Stefan Wul was the nom de plume of French science fiction writer Pierre Pairault. He was a dental surgeon, but science fiction was his real passion. Most of his books reflect that, showing a deep knowledge of scientific data. Pairault retired from dental surgery in 1989, but remained active in the French science fiction scene.
He published eleven novels between 1956 and 1959 and a twelfth in 1977. Only one, Le Temple du Passé (1957), was translated into English, as The Temple of the Past in 1973. His fame outside of French-speaking countries is instead due the animated adaptations of two of his novels by René Laloux. His work also include short stories and poems of science fiction.
Piège sur Zarkass est une Novella de SF française de 1958 par Stefan Wul.
1958. On sent la date à la lecture.
On y suit deux humains en mission sur une planète sous protectorat de l'empire terrien. Les indigènes (leurs descriptions n'ont pas bien vieilli) jouent un double jeu en négociant avec les Triangles (un autre empire, non-humain celui là).
Ça flirte donc avec le roman d'espionnage, d'aventure et d'exploration. Avec les tropes de l'époque.
S'y retrouvent donc la guerre froide, le guerre d'Algérie, le débat colonial, la paranoïa nucléaire, etc.
Et puis, le gros point faible du livre, Wul ne semble pas avoir quelque chose à dire sur le sujet. On est du point de vue des colonisateurs, et voilà. On sent bien une certaine sympathie toute paternaliste envers les indigènes.
Le roman vient de sortir adapté en BD. Je ne l'ai pas lu mais j'ai vu des bons commentaires. Il y a certaines longueurs dans la Novella parce que Wul est parfois lourd dans les descriptions de la faune et de la flore (c'est de l'époque, remarque), ce qui se traduit habituellement bien en BD. Je conseillerais à quelqu'un qui voudrait le lire de commencer par là.
C'est mon premier Wul et ça ne donne pas tellement envie d'en essayer d'autres.
De la vieille SF français, prise un peu au hasard. C'est étrange, ça se laisse lire, mais ce n'est pas pour autant passionnant. Le fil conducteur est ténu, on ne sait pas trop ce qui se passe, et on est juste passager d'un petit voyage, pour un final grandiloquent qui tombe un peu comme un cheveu sur la soupe (et qui semble vouloir asséner une certaine forme de vérité vraie selon l'auteur).