Dans les trains de nuit, mon boulot, c'est le sommeil des autres. Mais quand il s'agit de veiller sur un dormeur que l'Europe s'arrache, quand les contrôleurs, les douaniers et les énervés du cran d'arrêt cherchent à me poinçonner, je regrette le doux temps de l'Orient-Express... Tout ce que je désire, c'est éviter de me faire descendre à la prochaine.
Una lettura rapida e piacevole. Interessante la scelta di ambientare tutto il libro a bordo di un treno notte e di far agire come protagonista un cuccettista francese. La trama, nonostante le numerose ingenuità, è molto movimentata. Gli si perdona anche una superficiale caratterizzazione dei personaggi perché tutto sommato è un libro che intrattiene e che non pretende di essere il capolavoro che ti cambia il modo di vedere il mondo!
Si potrebbe descrivere il libro come interessante ma anche provocatorio. L'autore francese di origine italiana descrive con un linguaggio molto moderno la dura vita dei cuccettisti sui Wagon lits che trasportano un campionario umano variopinto e a volte grottesco.Tuttavia non traspare una grande considerazione per l'Italia e gli italiani da parte dell'autore (e questo già basta a farmelo rimanere antipatico!:non condivido affatto che sia il sole l'unico a lavorare in Italia!!)
Benaquista's first novel. The plots have surreal/magical/fantasy elements that are not very believable, but you are so taken with the author's naive charm and warm style, that you don't mind too much.
Les premiers romans policiers de Tonino Benacquista ont volontiers, et assez explicitement, un substrat autobiographique : non qu’il lui en soit arrivé d’aussi dures qu’à ses personnages, Dieu merci, mais cette part de vécu lui a permis de donner à ses polars des cadres originaux. C’est ainsi que son expérience de couchettiste pour la compagnie des Wagons-Lits lui a inspiré cette « Maldonne des sleepings » dont le titre blagueur signe son appartenance à la tradition de la Série noire. Le héros et narrateur, Antoine (Tonino pour une carte d’identité française, en somme), est donc couchettiste pour les deuxièmes classes des trains de nuit pour l’Italie. Et ce soir de janvier, après avoir refusé (quelle erreur !) un troc sur le planning, il officie dans la voiture 96 du Paris-Venise qui quitte la Gare de Lyon à 19h32. Dans les premières pages il nous fait découvrir la routine de son métier, avant qu’un voyageur n’explose de rage : on vient de lui voler son billet et son portefeuille alors même que le train aborde à peine le Jura, bien que normalement les pickpockets n’interviennent qu’après la frontière italienne. Et vous savez quoi ? ce n’est qu’un début. On commence à lire cette « Maldonne des sleepings » avec sympathie, et très vite on ne peut plus la lâcher. Benacquista, qui met en scène sa propre cinéphilie dans son récit, a retenu la leçon de Hitchcock et de Truffaut : il est peu d’endroits plus palpitants qu’un train, ce huis clos (ou pas suffisamment clos en l’occurrence) qui pourtant se dirige irrésistiblement d’un point à un autre. Le récit a toutes les caractéristiques des thrillers de Hitchcock : les personnages courent après un but donné (le « MacGuffin »), pas sans intérêt d’ailleurs, et qui est l’occasion d’un ou deux traits satiriques mais qui n’a pas besoin de nous intéresser autant qu’il les intéresse eux ; nous nous projetons avant sur Antoine, qui n’a guère à faire du MacGuffin en question, et qui agit pour une part parce qu’il n’a pas le choix — littéralement, comme dirait Pascal, il est embarqué — pour une autre pour des motifs égoïstes et compréhensibles (comme dit la quatrième de couverture : « éviter de me faire descendre à la prochaine »…) même si de temps en temps pointent chez lui une empathie, un altruisme, dont il ne tomberait sans doute pas d’accord. L’originalité de « La Maldonne des sleepings », c’est qu’ordinairement, les protagonistes d’un thriller ferroviaire sont les passagers, qui ont nécessairement des raisons d’emprunter ce train-là, ce soir-là. Ici, il s’agit d’un membre du personnel, qui ne le fait que par routine et pour gagner sa croûte — Antoine/Benacquista ironise d’ailleurs sur sa connaissance très parcellaire de Venise, la ville où il se rend par nécessité professionnelle et non par romantisme. Sauf erreur il s’agit là du deuxième roman publié à vingt-huit ans par un Benacquista encore débutant ; ce qui fait qu’on lui pardonnera volontiers la seule vraie faiblesse de son récit, qui est un léger épuisement. Pendant les cent cinquante premières pages le danger et la tension ne cessent de croître ; après l’arrivée à Venise, et alors que le retour s’annonce potentiellement tout aussi éprouvant, Antoine prend (enfin) un petit peu d’avance sur la situation et se montre capable de déployer sa propre stratégie. Bien que la fin soit d’une noirceur sans concession, on respire relativement par rapport à la première partie où il subissait sans cesse la situation en étant obligé de réagir sans cesse à l’imprévu ; après tout, Benacquista ne peut pas déclencher une guerre mondiale à l’intérieur d’un sleeping. C’est là que l’on mesure, d’ailleurs, la maîtrise ahurissante dont a fait preuve Hitchcock dans « Une femme disparaît », dont le crescendo tient à ce que la situation, cauchemardesque pour l’héroïne, ne cesse guère d’être banale pour les autres voyageurs, jusqu’à ce que ceux-ci se trouvent enfin, de gré ou de force, obligés de prendre parti et d’agir. En tout cas, « La Maldonne des sleepings » est une lecture tout à fait consolante à bord d’un TGV circulant avec une heure de retard, un polar solide, raconté nerveusement, à l’atmosphère originale et jamais surjouée. Benacquista promettait beaucoup ; depuis, il est occupé à tenir ses promesses.
J'adore les thrillers en huis clos et en temps réel, ce que ce livre maîtrise extrêmement bien. On fait rarement fausse route avec Benacquista. Les personnages pourraient être un peu plus attachants par contre.
Lu dans le train, fort à propos pour un huis clos haletant qui se déroule dans un train couchettes Paris-Venise. J'ai fini par considérer le contrôleur avec un autre oeil à la fin du voyage.
Je ne connaissais rien de Benacquista et me voilà ravi par ce roman noir où le couchettiste ne dort ni à l'aller ni au retour de ce satané Paris-Venis-Paris. L'histoire rocambolesque captive par son rythme effréné et la verve du narrateur qui malgré ses airs misanthropes cache un certain sens de la justice et une idée du devoir. À lire d'une traite, préférablement dans un hamac, un verre de rouge à la main. Un bonheur pur.
J'ai été un peu déçue par l'intrigue du roman car j'avais du mal à m'intéresser au sort et au passé des personnages, mais l'ambiance de ce train de nuit était assez captivante malgré tout.