« Ce n’est pas une petite chose que Rome : par sa durée – près de treize siècles -, son étendue – touchant à trois continents –, les traces qu’il a laissées dans la mémoire des hommes, l’empire fondé par Rome acquiert les dimensions d’une expérience historique universelle. (…) Tensions entre identités locales et globalisation, entre démocratie et populisme, chocs des impérialismes, changements climatiques, catastrophes sanitaires, migrations humaines, rien de tout cela n’a été absent de cette première mondialisation que fut l’Empire romain. » Alexandre Grandazzi L’ambition de ce livre est à la fois simple et démesurée : sans sacrifier l’érudition aux impératifs de vulgarisation, il offre un aperçu des grands jalons d’une histoire romain qui peut, et parfois doit, s’écrire au présent et qui est enrichie par les avancées scientifiques récentes. Dans une nouvelle édition refondue, cette brève synthèse propose donc un survol général de l’histoire de la civilisation romaine, de la fondation semi-légendaire de la Ville au viii e siècle av. J.-C., jusqu’à la disparition de l’Empire en Occident au v e siècle. Elle permet à l’étudiant ou au lecteur curieux de poser les principaux jalons de cette histoire, tout en offrant une introduction aux grandes tendances de la recherche contemporaine dans le monde francophone et anglo-américain.
En collaboration avec Mathieu Engerbeaud et Pascal Montlahuc
Honnêtement, bien que ce soit un outil d’étude et un manuel qui fait partie d’un cursus scolaire à la base, je ne cesserai d’applaudir le génie de la vulgarisation intelligente de Pierre-Luc Brisson dans ce fabuleux ouvrage sur la Rome Antique. Je suis choyée de l’avoir comme professeur et d’avoir la chance de le lire. Les idées et les termes utilisés sont tissés avec tant de soin. Sans sous-estimer son lecteur, mais en transmettant les idées de manière pédagogue, je suis maintenant une passionnée de l’Empire Romain.
L’histoire de la Rome antique, d’un Romulus à l’autre. C’est une tâche complexe et ambitieuse de présenter 12 siècles de civilisation, de guerres, de réformes et de culture dans un bouquin qui contient à peine 200 pages. L’auteur y arrive pourtant avec brio, quand on considère le livre pour ce qu’il est : une introduction. On y découvre les personnages notables de cette histoire, leurs actions parfois spectaculaires et leurs décisions marquantes, mais on y fait aussi une brève incursion dans la vie sociale et culturelle, touchant tantôt aux sports, aux spectacles et à l’alimentation, tantôt aux arts, à l’architecture et aux croyances.
Évidemment, on voudrait en lire toujours un peu plus; on voudrait que les sujets soient traités plus en profondeur, car, ça va vite (parfois trop vite). Mais ce sont là les limites d’une introduction. Celle-ci a au moins le mérite d’être richement documentée (la présentation des positions et traditions historiographiques, dans certaines sections, est particulièrement appréciable), cohérente et rédigée de manière claire et concise. L’objectif est tout à fait rempli, puisqu’au terme de la lecture, on arrive avec un portrait général mais complet de la Rome antique, et on parvient à mieux comprendre les éléments marquants de cette civilisation dans laquelle nos sociétés occidentales contemporaines trouvent leurs racines.
Les seuls aspects négatifs de ma lecture touchent à l’aspect éditorial/de mise en page : j’aurais préféré des notes plus complètes et en bas de page, des images plus détaillées et en couleurs, une meilleure utilisation des tableaux et des chronologies, etc. Pour le reste, il s’agit d’un très bon ouvrage de synthèse qui saura plaire à plusieurs types de lectorat.