Terribles tranches de vie et de non-vie des camps de concentration. Pas de haine, mais de la colère, de l'incompréhension, des faits. Une balle tirée dans la tête d'un prisonnier échapé et rattrapé; le vol de rutabaga pour survivre; les charettes transportant les corps sans vie vers les fosses communes; les cadavres emplilés "comme des buches"; mais aussi le courage d'une jeune allemand anonyme qui offre sa paire de gants de cuir pour que l'auteur puisse protéger ses mains en transportant des tôles coupantes, un repas convenable offert par un autre allemand et sa famille à quelques concentrationnaires ... On ne sort pas indemne de la lectire de ce récit.