Installé depuis une vingtaine d’années dans le mythique Centre-Sud de Montréal, Richard Suicide signe enfin la toute première étude anthropologique sérieuse – sous forme de bande dessinée – sur la faune (houblonnée) et la flore (gastrique) du vénérable quartier.
Fiches pratiques et graphiques explicatifs à l’appui, l’auteur livre entre deux brosses un portrait touchant de ces éclopés qui se sont enfargés dans la rue Sherbrooke pour ensuite débouler la côte jusqu’à Ontario.
Je l’ai terminé, mais ça tournait en rond. On a fait le tour après 30 pages 🤷🏻♀️ Toujours fasciné par le temps que ça doit prendre pour faire une BD par contre ! Beaucoup d’admiration pour ces artistes ❤️
C’est extrêmement subjectif comme opinion, mais j’ai trouvé difficile de lire cette BD, car les pages sont souvent couvertes de lettres attachées alignées très serrées. De plus, c’est probablement pour dépeindre la dureté du quartier, mais les personnages et les lieux sont généralement hideux. L’histoire s’attache à montrer la vie dans ce voisinage et la faune qui l’a peuplé au fil du temps, à travers les yeux du narrateur.
Voici un savoureux recueil d’histoires et d’observations à saveur anthropologique sur la faune bigarrée du quartier Centre-Sud, un quartier montréalais. On y retrouve l’habitant moyen et ses mauvais plans, son logement et son hygiène de vie peu recommandables, ainsi que ses fréquentations douteuses. Les cases sont chargées (comme le terrain du quidam qui est en vedette dans le livre) et il faut aimer le style de Richard Suicide, mais le voyage en vaut la peine!
L’intention était peut-être de démontrer son affection pour le quartier et de dénoncer la gentrification, mais je le reçois différemment. Plusieurs blagues méprisantes et peu d’affection pour le coin outre la photo réelle de la fin. Même là, on parle de la disparition de deux résidents comme d’une boutade. Les éditions Pow Pow ont fait largement mieux avec pas mal d’autres oeuvres.
Un style visuel emblématique de la bédé underground montréalaise, aussi essentiel que Siris ou Julie Doucet. Ces planches s'encrent dans la trashitude typique des quartiers populaires : bière, baloney, BS. Un univers qui m'interpelle, comme d'hab. Manquerait quand même un liant plus puissant : un récit ou une touche surréaliste, pour s'élever du constat complaisant et nostalgique.
Chargée et profondément ludique. Il s'agit d'une œuvre essentielle pour quiconque souhaite connaître Montréal dans toute sa folie et sa résilience prolétaire.
Ça donne envie de s'en caller une grosse tiède pis de se claquer un paquet.
Des phrases bien tournées et intéressantes sur cette population et culture centre-sudesque, qui semblent se battre contre l’effet du temps. En même temps, ça tourne un peu en rond pis la BD est visuellement pas toujours facile à lire!
Lovely graphics, and some great jokes. Currently in this corner of the world, it was an entertaining read, however I don't know how much the book extends beyond that -- perhaps the excellency of the artwork itself says more than I'm picking up, however I have trouble fathoming how someone who has never lived in Montreal could really enjoy it--not to mention anyone who's never been exposed to the québécois language.