Els gossos és sense cap mena de dubte un dels textos eròtics i pornogràfics més radicals de la literatura contemporània. Dos homes i una dona. Dos gossos i un amo. Una manera catàrtica d’expressar la síndrome d’abstinència que produeix l’amant quan ja no hi és. O una manera impúdica de fer una anàlisi irònica dels petits drames personals. Aquí, si el plaer topa repetidament contra el dolor és per mirar de sortir-nereforçat. Tal com va assenyalar la crítica al seu moment, Hervé Guibert assoleix amb aquest relat una forma inigualable de paroxisme mitjançant un tractament oníric i cast de l’obscè, i és amb una sobrietat quirúrgica que descriu l’explosió del sentiment catastròfic i insensat que transfigura els actors d’aquesta història feliç. La violència infernal que provoca tota forma de gelosia troba una imatge perfecta en el gravat de Miquel Barceló que il·lustra la coberta d’aquest dos gossos barallant-se per un mateix tros de carn. I és que Hervé Guibert i Miquel Barceló van compartir una amistat única i diverses complicitats. Per això, res millor que uns gravats de gossos de Barceló per acompanyar la traducció d’Arnau Pons.
(Saint-Cloud, 14 décembre 1955 - Clamart, 27 décembre 1991) est un écrivain et journaliste français. Son rapport à l'écriture se nourrit pour l'essentiel d'autobiographie et d'autofiction1. Il est également reconnu comme photographe et pour ses écrits sur la photographie.
Hervé Guibert est issu d’une famille de la classe moyenne d’après guerre. Son père est inspecteur vétérinaire et sa mère ne travaille pas. Il a une sœur, Dominique, plus âgée que lui. Ses grand-tantes, Suzanne et Louise, tiennent une place importante dans son univers familial. Après une enfance parisienne (XIVe arrondissement), il poursuit des études secondaires à La Rochelle. Il fait alors partie d’une troupe de théâtre : la Comédie de La Rochelle et du Centre Ouest. Il revient à Paris en 1973, échoue au concours d'entrée de l’Idhec à l'âge de 18 ans.
Homosexuel, il construit sa vie sentimentale autour de plusieurs hommes. Trois d’entre eux occupent une place importante dans sa vie et son œuvre : Thierry Jouno, directeur du centre socioculturel des sourds à Vincennes rencontré en 1976, Michel Foucault dont il fait la connaissance en 1977 à la suite de la parution de son premier livre La Mort propagande et Vincent M. en 1982, un adolescent d’une quinzaine d’années, qui inspire son roman Fou de Vincent. Il est un proche du photographe Hans Georg Berger rencontré en 1978 et séjourne dans sa résidence de l’Ile d’Elbe.
Il est pensionnaire de la Villa Médicis entre 1987 et 1989, en même temps qu'Eugène Savitzkaya et Mathieu Lindon. Ce séjour inspira son roman L'Incognito.
En janvier 1988, il apprend qu’il est atteint par le sida. En juin de l’année suivante, il se marie avec Christine S., la compagne de Thierry Jouno. En 1990, il révèle sa séropositivité dans son roman À l'ami qui ne m'a pas sauvé la vie - qui le fait connaître par ailleurs à un public bien plus important. Cette même année il est l'invité de Bernard Pivot dans Apostrophes. Ce roman est le premier d'une trilogie, composée également du Protocole compassionnel et de l'Homme au chapeau rouge. Dans ces derniers ouvrages, il décrit de façon quotidienne l'avancée de sa maladie.
Il réalise un travail artistique acharné sur le SIDA qui inlassablement lui retire ses forces, notamment au travers de photographies de son corps et d'un film, La Pudeur ou l'Impudeur qu'il achève avec la productrice Pascale Breugnot quelques semaines avant sa mort, ce film est diffusé à la télévision le 30 janvier 1992.
Presque aveugle à cause de la maladie, il tente de mettre fin à ses jours la veille de ses 36 ans. Il meurt deux semaines plus tard, le 27 décembre 1991, à l'hôpital Antoine-Béclère. Il est enterré à Rio nell'Elba près de l'ermitage de Santa Catarina (rive orientale de l'Ile d'Elbe).
Les textes d'Hervé Guibert se caractérisent par la recherche de simplicité et de dépouillement. Son style évolue sous l'influence de ses lectures (Roland Barthes, Bernard-Marie Koltès ou encore Thomas Bernhard, ce dernier "contaminant" ouvertement le style de A l'ami qui ne m'a pas sauvé la vie).
Hervé Guibert compose de courts romans aux chapitres de quelques pages, qui se fondent souvent sur des faits biographiques maquillés de fiction. Le lecteur est saisi par l'intrigue brutalement exposée (ainsi dans Mes parents), et appuyée par des passages au vocabulaire sophistiqué ou par des descriptions crues de tortures ou d'amours charnelles. Ce texte est en grande partie extrait de son journal intime publié en 2001 chez Gallimard (Le Mausolée des amants, Journal 1976-1991).
Il travaille avec Patrice Chéreau avec qui il coécrit le scénario de L'Homme blessé qui obtient le César du meilleur scénario en 1984, mais aussi avec Sophie Calle. Journaliste, il collabore dès 1973 à plusieurs revues. Il réalise des entretiens avec des artistes de son époque comme Isabelle Adjani, Zouc ou Miquel Barceló qui fait plus de 25 portraits de lui. Il écrit des critiques de photographie et de cinéma au service culturel du journal L
L'un des livres les plus dérangeants, malsains et dégueulasses que j'ai pu lire de ma vie. Et pourtant, je n'arrivais pas à le fermer. Quelle étrange sensation. Âmes sensibles, s'abstenir.
Très bref roman qui est difficile à lire parce qu'horrible. Les descriptions sont tellement vivantes et vivaces qu'on en est presque hanté. Le voyeurisme est poussé à son paroxysme dans cette oeuvre de Guibert et il a vraiment voulu déranger (et faire scandale?). Les phrases sont si longues que l'on a l'impression d'y voir une interminable torture... En outre, se pose la question du lecteur qui se retrouve face à toutes ces insanies : le lecteur n'est finalement que le plus intime des spectateurs dans notre monde.
Cru et fiévreux mais aussi quelque peu dégeulasse, choquant, voire même effrayant ; l'auteur met ses fantasmes à nu dans un court récit qui ne s'embarrasse point des règles de l'écriture. Le style est pour autant incisif et les scènes incroyablement intenses.
Pas ma tasse de thé mais le talent de l'auteur est indéniable.
الجسد، الرغبات، والعلاقات المتشابكة بين المتسلط والخاضع. صور جسدية مكثفة تتحدث عن "شهوة عنيفة أو وحشية" قائمة على السادومازوخية، حيث تصبح الأجساد ميداناً للصراع بين اللذة والألم. هذه الأجساد ليست مجرد أجساد فردية، بل أجساد متداخلة، تتحرك ضمن فضاء العربدة والشهوة المطلقة. الجسد هنا كيان مليء بالسوائل والرغبات غير المروّضة. أنا القارئ مشارك في هذه المشاهد التي تتسم بشيء من الـvoyeurism، حيث أكون المشاهد السلبي الذي يراقب دون أن يتدخل، لكن أشعر أنني منغمس في هذه التجربة. العلاقة هنا، تجربة حسية مكثفة، حيث يمارس غيبير الكتابة بنفس الطريقة التي قد يمارس فيها المراقب فعل المراقبة: بحس شديد من التورط. وفيما يبدو أن غيبير يكتب عن نفسه في بعض الأحيان، فإن العمل يمكن أن يُرى كنوع من الإسقاط الذاتي، لكنه أيضاً يحمل إشارات إلى تأثيرات فكرية بميشيل فوكو.
j'ai pris l'habitude d'aller à la bibliothèque pour lire des livres courts en une seule fois. c'est un livre odieux (c'est un compliment) qu'il ne faut pas lire en public – une sorte de naturalisme grossier écrit dans le sillage de Sade et Bataille.