Au fur et à mesure que l'espoir s'efface devant la fadaise, l'indifférence, l'impuissance de l'Homme face à lui même, c'est l'Espérance Christique qui s'élève par la Grâce dans l'humilité du coeur de l'homme.
Une description terriblement lucide des hommes rongées par le mal, non dans sa grandeur, mais dans sa lâche petitesse.
Prix de l'Académie Française en 1936. Un livre qu'on lit doucement, chapitre après chapitre, tant le texte est dense. La profession de foi d'un prêtre entre ténèbres et lumières. Une foi sincère, profonde, un curé qui se bat pour l'âme de chacun de ses paroissiens: le désespoir, le doute l'assaillent mais aussi l'espérance. On retrouve des notes et des couleurs de l'écrivain Dostoïevski. C'est un livre que j'ai lu très jeune et qui mériterait d'être relu et médité.
Une leçon d'Evangile:
"Le bon Dieu n'a pas écrit que nous étions le miel de la terre, mon garçon, mais le sel. Or notre pauvre monde ressemble au vieux père Job sur son fumier, plein de plaies et d'ulcères. Du sel sur une peau à vif, ça brûle. Mais ça empêche aussi de pourrir".