Au début de l'été 2020, dans un Liban ruiné par la crise économique, dans un Beyrouth épuisé qui se soulève pour une vraie démocratie, Charif Majdalani entame la rédaction d'un journal. Il entend raconter cette période déroutante, la confronter à son expérience, à ses réflexions et à ses émotions - peut-être aussi espère-t-il ainsi la supporter. Mais le 4 août, le port de la ville explose. Devenue alors témoignage du cataclysme, cette chronique de l'étouffement dresse le portrait sensible d'une cité stupéfiée par la violence, au coeur de laquelle les habitants chancellent, jouets d'un destin aussi hasardeux que cruel. Le journal est suivi d'un texte inédit dans lequel l'auteur reprend l'écriture de manière intermittente. Tandis que le pays s'installe dans le désastre, il achève le récit d'un monde qui, ici mais aussi déjà peut-être ailleurs, se meurt, inexorablement.
Charif Majdalani quitte son pays en 1980 à destination de la France pour suivre des études de lettres modernes à l'université d'Aix-en-Provence. Il revient au Liban en 1993 après avoir soutenu sa thèse sur Antonin Artaud.
Dans un premier temps, il occupe un poste d'enseignant à l'université de Balamand puis à l'université Saint-Joseph où il est professeur de lettres.
À partir de 1995, il participe à la revue d'opposition L'Orient-Express, en charge de la rubrique littéraire. Cette collaboration s'achèvera en 1998 année de la cessation de publication de ce journal.
En 1999, Charif Majdalani revient à l'enseignement dans l'université Saint-Joseph de Beyrouth où il est en charge du département de Lettres Françaises. Ce poste lui permet d'accueillir des romanciers français et libanais. Lors du sommet de la francophonie 2002, il publie un livre Le petit traité des mélanges. Parallèlement à l'enseignement, on peut lire sous sa plume une chronique mensuelle publiée dans le journal La Montagne.
"Villa des femmes" obtient le Prix Transfuge du meilleur roman arabe.
Very good book and a fast read. Since I am Lebanese, I related to a lot that was written in the book and it really helped me gain a new perspective on the situation there and this way I was able to better understand the struggles that my family living there has to go through.