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L'Empire de la morale

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Adolescent, le narrateur est victime d'une hallucination qui envahit son être et altère considérablement son quotidien : tout contact physique lui devient intolérable. Sa mère, psychanalyste, l'envoie chez un confrère. Malgré les séances du docteur Hartman, le mal empire et l'adolescent est interné dans une institution spécialisée. "L'hallucination se moquait de toutes les interprétations, elle était là, en pleine conscience, comme une diablesse anti-psychanalytique, bien décidée à ma perte."

Avec humour et brio, le jeune homme surdoué évoque sa cure analytique et ne manque pas de narguer la psychanalyse de ses critiques acerbes. Progressivement, et une fois sorti de l'institution spécialisée, il va se libérer de ses démons. Ses expériences sont une motivation, un prétexte pour dénoncer les failles de cette science de l'inconscient. Le narrateur accuse également le communisme incarné par le père et s'insurge contre la violence meurtrière du processus révolutionnaire, contre la tyrannie du mensonge.

336 pages, Paperback

Published August 29, 2001

10 people want to read

About the author

Christophe Donner

53 books3 followers
Christophe Donner ou Chris Donner, né Christophe Quiniou à Paris le 4 juillet 1956, est un écrivain, journaliste, critique littéraire et cinéaste français.

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Profile Image for Zéro Janvier.
1,741 reviews128 followers
January 3, 2017
Après Ainsi va le jeune loup de sang, j'ai ressorti de mes étagères un autre roman de Christophe Donner qui m'attendait depuis plusieurs années : L'empire de la morale. Sur la quatrième de couverture, on peut lire ceci :

Un jeune adolescent surdoué, habité par une hallucination qui fait de lui un handicapé de la vie auquel tout contact physique est interdit, est interné dans une institution spécialisée. Enfin libéré, il part avec son père à Saint-Tropez avant de revenir vers Paris où il s'affranchit progressivement de ses démons.

Comment le narrateur en arrive-t-il là ? Il est le fils bâtard de Freud et de Marx, de la psychanalyse et du communisme, deux fléaux incarnés par sa mère et son père.

La religion de l'Inconscient contre celle de la Révolution ont coulé dans ses veines depuis l'enfance : c'est cette double violence exercée sur lui, ce double mensonge meurtrier du siècle, qui constituent les véritables personnages du roman.

La révolte contre la tyrannie douce d'une mère psychanalyste passe par la dénonciation de l'escroquerie du freudisme ; l'apostasie de la religion du père communiste passe par le règlement de comptes avec la légende léniniste.

De sorte que l'extrême singularité du « roman familial » touche à l'universalité du roman générationnel. Roman total où l'on trouve de la drôlerie et de la sauvagerie, de la science et de l'histoire, une théorie de la morale et une certain pratique de la fiction ...


L'empire de la morale n'est pas un roman comme les autres. Je suis tenté de dire que c'est plus qu'un roman, tant le narrateur, ou l'auteur, nous entraîne parfois dans des réflexions qui vont au-delà de la fiction. Je vais partir de l'hypothèse que c'est l'auteur qui s'exprime dans les deux passages, excellents et mémorables, où il dénonce la psychanalyse et les théories freudiennes dans un premier temps, puis le communisme, dans des démonstrations qui semblent d'une précision chirurgicale. Je n'ai pas suffisamment de connaissance de ces sujets pour évaluer la pertinence des éléments présentés par Christophe Donner, mais je dois au moins reconnaître que cela semble très bien documenté, mais aussi sa force de conviction et le fait que tout cela semble vraiment « sortir des tripes ». J'ai particulièrement apprécié ce qui ressemble presque à un cours sur l'histoire du socialisme, sur Lénine et sur la révolution russe.

Ces réflexions éclipsent presque le reste du roman, plus anecdotique à mes yeux, avec notamment des éléments sur la relation du narrateur avec ses parents. Je ne sais plus, finalement, si la dénonciation de la psychanalyse et du communisme servent de prétexte au propos du narrateur sur ses parents, ou si c'est l'inverse qui est voulu. Quel est le message, finalement ? C'est peut-être la seule critique que je ferais à ce livre : ne pas vraiment choisir entre fiction et essai. Les deux aspects du livre sont réussis, c'est là la force de Christophe Donner, mais c'est un peu perturbant pour le lecteur un peu simplet que je suis. Je reste malgré tout emballé par ce livre particulier et marquant.
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