte, mais ça me laisse confuse. Je comprends que le récit est basé sur les non-dits, et ça fait son charme, mais j’aurais aimé plus de réponses...
Après, ça reste une super lecture, j'ai vraiment beaucoup aimé !
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Un reinaume. Une princesse destinée à régner. Ses dernières années d’insouciance, cachée derrière son identité d’adolescente. Et les fantômes de son passé qui reviennent la hanter. Pas de doute, la couleur est annoncée dès la quatrième de couverture : nous allons souffrir. Et quel plaisir de s’embourber dans cette romance tragique ! Que délice de tirer sur les fils d’Ivy et de Viviane, de le voir se resserrer à chaque page, entre présent et passé ! Et quelle joie de découvrir les tropes revisités ! Le lovers-to-enemies est parfaitement maîtrisé. Prévoyez vos mouchoirs, car il est question d’amour impossible. Vous n’en sortirez pas indemne. Surtout, « Échec à la Reine » est une ode à la Femme. Forte, déterminée et mature, mais aussi désabusée, amoureuse et lucide. C’est un texte exigeant, qui vous demandera d’arpenter le chemin et non pas de regarder le train passer. Sinon, j’ai peur que vous ne passiez à côté du clou du spectacle. Cette fin…
J'avais repéré ce roman au SLPJ 2025. C'est donc sans relire le résumé que je me suis lancé dans sa lecture... Et j'ai bien fait. La narration que propose l'autrice est intéressante : 2 points de vue, une femme qui a vécu et une enfant qui a beaucoup de choses à vivre. La première doit faire face à ses choix, voir ressurgir des souvenirs tendres et douloureux, se sacrifier pour sauver son peuple dans la guerre. La seconde vie cachée, découvre le monde, développe des amitiés, et tente de grandir dans un monde d'adulte. Deux chemins de vie intrinsèquement liés, qui mènent à se poser plein de questions dont les réponses apparaissent au fil des pages. Des personnages en nuances, que l'on voit sous différents angles et qui offrent une dynamique agréable à suivre. Mon avis peut paraitre nébuleux, mais l'appréciation du récit se fait pour moi dans la découverte de ses mystères, justement... C'est donc volontairement que je tente d'éviter les spoilers ! J'ai parfois eu du mal avec les choix et les paroles des personnages, comme s'il me manquait des éléments pour comprendre ces derniers... Peut-être que ce sont des points qui auraient pu être développés ou qui ont été volontairement retirés, mais ça m'a manqué dans ma lecture. Cependant : j'ai apprécié la fin. Elle a un côté doux-amer, qui clôt parfaitement l'ambiance générale et ce que dégagent Viviane et Ivy dès le début. Bref, un oneshot surprenant, qui sort de la romantasy young adult très présente sur le marché en ce moment... A découvrir !
Malgré un début un peu difficile pour entrer dans l’univers, j’ai fini par être totalement conquise par ce livre et par la plume de l’autrice. J’ai particulièrement apprécié la place centrale et le pouvoir accordés aux femmes dans cette fantasy. La narration à double temporalité — entre le présent de Viviane en tant que reine et le passé sous l'identité d'Ivy — est très efficace : elle permet d'éclaircir progressivement toutes les zones d'ombre de l'intrigue. Une très belle découverte !