La crise actuelle s’avère l’ultime expression de la négation du procès de production : prévalence des actionnaires sur les producteurs, prépondérance des services en Occident et « usine du monde » délocalisée partout ailleurs etc. Si cette négation tyrannique a été intériorisée même par ses victimes, c’est qu’elle est au résultat de ce long dressage que réalisa le « libéralisme libertaire », dont Michel Clouscard a le premier théorisé le concept. Pour faire pièce au progressisme issu de la Résistance, écouler les surplus, il s’agissait pour le capitalisme, avec le Plan Marshall, de créer un modèle « permissif pour le consommateur », mais toujours aussi « répressif envers le producteur ». Ce fut alors d’une part l’initiation d’un « marché du désir », dont le Mai 68 sociétal a été ensuite le promoteur décisif, et qui eut tôt fait de réduire le désir au marché, et d’autre part le surgissement de nouvelles couches moyennes, tampon entre le capital et le travail et cibles de ce marché. Le modèle de consommation libidinal, ludique et marginal pour le happy few fut alors décrété seul horizon d’émancipation. « Tout est permis mais rien n’est possible. »
Alors, cet ouvrage est extrêmement dense et précurseur.
Cette critique de la nouvelle bourgeoisie "frivole" et du libéralisme libertaire -terme théorisé par Clouscard lui même- est, pour l'époque, une vision nouvelle qui a d'ailleurs été marginalisée par les autres philosophes et sociologues de l'époque, avec quelques exceptions comme Dominique Pagani, dont je conseil les œuvres.
J'avoue ne pas comprendre les autres avis, ils n'ont soit pas compris, soit ne font preuve que d'une mauvaise foi intellectuelle face à cette lecture marxiste de la société et plus particulièrement du mai 68 estudiantin.
Je ne peux pas résumer ce livre en une phrase, donc lisez le, ça sera plus simple !
Ouf! J'ai enfin terminé cette lecture impatientante. Je me demande qui est à l'origine de cette mode consistant à entrelarder les chapitres avec des paragraphes entiers de phrases sans verbes. L'esprit de clochet, les pétitions de principe, le jargon emprunté aux autres "sciences", tout est pénible.
Libro realmente interesante. Clouscard parte de la más baja cotidianidad de la Francia de los 80 para llegar a desentrañar el entramado ideológico que justificó la refundación del capitalismo tras la 2ª Guerra Mundial, lo que el autor define como la supremacía de la "socialdemocracia libertaria"
une analyse qui mérite réflexion mais qui suit une démarche bien trop généralisante et qui fait appel à des notions qui soit ne sont jamais définies dans l’ouvrage (le freudo-marxisme), soit qui le sont qu’à la toute fin alors qu’elles sont omniprésentes (le mondain)