Una macchiolina bianca. L'irrispettoso ricordo lasciato cadere da un uccellino sulla tela dell'Urlo. È il frutto della "Hestekur", la cura da cavallo che un uomo in cappotto nero decide di somministrare ai suoi dipinti, esponendoli alla neve, al vento, alla luna, agli insetti.
A 150 anni dalla nascita di Edvard Munch, un omaggio a fumetti di Giorgia Marras. Un viaggio nella cultura europea di fine Ottocento, attraverso intense atmosfere litografiche, mostrando un nuovo scorcio sul giovane artista norvegese.
A la découverte du peintre au travers de sa vie par le biais d'un roman graphique reçu dans le cadre de Masse critique sur Babelio. Un grand merci aux éditions Steinkis.
Un roman graphique en noir et blanc, qui sera teinté de bleu pour nous raconter les souvenirs de Munch. A la fin de la lecture, je comprends mieux l'oeuvre et le côté torturé de l'artiste qui à travers ses oeuvres nous livre sa détresse.
Norvège, le 08/11/1880, Munch a 17 ans et il décide qu'il sera peintre.
Il n'a pas eu la vie facile. Il était enfant lors de la mort de sa mère et de sa soeur emportées par la tuberculose. C'est un homme qui souffre. Les femmes en général l'obsèdent. Il aura une maîtresse mariée, il souffrira énormément de la jalousie. Sa soeur en psychiatrie et le décès de son père le feront sombrer un peu plus dans le chagrin.
A Paris, l'alcool le poussera encore un peu plus à la dérive, lui qui depuis la plus tendre enfance avait déjà une santé fragile s'enfoncera dans la dépression. Il ne supporte pas la joie de vivre des parisiens, il vit entouré de ses fantômes.
Il peint et pour lui la peinture ne doit pas être esclave des détails, c'est l'émotion qui doit être la plus forte, et la lumière et l'ombre organiseront ses toiles.
Il sera rejeté par ses pairs, il faudra du temps pour qu'il sorte de l'ombre. Sa rencontre avec Ibsen - qui dit de lui qu'il secoue les consciences comme aucun autre - sera prépondérante.
Munch d'une sensibilité rare est angoissé et nous livre des tableaux beaux ou laids reflétant ses fantômes.
La fin du roman graphique reprend des informations sur son entourage et des informations complémentaires sur l'artiste.
J'ai passé un bon moment.
Ma note : 7/10
Les jolies phrases
Ibsen s'adressant à Munch :
Vous parlez au spectateur comme je le fais moi-même au théâtre, mais sans l'aide des mots.
La société tolère qu'un homme ait une maîtresse mais si une femme a un amant, c'est différent. Une femme se marie parce qu'elle a besoin de protection, elle ne peut gagner seule ce dont elle a besoin pour vivre.
C'est ça, l'impressionnisme norvégien ? Des tâches de couleur et des scènes épouvantables ! Vous ne comprenez pas... Munch est le peintre de notre époque ... Il secoue les consciences comme aucun autre artiste !
Mon art, c'est autre chose ... C'est une confession que je fais de mon plein gré, j'y mets mon âme. Alors que les académies sont des usines. Elles ne forment plus des artistes, mais des machines à peindre.
La grande habilité de Munch réside dans sa capacité à sonder les côtés les plus obscurs de la vie ... là où les sentiments les plus violents trouvent leur origine.
Très intéressant de découvrir la jeunesse de Munch. Ce qui l'a amené à la peinture. Cela nous aide à comprendre son oeuvre. Des éléments biographiques très intéressants et de beaux dessins.
Intéressant, instructif mais pas d'énergie et très peu d'émotions pour dépeindre un artiste qui a fortement influencé les arts et particulièrement par l'émotion transmise. Froid, plat et pas esthétique à mon goût.