Dans la plus grande ville du Québec maritime, un garçon apprend à habiter un univers qui ne lui ressemble pas. Son enfance et l’âge adulte n’ont que peu de distinction. Entre la mère, les tantes, le père absent, les dépendances, le baptême et l’enterrement, il ne comprend pas comment être un enfant et rêve au jour où il deviendra vieux. Rimouski, mars 2003. La grand-mère, celle qui inspire et rassure, meurt. La cirrhose emporte Jeannine, alors que ce sont les autres femmes qui boivent. L’harmonie familiale se fragmente. Les souvenirs se mélangent. Le jardin de la morte est une autofiction morcelée sur l’apprentissage de l’enfance, de la mort et du songe où l’art devient sortie de secours.
Pierre-Luc Gagné est né à Rimouski, quelques mois avant le référendum de 1995. Récipiendaire du prix « nageur olympique dans les nuages » aux derniers jeux d’été et d’hiver, il se parfume de poésie à temps perdu et il perd toujours son temps. Ne voulant rien manquer, il se trempe le nez un peu partout. Il étudie en techniques de travail social au Cégep de Rimouski avant de se diriger vers les lettres et le cinéma à l’Université Laval. Lorsqu’on lui demande ce qu’il veut faire plus tard, il répond qu’il souhaite aimer longtemps. Son activité créatrice s’intéresse aux formes de l’intime. Il a publié L’Homme est un lion que je n’ai su faire rugir (Hamac, 2021) et Le jardin de la morte (Hamac, 2023). De plus, il est codirecteur littéraire du collectif de nouvelles En ces territoires, nos pas divergent (L’instant même, 2025).
Comme j’ai aimé la douceur et l’amour qui se dégage de ce livre.
En nous plongeant dans les souvenirs de son enfance, l’auteur nous permet de découvrir petit à petit les femmes qui l’ont entouré. Plus particulièrement, sa grand-mère à qui il offre un bel hommage avec ce livre.
Des bribes de vie qui m’ont touché, attendrie mais aussi, réconforté. Ça m’a fait penser fort à ma grand-mère.
lu d’une traite en un dimanche après-midi gris et morose, où la poésie de Pierre-Luc a amené de la lumière et une certaine chaleur; mais surtout une nostalgie de ces femmes qui ont quitté notre/la vie. ❤️🩹
"Cette étrange habitude de contourner la vie par le vide." - - - - - - "Je m'adresse à son absence. Pour qu'elle tende l'oreille endormie ..." - - - - - - "je vise la pleine conscience.
« (…) mais je sais très bien que toutes les vies méritent leur cinéma. »
« (…) j’occupe mon seul espace confortable: ton cinéma. »
La traversée d’un jardins de souvenirs qui restent collés à la peau, durant laquelle on y déterre des instants de notre passé. J’ai l’histoire de ma mère, sur les mains, humide et tiède, comme quand on joue dans la terre.
Merci Pierre-Luc pour cette promenade hors du temps.
L’AUDACE de me chambouler pages après pages avec une écriture et un récit qui hit too close to home, et de name drop Jeannine, le nom de ma grand-mère as well😭 please… venez me chercher je suis en boule dans mon lit live.