La marquise Casati avait eu des chaussures en diamant, teint ses cheveux en vert, fréquenté les plus grands artistes, pris toutes les drogues possibles, organisé des bals spectaculaires, aimé un boa constrictor, défrayé la chronique et habité au Ritz... Elle offrait désormais le spectacle terrifiant d'une reine déchue, d'une femme qui a connu toutes les splendeurs de ce monde et fini dans la misère. Sa vie ressemble à un conte de fées qui vire au drame ; née héritière de l'une des plus grosses fortunes d'Italie, elle mourut clocharde. C'est peut-être cela qui m'a le plus attirée, le vertige de la perte. Moi qui suis si raisonnable. C. P.
"J'ai des rites de lecture qui tiennent de la superstition maniaque. Persuadée qu'abandonner un livre porterait malheur, je suis condamnée à terminer tous ceux que je commence. J'ai aussi une notion hiératique du moment juste, du roman qui se mérite. Souvent je me dis dis:"Ah non, pas celui-ci, je ne suis pas assez mûre."" La Casati est une personne exécrable mais l'auteure arrive, grâce à son doux regard posé sur ce personnage et grâce à sa merveilleuse écriture, à nous la faire aimer. Ce que j'ai le plus aimé, ce sont les moments d'apartés où Camille de Peretti y raconte sa vie, ses recherches pour son livre, ses difficultés,… Un vrai COUP DE COEUR!