Ben ritrovato, Blueberry. Che con la tua faccia da giovane e scanzonato Belmondo ci mostri il lato oscuro della guerra di secessione, la brutalità di un conflitto civile in un mondo già spinto verso la modernità ma ancora fermo a vecchie credenze, alle streghe, alle lettere scarlatte e alla follia di superstizioni predicate da ciarlatani. In questa storia, da una parte ci sono i servizi segreti, efficienti e crudeli come se fossimo in un film di James Bond; dall'altra, masnade di contadini ignoranti e creduloni, miserabili e disperati come tutti i civili quando si trovano in mezzo a guerre di cui nulla sanno. In mezzo ci sei tu, Blueberry, con la tua razionalità, il tuo coraggio, la tua fiducia nell'uomo e la voglia di combattere le ingiustizie, evitando di commetterne tu stesso. Tu, tenente Blueberry, potresti essere l'eroe di un mondo che tutti noi vorremmo il mondo dei giusti. Intorno al nostro eroe fioriscono i boschi e le praterie disegnate con la consueta ricchezza da Blanc-Dumont; i villaggi calcinati e le prime austere architetture neoclassiche di un mondo che cercava un'origine nell'Europa già perduta per sempre; la bellezza della donne e la vigoria dei maschi, a rappresentare l'energia e la forza di un paese nascente, com'erano allora gli Stati (non ancora Uniti) d'America.
Bon, on ne va pas tourner autour du pot, mais si déjà 1276 âmes ne brillait pas à fond, on peut dire que Rédemption touche le fond.
Cet album, je ne l’avais jamais lu, il y avait un trou dans ma collection de « La Jeunesse de Blueberry » avec les tomes 17 et 19 que je me suis décidée à acheter afin de combler ce vide.
J’aurais pu éviter le tome 19…
Pas l’habitude d’être autant déçue par un Blueberry mais ici, à jouer avec le côté fantastique, on fout tout l’édifice déjà difficilement monté dans le tome précédent et on scie la branche sur laquelle on avait posé ses fesses.
Et puis merde, je spolierai un peu : le général Sheridan qui n’avait pas trop envie que l’on retrouve sa nièce vivante change radicalement de bord et le voilà presque larmoyant, se repentant amèrement d’avoir osé se frotter les mains à l’idée qu’on la tuasse et qu’il héritasse de tout (pas français ? M’en fout).
Rédemption, d’accord, mais bordel, pas si vite ! Il retourne sa veste plus vite que Jacques Dutronc dans sa chanson ! Quand au type que Blueberry a aidé dans le bar, on se demande bien de quel côté il roule et si Blueberry ne va pas se retrouver pris entre le marteau et l’enclume.
Mais ce qui m’a le plus fout en l’air cette lecture, c’est le personnage de Virginia Kindman : elle est belle, elle est forte, a plus d’un tour dans son sac, mais on frôle le côté fantastique en faisant d’elle une véritable sorcière qui parle aux animaux, qui voit tout, sauf certaines choses importantes et dont la dernière scène est à la limite de la guimauverie.
Il y avait moyen d’utiliser ce personnage d’une meilleure manière.
Quand au pasteur zinzin et meurtrier, il est tout à fait du côté obscur et n’a rien pour le récupérer, ce qui est dommage, un peu de nuance aurait pu nous faire hésiter sur nos sentiments envers ce type.
Bref, pour une fois, je suis déçue d’un Blueberry, pourtant, Corteggiani m’avait habitué à mieux.