Je n’ai pas le souvenir que l’on se soit beaucoup appesanti sur la guerre de sept ans, pendant les cours d’histoire du lycée, les rayons des librairies ne regorgent pas non plus d’ouvrage sur le sujet. Sans doute n’est ce pas un souvenir agréable pour la nation Française, que ce conflit qui confirma l’ascendant des voisins et rivaux d’outre-manche, puisque le Canada et les Indes orientales tombèrent définitivement sous l’influence Anglaise. Pour les Nord-Américains, les suites furent importantes au regard de la naissance de leur nation, puisque la disparition de la menace française au nord, conjuguée à la politique de la métropole qui décida de faire peser le cout exorbitant du conflit sur sa colonie, enhardirent les sentiments indépendantistes. Les French and Indian Wars, le jeune Georges Washington y prit part, et le dernier des Mohicans de Fenimore Cooper, en laisse une trace romancée. Une des autres suites de ce conflit fut la perdition des Amérindiens, qui ne purent plus s’appuyer sur l’antagonisme des deux nations. Mais ce conflit fut également une boucherie insensée en Europe, où la Russie, la France, l’Empire Austro-Hongrois, la Russie anéantirent des dizaines de milliers de vies humaines. C’est un amer sujet de méditation que ces monarques soi-disant éclairés qui eurent plutôt l’âme de tigres assoiffés de sang, ces dizaines de vaisseaux dont les équipages finirent engloutis par les flots, s’ils n’étaient pas décimés par les maladies. Cet ouvrage offre une vision d’ensemble très intéressante pour qui découvre cette période infiniment riche en évènements et en conséquences du 18ème siècle.