Cameroun. Terre pétrie de sentines, embrochée de lianes et de marigots, asile de superstitions et de serpents boas... Au milieu, un village " cocorico misérable ", un coin de brousse écrasé de soleil, de poussière. On sarcle les champs, on prépare le nfoufou, on rêve de lendemains meilleurs, ailleurs. Assèze grandit là, entre mère et grand-mère. Herbe folle parmi tant d'autres. Puis Awono est arrivé dans sa belle auto noire. Quant il repart pour la ville tout est dit. Assèze ira vivre chez lui, à Douala. Là-bas, l'attend Sorraya, sœur inconnue tant désirée, si vite détestée... Des lumières crues de Douala aux clandés parisiens, de la chaleur africaine aux puants frimas du métro, la route d'Assèze est chaotique et multicolore. Ses rêves sont à la hauteur de son désespoir. Ses cris sont ceux du peuple noir.
Calixthe Beyala (born 1961) is a Cameroonian-born French writer who writes in French.
She grew up in Douala with her sister. In 1978, she left Cameroon for France. She married, and has two children.
(from Wikipedia)
Calixthe Beyala est née à Douala au Cameroun. Sixième d'une famille de douze enfants, elle a été marquée par l'extrême pauvreté de son milieu. Calixthe Beyala a passé son enfance séparée de son père et de sa mère qui sont originaires de la région de Yaoundé. D'un tempérament solitaire, dit-elle, elle a grandi seule avec une soeur de quatre ans son aînée qui l'a prise en charge et l'a envoyée à l'école. Calixthe Beyala a été à l'école principale du camp Nboppi à Douala. Ensuite, elle a fréquenté successivement le lycée des rapides à Bangui et le lycée polyvalent de Douala; elle aimait tout particulièrement l'étude des maths. Calixthe Beyala a quitté Douala à 17 ans pour la France. Elle s'y marie, passe son bac pour ensuite effectuer des études de gestion et de lettres. Avant de s'installer à Paris où elle réside actuellement avec ses deux enfants, Calixthe Beyala a vécu à Malaga et en Corse avec son mari. Elle a également beaucoup voyagé en Afrique, en Europe et un peu partout dans le reste du monde. En plus du Français, elle parle l'Eton qui est sa langue maternelle, ainsi que le Pidgin, l' Espagnol et quelques langues Africaines. Calixthe Beyala a écrit son premier livre à vingt trois ans:
Récit fascinant et militant de la vie pleine de désespoirs et de déceptions d‘une jeune femme Camerounaise qui finit à Paris. Bien que le suspens m‘ai porté jusqu‘à la fin du roman, j‘avoue que c’était une lecture absolument décevante sur plusieurs plans.
Le langage était atroce par moments. Une mixture d‘un vocabulaire tellement érudit qu‘il ne faisait aucun sens dans la bouche des protagonistes du roman (surtout quand ils étaient censés n‘être que très peu éduqués et surtout à peine francophones) et d‘un ton qui rappellait tantôt un article faits-divers dans un quotidien, tantôt un essai académique.
Les protagonistes et leur dévelopement ne laissaient aucun espace pour de la vrai sympathie, étant tous, sans exceptions, complètement absorbés par leurs propres intérêts et apparemment incapables d‘une seule pensée qui ouvrirait de vraies nouvelles perspectives sur les sujets en question: les relations de l‘Afrique avec la France, la période post-coloniale, la condition de le femme.
Finalement, le plus décevant: toutes les femmes de ce roman ne semblent vivre que dans le seul espoir de trouver un mari. En attendant quoi, Elles font preuve d‘un mauvais jugement aux proportions spéctaculaires, se mettant à la merci d‘hommes dépourvus de tout charisme et, par surcroît, souvent aussi de vrai pouvoir. Incompréhensible à mon avis, pour une auteur apparemment investie dans la cause de l‘émancipation de la femme.
Très peu de romans reçoivent une telle critique de ma part. Assèze l'Africaine est un plaisir : d'un côté, un écho du conte de Cendrillon, mais de l'autre beaucoup plus complexe et nuancée.
Il existe des moments où je vois le monde à travers les yeux d'Assèze, et je ne suis plus certaine si quelque chose se passe pour vrai ou si ce n'est qu'une illusion. Pendant que son regard pour Sorraya et Awono devient plus sombre, je me sens tirée plus en plus loin sous la surface. Elle est un personnage profond et son point de vue est un bel exemple de la complexité de la femme en diaspora, déchirée entre deux mondes disparates.
Chaque moment était un choc, et m'a rendu plus investie aux personnages et leur avenir. Le plus important : ayant déjà révélé qu'elle avait "laissé mourir" Sorraya, Assèze nous tourmente avec chaque moment dangereux... Enfin, un roman plein de suspense et de complexité féminine que je considérerais relire.
A clunky, noisy book. Not sure how much of the clunkiness is from the translation and how much from the original text, but even if the text is at times pretty bad Finnish, it didn't bother me too much.
The story is about Assèze, who starts in a village in Cameroon, ends up living in Douala, the biggest city in Cameroon and then starts a new life in Paris. The book journals her difficulties living in Cameroon, getting along with her new sister Sorraya and the life as an immigrant in Paris.
Un roman en deux parties, au Cameroun puis en France, les différentes étapes de la vie. Beau récit, surtout quand on vit en Afrique, et on s'interroge entre le lien entre les gens, les vies, les pays.