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Fausse route

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?"Les stéréotypes d'antan, pudiquement appelés nos repères , nous enfermaient, mais nous rassuraient. Aujourd'hui, leur éclatement en trouble plus d'un. Bien des hommes y voient la raison de la chute de leur empire et le font payer aux femmes. Nombre d'entre elles sont tentées de répliquer par l'instauration d'un nouvel ordre moral qui suppose le rétablissement des frontières. C'est le piège où ne pas tomber, sous peine d'y perdre notre liberté, de freiner la marche vers l'égalité et de renouer avec le séparatisme. Cette tentation est celle du discours dominant qui se fait entendre depuis dix ou quinze ans. Contrairement à ses espérances, il est peu probable qu'il fasse progresser la condition des femmes. Il est même à craindre que leurs relations avec les hommes se détériorent. C'est ce que l'on appelle faire fausse route", É. B. Élisabeth Badinter est notamment l'auteur de L'Amour en plus, de L'Un est l'autre et de XY. De l'identité masculine.

220 pages, Paperback

First published April 25, 2003

6 people are currently reading
214 people want to read

About the author

Élisabeth Badinter

52 books101 followers
Elisabeth Badinter is the acclaimed author of three seminal works on feminism—The Myth of Motherhood, Wrong Turn, and Masculine Identity—which have been translated into fifteen languages. Badinter teaches philosophy at the école Polytechnique in Paris, where she lives.

http://us.macmillan.com/author/elisab...

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Displaying 1 - 19 of 19 reviews
Profile Image for Nina.
22 reviews5 followers
December 28, 2016
le principal problème de ce livre est que Badinter parle DU féminisme en feignant de croire qu'il n'existe pas plusieurs courants et surtout elle fait graviter la pensée qu'elle juge féministe autour de 2-3 personnes absolument pas représentatives des pensées féministes ( individuelles comme moi ou associatives)les plus importantes aujourd'hui. tout au long du livre je me suis demandée :mais de quel féminisme parle-t-elle ? cet unilateralisme dénote un sérieux manque de rigueur ; Badinter convoque des soi-disants féministes qui viennent évidemment appuyer son propos et omet de mentionner l'ensemble des courants féministes français qui ne sont pas victimistes et conservateurs. j'ai eu l'impression de lire pendant 200 pages la défense du masculin face au féminisme d'aujourd'hui. un travail universitaire et rigoureux aurait facilement démontré que les courants féministes maternalistes qui en effet sont dangereux ne sont en rien la norme surtout en France. Badinter s'attaque donc à une vision caricaturale voir fantasmée d'un féminisme d'aujourd'hui qui n'est certainement pas le mien ni celui de la majorité des féministes françaises.
2 reviews
October 30, 2014
Pretty good and realist. Everyone should read this book, man and woman. It clarifies the Feminism in two branch, one negative, and the other one for a real gender equality.
Très bon livre qui remet au clair l'idée de base du féminisme et son évolution en différentes branches, bonnes ou mauvaises.
Profile Image for MountainsInMyHead.
52 reviews2 followers
December 4, 2017
"Dès lors qu'on gagne sa vie et celle de ses enfants, on peut quitter un homme qu'on ne supporte plus. Liberté précieuse, quasiment inconnue de la génération précédente. Le nombre des divorces ne cessait d'augmenter, et peu à peu le mariage traditionnel se vidait de son contenu. Exit ce carcan millénaire. Avec la contraception et l'avortement, les femmes occidentales se sont trouvées dotées d'un pouvoir sans précédent dans l'histoire de l'humanité. Qu'on le veuille ou non, cette révolution signait la fin du patriarcat. Tu seras père, si je le veux, quand je le veux."(p.11-12)
"Insensibles à la nouvelle vague du féminisme américain qui tenait un discours essentialiste, séparatiste et "nationaliste" recréant un nouveau dualisme sexuel oppositionnel, les Françaises rêvaient d'une relation apaisée avec les hommes de leur vie : père, mari, patron et les autres.
Seules les féministes universitaires avaient lu ou entendu parler des fureurs de la talentueuse Andrea Dworkin ou des combats de la juriste Catharine MacKinnon contre le harcèlement sexuel et la pornographie. Alors qu'au milieu des années 1980 les féministes américaines dénoncent déjà toutes les violences faites aux femmes, entretenant ainsi une méfiance croissante à l'égard du sexe masculin, de l'autre côté de l'Atlantique, c'est la double journée de travail et l'inexplicable inertie des hommes qui retiennent l'attention des femmes. Il est vrai que la société française était moins brutale qu'aujourd'hui et que les victimes de la violence des hommes se déclaraient peu."(p.13)
"Les sportives de haut niveau, les grandes reporters ou toutes les autres femmes qui font leur chemin dans des territoires masculins dérangent l'idéologie dominante. On préfère donc les ignorer et réserver son attention au thème de l'éternelle oppression masculine. "(p.17)
"La liberté sexuelle cède le pas à l'idéal d'une sexualité domestiquée pendant qu'on voit réapparaître le mythe de l'instinct maternel sans que nul ne s'interroge. Il est vrai qu'on est revenu à la définition implicite de la femme par la maternité pour justifier l'inscription de la différence des sexes dans la Constitution, comme si davantage de femmes dans les assemblées valait bien qu'on remette à l'honneur les vieux stéréotypes.
Il faut aujourd'hui s'interroger : quels sont les progrès réels accomplis depuis quinze ans ? Le discours féministe médiatisé qui se fait entendre actuellement reflète-t-il les préoccupations de la majorité des femmes ? Quels paradigmes féminin et masculin cherche-t-il à promouvoir ? Quel modèle de sexualité veut-il imposer ?"(p.20)
"Il n'y a pas une masculinité universelle, mais de multiples masculinités, comme il existe de multiples féminités. Les catégories binaires sont dangereuses parce qu'elles effacent la complexité du réel au profit de schémas simplistes et contraignants. Malaise aussi à l'égard de la condamnation "en bloc" d'un sexe qui ressemble à du sexisme. Malaise enfin quant à la volonté "rééducative" à l'égard des hommes qui rappelle de fâcheux souvenirs. Le mort d'ordre implicite ou explicite, "changer l'homme" plutôt que "lutter contre les abus de certains hommes", relève d'une utopie totalitaire. La démocratie sexuelle, toujours imparfaite, se gagne à petits pas."(p.68)
"Tous ces discours tenus depuis plusieurs années ont donné naissance à ce qu'on pourrait appeler une "bien-pensance" féminine. La femme incarne à la fois la victime d'une société masculine et le courageux petit soldat qui répare les dégâts causés par les hommes. Dans un article intitulé "Courage, les ravaudeuses !", Christine Clerc en donne une parfaite illustration : "Les hommes, en écrasante majorité au gouvernement ainsi qu'au Parlement rédigent des textes portant leur nom et violent [sic] des lois, énormément de lois [...]. Les femmes, elles, n'animent pas seulement des milliers d'associations pour s'occuper des personnes âgées, des malades, des exclus, des victimes de violence, des adolescents, des réfugiés."(p.76-77)
"Imposer silence à l'injustice des mots, c'est interdire l'expression de la colère. On peut certes rêver d'une humanité douce et maîtrisée qui a oublié jusqu'au sens de ce mot barbare ; en attendant, le duel verbal, ou la bonne engueulade, reste le meilleur moyen dans bien des cas de soulager les tensions et mettre fin à un conflit. Soit parce qu'on le surmonte, soit parce qu'on comprend qu'il est insurmontable."(p.109)
"Ceux et celles qui ne conçoivent les femmes que comme des victimes à protéger n'imaginent pas qu'elles puissent dire non, donner une paire de claques, bref, se défendre physiquement et moralement. L'image de la femme muette, passive et soumise n'est pas conciliable avec l'apprentissage des sports s'auto-défense au collège. Ensuite, nombre de féministes des années 1970-1980 ont fait la cruelle expérience (pour leur parti pris idéologique) de l'échec d'une éducation asexuée. Non pas qu'il faille distinguer les tâches féminines et masculines à la maison. Mais imposer aux petites filles et aux jeunes garçons les mêmes jouets, activités et objets d'identification est absurde et dangereux."(p.171)
"(...°la plupart des femmes et des hommes ont envie de vivre ensemble et de mieux vivre. C'est dire si le féminisme radical a peu de chance d'être entendu."(p.180)
"Il n'est pas inutile de rappeler ici qu'en dépit d'études plus poussées que celles des hommes, la proportion de chômeuses est plus importante que celle des chômeurs ; qu'à formation similaire, l'écart des salaires se creuse toujours au détriment des femmes ; que le "plafond de verre" n'est pas un mythe puisqu'elles ne représentent que 8% des cadres dirigeants des cinq mille premières entreprises françaises et ne sont que 5,26% à siéger dans les conseils d'administration des 120 plus grandes sociétés de notre pays ; qu'enfin nombre d'hommes arguent de leur supériorité financière pour abandonner l’essentiel des tâches domestiques et familiales à leurs compagnes."(p.185)
"En déduisant le féminin de la capacité maternelle, on définit la femme par ce qu'elle est et non par ce qu'elle choisit d'être. En revanche, il n'y a pas de définition symétrique de l'homme, toujours appréhendé par ce qu'il fait et non par ce qu'il est. Le recours à la biologie ne concerne qu'elle. On ne définit jamais l'homme par sa capacité paternelle ou par l'importance de ses muscles. Elle est d'emblée arrimée à son corps alors qu'il en est libéré. La maternité est son destin alors que la paternité est un choix. Cette cosmogonie sexuelle pose plus de questions qu'elle n'en résout. Si la maternité est l'essence de la féminité, on laisse à penser que celle qui la refuse est une anormale ou une malade. En l'étiquetant "viriliste", on lui ôte son identité et on a déclare indigne de son sexe. Elle est comme jetée hors de la communauté des femmes. Car si on plaint la femme stérile, on condamne l'égoïste qui refuse la condition de ses paires. Ce faisant, on indique bien que la maternité n'est pas un choix mais une nécessité que l'on peut tout au plus reculer dans le temps mais non éluder."(p.196-197)
This entire review has been hidden because of spoilers.
Profile Image for Noémie.
162 reviews3 followers
February 22, 2023
Une vision du féminisme qui me plaît bien, c'est un livre qu'il faut relire plusieurs fois pour bien saisir et comprendre les différents points qu'aborde Elisabeth Badinter. Il faut également faire attention car l'autrice critique et cite beaucoup de personnes différentes et parfois on découvre à la fin du paragraphe son avis à elle qui est différent d'eux. De plus, il ne faut pas oublier que c'est un roman publié en 2003 ainsi Elisabeth Badinter s'appuie sur le féminisme de la 2eme moitié du XXeme siècle qui a évolué aujourd'hui au XXIeme siècle même si certaine chose sont encore d'actualité malheureusement. Mais je recommande pour celles et ceux qui veulent en apprendre plus sur le féminisme ! Enfin, j'aime beaucoup le fait que Mme Badinter nuance ses propos tout en restant honnête avec sa manière de pensée :)
66 reviews1 follower
August 19, 2018
Très utile pour remettre nos idées en place sur le féminisme des 30 dernières années .
Irons nous vers un mâle désincarné à qui on (la société ) aura retiré ses attributs ?
Sa fonction même de reproducteur pourra aisément être shuntée !
Le gap est encore grand cependant entre les féministes essentialistes américaines et les féministes européennes !
Source d espoir pour vivre en harmonie et dans l absolu respect de l autre ...
Profile Image for Silène Edgar.
Author 55 books37 followers
June 18, 2021
Incroyablement mauvais et de mauvaise foi, comment une telle femme peut-elle se fourvoyer à ce point ? Je suis infiniment déçue.
Profile Image for Dr. Sionainn.
179 reviews20 followers
December 21, 2025
Oh, how the mighty (Badinter) have fallen. The theorist has gone the way of all rad feminists of the 1980s - getting so lost in the sauce that she's done a 180 and hates women.
Profile Image for Mandy.
661 reviews14 followers
July 17, 2013
In this short, rather polemical work, Badinter argues against what she sees as French feminism's return to essentialism, claiming that it short changes all genders. She's writing mainly for a French audience, so most of her examples were unfamiliar to me, but that didn't hamper her clear, passionate argument.

I liked Dead End Feminism and found several of Badinter's formulations and critiques to be apt and insightful, however, it also felt somewhat dated (it is about ten years old, after all) and sometimes her anger detracted from her argument.
Profile Image for Jessiane Kelly.
163 reviews13 followers
July 1, 2020
Esse livro nas mãos erradas pode causar um estrago tão grande.

Mas algumas questões que a autora levanta são bem pertinentes, a que mais me chamou atenção foi a questão da hierarquia moral: "O sexo dominador é identificado com o mal, e o oprimido como bem.". Acho que isso não ocorre somente dentro do feminismo, mas em outros movimentos sociais. Achar que pessoas que lutam por uma causa são boas por isso e assumir que estão lutando contra o mal é, ao meu ver, uma igenuidade cristã.
Profile Image for Chariv Ari.
107 reviews5 followers
June 1, 2021
J’ai débuté ce livre en sachant que j’avais de nombreux désaccord avec la pensée d’Elisabeth Badinter. Cependant, j’espérai enrichir ma réflexion féminisme. J’ai été très déçue.
Déjà, le livre manque de sources, il cite tout un tas de chiffres sans les sources et va même jusqu’à citer des romans de Houellebecq comme la preuve que notre société évolue dans un sens ou l’autre...
De plus, l’autrice passe plus de 200 pages à parler des féministes comme s’il s’agissait d’un mouvement homogènes et qu’elle ne savait pas qu’il y a plusieurs mouvements de pensées. C’est particulièrement dommageable lorsqu’en plus elle choisi de ne s’appuyer que sur des pensées assez minoritaires (du moins dans l’absence de nuance qu’elle leur prête. Je crois que ce qui m’a le plus déçu, c’est qu’elle ne propose rien d’autre. Déplorer la vision de l’égalité par certains mouvements féministes, pourquoi pas, mais encore faudrait-il proposer une vision construite ensuite.
J’ai plus apprécié la dernière partie sur la maternité, qui pointe des réelles problématiques et ébauche des solutions, cependant cela reste superficiel et É. Badinter continue là encore à faire comme s’il n’existait qu’un courant féministe.
Profile Image for Steklina.
184 reviews33 followers
October 7, 2024
Kniha byla publikována před 20 lety, takže mnohá témata či pohled na ně se zdají být zastaralá, některá nejsou u nás aktuální. Nevadí mi poukazování na násilí páchané ženami, ale militantní tón, kterým je na něj poukazováno - stejný, který je vytýkán radikálním feministkám. Ale co mě dostalo nejvíce je nedostatek empatie či základů psychologie při tvrzení, že přece ženy, na kterých je pácháno domácí násilí, mohou dnes od mužů-tyranů snadno odejít (tj. rozuměj, pokud neodejdou, můžou si za problém samy).
21 reviews
February 5, 2019
Une plongée en direct dans le Moyen Age. Les féministes font fausse route, l'hétérosexualité est une "évidence", la domination masculine un mythe, une femme doit répondre à un harceleur par "une bonne paire de claques", et face à la violence conjugale, elle n'a qu'à faire ses valises ! A ranger dans la catégorie "roman historique".
Profile Image for Juliette.
93 reviews2 followers
July 19, 2023
On est clairement pas sur un ouvrage féministe pour commencer. Je comprends que Badinter essaye de prendre du recul mais ??? Elle est à deux doigts de nous dire que les hommes sont mal dans leur peau depuis que le féminisme existe
Profile Image for Alice.
8 reviews
March 22, 2018
Essai très intéressant qui offre la possibilité d'une prise de recul et d'une relativisation à mon avis nécessaires, surtout de nos jours où si l'on n'est pas pour, c'est que l'on est forcément con...tre.
Le livre est toujours d'actualité en 2018, soit 15 ans après sa sortie. C'est dire s'il était visionnaire.
Profile Image for Rachael.
28 reviews2 followers
November 26, 2011
Bit out of date, and it's a translation from French and all the French examples just washed over me, soz.
Profile Image for Lise.
151 reviews
June 9, 2017
A l'aide d'une argumentation précise, Badinter rappelle les idées de base du féminsime et dénonce certaines dérives ainsi que les excès d'une forme de féminisme actuel. La structure du raisonnement et la clarté de l'écriture rendent la lecture agréablement facile. La plupart des arguments sont très intéressants et poussent à la réflexion. Ce livre, même 10 ans après sa parution, propose une remise en question nécessaire et c'est une des raisons pour lesquelles il mérite dêtre lu.
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