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Du Pape

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In Du Pape, Joseph de Maistre deepens his counterrevolutionary political theories. Beyond being an apology of ultramontanism, this essay bases its argument on theological debates and history. The argument is buttressed by a powerful style that seduced Sainte-Beuve as well as Paul Valery.

409 pages, Paperback

First published January 1, 1819

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About the author

Joseph de Maistre

489 books200 followers
A Savoyard lawyer, diplomat, writer, and philosopher. He was the most influential spokesmen for hierarchical political systems in the period immediately following the French Revolution of 1789. Despite his close personal and intellectual ties to France, Maistre remained throughout his life a loyal subject of the King of Sardinia, whom he served as member of the Savoy Senate (1787–1792), ambassador to Russia (1803–1817), and minister of state to the court in Turin (1817–1821).
Maistre argued for the restoration of hereditary monarchy, which he regarded as a divinely sanctioned institution, and for the indirect authority of the Pope over temporal matters. According to Maistre, only governments founded upon a Christian constitution, implicit in the customs and institutions of all European societies but especially in Catholic European monarchies, could avoid the disorder and bloodshed that followed the implementation of rationalist political programs, such as the 1789 revolution. Maistre was an enthusiastic proponent of the principle of hierarchical authority, which the Revolution sought to destroy; he extolled the monarchy, he exalted the privileges of the papacy, and he glorified God's providence.
Xavier de Maistre was his younger brother.

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Displaying 1 - 5 of 5 reviews
Profile Image for M.
229 reviews15 followers
December 1, 2019
This is truly an amazing apology, written by a layman for laymen. His understanding of sovereignty is convincing, and it was something that I frankly hadn't had a strong definition of before. I am glad I read this. Frequent citations to the great Enlightenment thinkers, only to use their own words and reputations against them wonderfully. Doesn't ever give over to the easy tone of light mockery, which as he himself notes, seems to appear most frequently when one attacks the truth, but maintains a respectable seriousness worthy of his subject without becoming ponderous. His ruminations on the role of Christianity in raising mankind above its natural condition of slavery and woman above her natural condition of debasement were also very interesting. Sometimes I got a bit lost in the details of papal history, but not that much background knowledge is necessary to read this and truly, truly appreciate it. I honestly think this has changed my view and helped erase a lot of my prejudices regarding the Papacy and Catholicism.
Profile Image for TS.
13 reviews
September 9, 2024
Toujours un maître d'écriture, Joseph de Maistre défend au cours de ce livre la Papauté avec une sagesse, une connaissance et une épée verbale prêtes à combattre chaque attaque, soit venue par les athées, les philosophes, l'église Photienne, les autres protestants ou les catholiques mêmes.

Il commence en donnant aux lecteurs le but principale de son livre, 'Il m’est prouvé, et je voudrais de tout mon coeur le prouver aux autres, que sans le Souverain Pontife, il n’y a point de véritable christianisme, et que nul honnête homme chrétien, séparé de lui, ne signera sur son honneur (s’il a quelque science) une profession de foi clairement circonscrite'. Selon lui il n'y a aucune Église sans le Pape, et celui qui se sépare de lui, n'appartient pas à l´Église, il est en dehors d'elle. L'importance de sa mission est soulignée avec force: 'Nous touchons à la plus grande des époques religieuses, où tout homme est tenu d’apporter, s’il en a la force, une pierre pour l’édifice auguste dont les plans sont visiblement arrêtés.' et 'Les anciens athlètes de la milice sainte sont descendus dans la tombe ; de jeunes recrues s’avancent pour occuper leur place; mais ses recrues sont nécessairement en petit nombre, l’ennemi leur ayant d’avance coupé leurs vivres avec la plus funeste habileté.'.

Puis, en parcourant brièvement les anciens, il démontre que l'idée de la souveraineté suprême existait bien avant le christianisme :
'Trop de chefs vous nuiraient ; qu’un seul homme ait l’empire,
Vous ne sauriez, ô Grecs ! être un peuple de rois ;
Le sceptre est à celui qu’il plût au ciel d’élire
Pour régner sur la foule et lui donner des lois.’

(Illiad II.204)
Et que sans une souveraineté suprême qui tient un pouvoir absolu, il n'y a pas d'unité, '-…dès qu’il n’y aura plus de centre ni de gouvernement commun, il ne peut y avoir d’unité, ni par conséquent d’Église universelle (ou catholique), puisqu’il n’y a pas d’Église particulière qui ait seulement, dans cette supposition, le moyen constitutionnel de savoir si elle est en communauté de foi avec les autres.', '…car tout gouvernement est absolu ; et du moment où l’on peut lui résister sous prétexte d’erreur ou d’injustice, il n’existe plus.'.

Ensuite, il utilise entre autres Bossuet (qui semblait craindre son argument) et Cyprien pour argumenter que la chair de Saint-Pierre ne peut pas errer :
'L’Église romaine ne connaît point d’hérésie ; l’Église romaine est toujours vierge…' (Bossuet, sur l'Unité)
'Ils osent s’adresser à la chaire de Saint-Pierre à cette Église suprême où la dignité sacerdotale a pris son origine…; ils ignorent que les Romains sont des hommes auprès de qui l’erreur n’a point d’accès' (Cyprien)

Il conclut donc sur la conception de la souveraineté du catholicisme :
'La souveraineté étant pour nous une chose sacrée, une émanation de la puissance divine, que les nations de tous les temps ont toujours mise sous la garde de la religion, mais que le christianisme surtout a prise sous sa protection particulière en nous prescrivant de voir dans le souverain un représentant et une image de Dieu même, il n’était pas absurde de penser que, pour être délié du serment de fidélité, il n’y avait pas d’autre autorité compétente que celle de ce haut pouvoir spirituel, unique sur la terre, et dont les prérogatives sublimes forment une portion de la révélation.'

Ça comporte la partie la plus important à mon avis de ce livre, mais il n'arrête pas ici. Il continue, discutant la souveraineté surtout, mais également le pouvoir des conciles (qu'il considère sans aucun important sauf si le pape proclame leurs conclusions) et les églises schismatiques. Voici quelques extraits que j'ai trouvé intéressants :
- 'Partout où se trouvent le bruit, le fracas, l’impétuosité, les destructions, etc., on peut être sûr que c’est le crime ou la folie qui agit.'
- 'Le moyen le plus efficace de perfectionner l’home, c’est d’ennoblir et d’exalter la femme.'
- ''Le prêtre qui appartient à une femme et à des enfants n’appartient plus à son troupeau, ou ne lui appartient pas assez…'
- 'Tous ces prétendus ouvriers évangéliques, séparés du chef de l’Église, ressemblent à ces animaux que l’art instruits à marcher sur deux pieds et à contrefaire quelques attitudes humaines. Jusqu’à un certain point ils peuvent réussir : on les admire même à cause de la difficulté vaincue ; cependant on s’aperçoit que tout est forcé, et qu’ils ne demandent qu’à retomber sur leurs quatre pieds'
- 'Dites donc au premier homme que vous rencontrerez sur votre route : Montrez-moi l’Église Orthodoxe, chaque chrétien vous montrera la sienne, grand preuve déjà d’une orthodoxie commune. Mais si vous dites : Montrez-moi l’Église Catholique, tous répondront : La voilà ! et tous montreront la même. Grand et profond sujet de méditation !'
- 'Qu’est-ce qu’un protestant ? C’est un homme qui proteste ; or qu’importe qu’il proteste contre un ou plusieurs dogmes, contre celui-ci, ou contre celui-là ? Il peut être plus ou moins protestant, mais toujours il proteste.'

Je n'ai pas lu beaucoup de traités sur la papauté ou la conception de la souveraineté, mais en considérant que ce livre précède la proclamation (1870, puis complétée en 1960) de ce dogme de l'Église Catholique, il me semble difficile de douter l'importance de cet ouvrage. Même si vous n'avez pas un grand intérêt sur ce sujet, il n'y a aucun auteur plus doué et plus cultivé dans les domaines de la politique, la littérature ou l'histoire que Joseph de Maistre, qui remplit chaque page de références d'une qualité remarquable..
Profile Image for Garrett Edwards.
79 reviews1 follower
May 2, 2025
De Maistre's defense of papal sovereignty asserts that "without the Sovereign Pontiff there is no real Christianity."

"The primacy of the Sovereign Pontiff is precisely what the system of Copernicus is for astronomers. It is a fixed point, from which we start; whoever hesitates on this point, understands nothing of Christian religion."

The Pope creates unity and order in the Church ("From pole to pole the Catholic who enters the church of his rite is at home"). His governance must be infallible in the spiritual order of things and sovereign in the temporal order--an indispensable (and unshakable) centre of the Church.

"It is a monarchy, the only possible form of government for ruling the Catholic Church." Just as there is no kingdom without the king, there is no Church without the sovereign pontiff.

"The authority of the Popes was, during several centuries, the real constituent power in Europe. It created European monarchy." Indeed, it was understood that the Popes gave the empire, in crowning the emperor, His imperial majesty (and in some cases the Popes had jurisdiction over the marriages of princes, which were not merely family affairs, but political treaties; "For the marriages of princes constitute, in Europe, the destiny of the people.")

And while "the Popes educated the monarchy of Europe in its youth" and the sons of kings bowed to their authority, the Protestant sects, in order not to be seen to aspire to the Catholic hierarchy, "divested themselves of all religious appearance, and placed themselves most humbly at the feet of temporal authority."

"Every church which is not Catholic is Protestant. The principle being everywhere the same--an insurrection against sovereign unity. What is a Protestant? A man who protests. Now what matters it whether he protests against one or against several dogmas...He may be more or less Protestant, but, nevertheless, he protests."

I would recommend this work if you're interested in a thorough argument in defense of papal sovereignty and Catholic apologetics (and therefore against the fragmented churches of Protestantism and their proclivity for revolt against the Roman Pontiff). DO NOT buy the Anarch Books edition. It has many editorial errors. Luckily Imperium Press just announced they are publishing their own edition, which I trust will be much better edited and annotated.
3 reviews
Read
February 1, 2022
A great work arguing for why the papacy is true and good, as well as for other uniquely Catholic traditions, such as the sacred role of Latin and priestly celibacy.
1 review
September 11, 2023
Two stars because the translation is horrible, the end notes are inscrutable and often contain untranslated Latin or French, and the book is full of typos. Just a lazy job all around. I was very disappointed. Hopefully someone competent republishes this soon.
Displaying 1 - 5 of 5 reviews

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