Aimé Césaire, auteur de Cahier d un retour au pays natal, a établi le concept de « négritude ». Poète, dramaturge et homme politique, il est l auteur d une poésie qui captive par l''originalité de ses images, saluée notamment par Jean-Paul Sartre et André Breton (un « grand moment lyrique de ce temps... ») et aujourd hui mondialement reconnue. Ce recueil est constitué de la version définitive de Soleil cou coupé et de Corps perdu, réunis sous le titre général de Cadastre, auquel s ajoute le dernier recueil d Aimé Césaire, Moi, Laminaire...
Martinique-born poet, playwright, and politician Aimé Fernand Césaire contributed to the development of the concept of negritude; his primarily surrealist works include The Miracle Weapons (1946) and A Tempest (1969).
A francophone author of African descent. His books of include Lost Body, with illustrations by Pablo Picasso, Aimé Césaire: The Collected Poetry, and Return to My Native Land. He is also the author of Discourse on Colonialism, a book of essays which has become a classic text of French political literature and helped establish the literary and ideological movement Negritude, a term Césaire defined as “the simple recognition of the fact that one is black, the acceptance of this fact and of our destiny as blacks, of our history and culture.” Césaire is a recipient of the International Nâzim Hikmet Poetry Award, the second winner in its history. He served as Mayor of Fort-de-France as a member of the Communist Party, and later quit the party to establish his Martinique Independent Revolution Party. He was deeply involved in the struggle for French West Indian rights and served as the deputy to the French National Assembly. He retired from politics in 1993. Césaire died in Martinique.
Césaire, maire et communiste n'est jamais bien loin de la politique. Les peuples qui pleurent, leur innocence et les massacres niés, une constante du recueil est donc la négation. Luxuriante comme celle de l'île de Césaire, emportée par l'eau rougie par le sang, violente, telle est la nature qu'il décrit. L'on parle de l'homme noir qui tire à blanc, de ses stigmates, de sa chair. L'espoir d'un avenir vient de l'enfance, du cheval à transmettre générations futures, qui désarmeront les corbeaux. Parfois compliqué, mais intéressant.
Clairement, je passe à côté de certains de ces poèmes: manque de vocabulaire, de référentiels ou légère distraction. Mais quand ça fonctionne, ça frappe fort, dans le fond comme dans la forme: la violence des mots, leur sonorité, le rythme, la colère sous-jacente suivie d’une lascivité. Comme un Baudelaire sous acide, un Picasso de la poésie