4 mars 1891. Sherlock Holmes disparaît aux chutes de Reichenbach, entraînant avec lui dans la mort son plus grand ennemi, le professeur Moriarty. Effondré, le docteur Watson ignore alors qu'il va se lancer dans une incroyable enquête, qui va tout lui révéler de son ami le détective et de sa famille.
De mieux en mieux à chaque tome. Mais va falloir attendre (pas trop longtemps j'espère) pour avancer dans ces superbes dessins et cette histoire de plus en plus intéressante. Cet opus se termine sur une sorte de MakingOf qui nous offre les alternatives que les auteurs ont imaginé puis rejeté au profit du contenu de ce tome. Vraiment superbe BD.
Quatre ans, qu'il a fallu, avant qu'il ne sorte, ce tome trois !
"Quatre ans ! La grande guerre" comme se lamentait Louis De Funès dans "La grande vadrouille".
Et vu que la série doit en comporter 9 (de tomes)...
Comme le disait l'ami Jean-Claude, au rythme d'un livre tous les quatre ans, je serai pensionné quand ils la termineront ! Moi aussi.
Mais cessons ces jérémiades et passons aux choses sérieuses : ce que j'en ai pensé.
Point de vue du graphisme, c'est magnifique. Une pureté dans le trait, dans les détails. Pas de visages mal faits, comme dans certaines autres bandes dessinées holmésiennes.
Toujours coloriée dans des tons "entre gris clairs et gris foncés", cela donne une atmosphère bien spécifique à cette œuvre, la rendant incomparable.
Bon, pour celui qui aime les tons chaleureux, c'est rappé. Mais si vous aimez les dessins exécutés de main de maître, je vous la recommande.
Les personnages sont bien travaillés et si le rythme est un peu lent, c'est sans doute parce que le scénariste veut que le lecteur s'imprègne de l'histoire, se vautre dans l'ambiance, pénètre dans le passé de Sherlock Holmes, se gorge des dialogues taillés au scalpel.
Parce qu'il veut que le lecteur doute en même temps que Watson, après avoir - qui sait ? - avalé des couleuvres.
A-t-on tout dit à Watson ? Ne lui a t-on pas raconté des carabistouilles ? Ou alors, est-ce Watson qui devient fou et imagine des choses ? Son compagnon était-il bien celui qu'il croyait être ? Fut-il tué par Moriarty lors de leur combat aux chutes de Reichenbach ou s'est-il suicidé ?
Malheureusement, si Watson a passé sept ans aux côtés de Holmes, il n'a jamais réussi à appliquer sa méthode, ni à devenir un esprit aussi brillant que lui.
Attention, Watson est loin d'être un imbécile, mais face à Holmes et à son esprit, il ne fait pas le poids. Nous non plus.
Le seul qui pourrait s'en sortir mieux, c'est le jeune Wiggins, qui lui, mène son enquête du côté d'un médecin un peu étrange qui pourra le renseigner sur la encore plus étrange garde-malade du père de Holmes.
D'ailleurs, dans cet album, nous verrons la rencontre "Holmes-Wiggins" quand celui-ci n'était encore qu'un gamin d'une petite dizaine d'années. Une réflexion de Wiggins avait surpris Holmes et pour le surprendre, fallait se lever tôt.
Si cet opus ne répond, pour le moment, à aucune de mes questions, le récit s’avère toujours aussi prenant et, dans ce troisième tome, il se dirige vers l'enquête à proprement dite. Plus que dans le deuxième.
Malgré tout, de nombreuses questions sont soulevées sans avoir de réponse pour le moment.
Le fait que Watson et Wiggins mènent leur enquête séparément est une bonne idée, cela donne du suspense au scénario. De la profondeur, aussi, tant il est travaillé.
A la fin de ma lecture, j'ai eu cette impression aussi fugace qu'un furoncle purulent mal placé que l'on aimerait bien que Watson ne poursuive pas son enquête...
Qui est cet homme mystérieux qui le suit, lui et son épouse ? Pourquoi diable veut-on l'empêcher d'interroger une personne ?
Nombreuses références aussi à la ville de Pau (où certains pasticheurs disent que Holmes a passé son enfance), au peintre Horace Vernet (le frère de la grand-mère de Holmes, ça, c'est canonique), au fait que Holmes se prénommait William (pas canonique).
Petit plus : un cahier graphique passionnant qui accompagne ce volume.
Un troisième album que j'ai eu plaisir à lire et dont j'espère que la suite ne se fera pas trop longtemps attendre...
Beaux dessins, atmosphère glauque et efficace. Le problème de cette série, c‘est que chaque bédé se termine abruptement, sur une scène qui n‘a rien d‘une fin. J‘ai toujours le réflexe de tourner la page pour continuer à lire mais il n‘y a plus rien... Je comprends qu‘une prochaine bédé permettra de poursuivre l‘histoire, mais ce serait une expérience de lecture plus agréable si chaque livre comportait une fin en soi. Un ‘cliffhanger‘ serait encore mieux !
Three things about this comic: The drawing style is dark/gloomy and fits the atmosphere perfectly; Holmes fans will enjoy this fantastic graphic novel about the days after the Reichenbach case; there is different story arcs and a whole new layer to the Holmes-universe with a perfectly paced story and many amazing little details.