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À ce qui rouille et qui oublie

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Eimi est un robot qui oublie. Dans un monde qui ne répare pas ce qui est soumis à l'obsolescence programmée et qui abandonne ce qu'il a brisé, Eimi part en quête de ce qui pourrait enrayer la perte de ses données.

Lou Dulac aborde la question du deuil, de soi et des autres, et de la maladie, qu'elle soit visible ou non. Cette novella douce et poétique donne à voir une communauté du soin où chaque personnage tente de trouver sa place entre ce qui rouille et ce qui oublie.

175 pages, Paperback

Published October 23, 2025

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Lou Dulac

2 books

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Displaying 1 - 4 of 4 reviews
Profile Image for Benjamin - Les Mots Magiques.
440 reviews117 followers
December 7, 2025
Eimi est un robot défectueux venu d’un autre temps. Son plus gros problème ? Sa mémoire défaillante. Mais lorsqu’on la met sur la piste de la sorcière, une femme qui saurait guérir la Rouille et d’autres maladies, Eimi commence à entrevoir un espoir de guérison.

C’est toujours difficile de parler d’une novella sans trop en dire, mais je dirais déjà que le texte se démarque par une poésie et même une certaine mélancolie qui font vraiment du bien.

Point important à noter : l’autrice nous propose ici un récit avec une vraie dimension philosophique, sans l’aspect chiant et pompeux qu’on pourrait redouter. Rien que pour ça, ça vaut le coup !

Les thématiques sont passionnantes et plutôt universelles puisqu’on parle notamment de maladie, de mortalité, de deuil et de mémoire. J’y ai aussi vu une réflexion sur l’inné et l’acquis, et sur la façon dont on peut trop facilement se limiter à ce qu’on pense être capable d’accomplir, au lieu d’explorer tout l’éventail des possibles.

On aborde également la pression qu’on peut se mettre au quotidien : la pression d’être performant à tout moment, celle d’accomplir ce qui est attendu de nous ou simplement celle d’être la meilleure version de nous même, d’avoir la vie « parfaite ».

Malgré un format court et un côté très tranche de vie, cette novella a beaucoup à dire et le fait très bien. Un récit intimiste et profondément humain à découvrir absolument !
Profile Image for Yuyine.
997 reviews58 followers
January 2, 2026
Dernière et première lecture de deux années, À ce qui rouille et qui oublie est aussi mon premier coup de cœur 2026. La poésie et la sensibilité de l’écriture de Lou Dulac m’ont emporté dans ce récit qui touche au sublime. Parlant avec beaucoup de douceur du deuil, d’acceptation de la mort mais aussi d’identité et d’altérité, c’est un récit doux et très émouvant qui me restera longtemps en tête. C’était si beau! Je vous le recommande chaudement.

Critique complète sur yuyine.be!
Profile Image for Tachan.
3,068 reviews34 followers
January 6, 2026
Quoi de mieux pour démarrer cette nouvelle année, que de vous parler de mon coup de coeur de la jeune collection Novellapse de Timelapse, un texte à la croisée de Wall-E et des Robots d’Asimov avec une pointe d’espoir à la Becky Chambers. Émotions garanties.

Je découvre ici Lou Dulac, le second volet du lancement de Novellapse avec Julia Richard, une jeune autrice prometteuse, qui en plus de cette novella de SF, développe un univers de fantasy : Kosma, à travers romans et jeu vidéo. C’est dire son ambition et sa passion.

Mais ici, c’est un texte très intime qu’elle nous livre où à l’image de la couverture robot et humains devront tenir ensemble les fils de leur destinée pour tenter de se retrouver. J’ai été frappée par la poésie du titre, la richesse des émotions et la montée en puissance que j’ai vécue jusqu’à me retrouver avec une petite boule dans la gorge tant c’était beau. On y suit un robot amnésique sur une terre rejetant et mettant à l’écart ses malades, qui va vivre un voyage à la fois intérieur et spirituel des plus émouvant, me donnant l’impression d’être face à un Wall-E version améliorée par Asimov et Becky Chambers, avec cette dimension très humaine derrière la carcasse métallique.

Robot amnésique mais également robot non binaire, Eimi va tour à tour évoluer au sein de notre monde, de notre communauté humaine, ce qui rendu par une narration mi-journal intime, mi-journal de bord façon IA, interpelle. L’immersion est totale et direct. Eimi a une voix vraiment bien à elle, un regard unique qui se pose sur notre monde ravagé, et une quête personnelle qui mêle deuil et identité, soin de soi et de soin de l’autre. En une centaine de pages, c’est extrêmement riche.

L’autrice a su trouver le bon tempo entre découverte, questionnement, voyage, vie en communauté puis duo sororal qui s’impose peu à peu. La rencontre entre Duchesse et Eimi est clairement ce qui a fait mon tome, chacune poussant l’autre à s’interroger sur elle-même et si c’est facile entre guillemet pour Duchesse l’humain, ça l’est quand même moins pour Eimi. Et pourtant les deux sont très riches et se nourrissent l’une l’autre comme dans une vraie relation, ce qui va finir par naître entre elles.

Lou Doulac est extrêmement fine dans son utilisation du regard d’Eimi pour porter un jugement sur ce qu’on fait de nos malades et comment on les considère, ou encore pour traiter du sujet de la mémoire : mémoire d’un robot, mémoire d’une personne malade, ce qu’on a oublié, ce qu’on a laissé ou veut laisser. J’ai été très touchée et je comprends pourquoi on parle de hopepunk pour ce texte, car cela vient gratter sur notre relation à l’altérité (robot à l’apparence qui dérange, malades qu’on ne veut plus voir) mais sans sombre dans le drame le plus absolu mais au contraire avec des propositions apportant un espoir, un lueur, une fenêtre. Perdre, ce n’est pas que ne plus avoir, c’est ouvrir l’opportunité à avoir quelque chose d’autre. C’est beau.

Je me sens poreuse. La rouille rampe sous ma peau et me consume chaque jour. Pour l’instant, je ne souffre que de l’attente. Je n’ai dit à personne que j’étais atteinte. À quoi bon ? Les autres malades ont besoin de croire qu’il leur reste un phare dans la nuit. Or, je ne suis rien de plus qu’une bougie allumée dans une tempête. Je ne sais pas pourquoi j’ai laissé penser que je ne pouvais pas être affectée… en fait, j’ai parlé de ma rouille à quelqu’un. À un être mécanique. Il s’appelle Émilie et il est amnésique.

La poésie de rouille et de souvenirs de ce robot et cette duchesse malade a été une très jolie base de voyage émotionnel. J’ai été touchée par la sororité naissante des deux altérités, leurs espoirs conjugués qui se démultiplient et la finesse de la plume de l’autrice mettant tout cela en scène. C’est vraiment le genre de moment où je suis heureuse de lire de la SF, cet imaginaire qui s’incarne si bien avec nos valeurs.

Article complet : https://lesblablasdetachan.wordpress....
3 reviews
November 30, 2025
Une novella magnifique qui se dévore en une demi-journée.
La plume poétique de Lou Dulac nous donne à voir et à ressentir la quête intérieure d’Eimi, robot amnésique, dans un monde futuriste décadent et mystérieux.
Les thématiques de l’identité, de la maladie, de l’empathie et du collectif sont abordées de manière intelligente et subtile dans ce texte doux et émouvant. Une superbe lecture, du hopepunk comme on l’aime
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