Premier tome d’une trilogie, ce livre nous plonge dans l’univers de l’inspecteur Specteur, un homme alcoolique et désillusionné, qui est néanmoins présenté comme le meilleur enquêteur de la planète Nète (don qu’il aurait reçu après avoir pactisé avec le diable). On le suit dans ses recherches, après la découverte d’un doigt dans une boite aux lettres, découvrant au passage une foule de personnages (le commandant Mandant, mademoiselle Zelle, le curé Ré…) et un récit complètement déjanté.
J’ai lu la trilogie de L’inspecteur Specteur pour la première fois quand j’étais adolescent, au moment de la parution des trois tomes. À l’époque, j’avais adoré, et ça avait contribué à me faire lire davantage. J’ai relu toute la série dernièrement, pour le plaisir. Ça m’a replongé dans mes souvenirs, générant même une certaine nostalgie.
Évidemment, l’histoire en soi n’est pas des plus profondes ni des plus intéressantes, et le tout a plus ou moins bien vieilli. J’ai néanmoins renoué avec plaisir avec l’humour absurde de Taschereau, tout comme avec les effets de style qu’il utilise et qui contribuent à rythmer le récit. Les personnages, les dialogues, les ruptures inattendues dans l’action et les effets de surprise rendent la lecture agréable et drôle, voire attachante.