Les premiers souvenirs de Jacques Brel me viennent des ondes radiophoniques. France Inter diffusait souvent «La Fanette», «Ne me quitte pas», «Au suivant», «Le Moribond»; il était, à l'époque, presque impossible d'échapper aux chansons de Brel (surtout pour un gamin qui pour tromper l'ennui d'une enfance en province vit l'oreille collée au poste). Étrangement, l'écoute de ces chansons d'une tristesse infinie vous projetait dans une autre dimension. De même qu'un bon livre, elles ouvraient les portes d'un univers. Celui d'un monde où les hommes existent, se parlent, vivent leur peine ou leur misère. Un monde où l'on exprime des sentiments intimes sans tabou. Un monde où l'on n'est plus seul. Si les propos en sont souvent graves, jamais une chanson de Brel ne plonge son auditeur dans la mélancolie. Les protagonistes de ses scénettes nous apostrophent et, par ce procédé, se créent une existence propre. Tous les prénoms Fernand, Jef, Mathilde, Madeleine, Germaine..., qui peuplent son oeuvre, représentent autant d'infortunés anonymes dont il décrit le désespoir. Leur condition importe peu, car ils possèdent tous l'essentiel, un destin. Brel chante leurs faiblesses, leur bêtise, leur lâcheté, leur défaite, mais aussi leurs rêves, leurs espoirs, leurs désirs d'échapper à une existence ordinaire. L'épopée de ces héros du néant est juste un hymne à la grandeur de l'humanité aussi magnifique que dérisoire. S'élever, se dépasser, conquérir, voilà le credo de Brel. Seuls comptent l'envie, le désir, l'espoir. Peu importe notre parcours, pourvu que l'on se surpasse.
Jacques Brel – The Impossible Dream by Serge Vincendet
Very good
When you search the web for Jacques Brel and the impossible dream you get the story or the songs from The Man of La Mancha.
Even if you look for it in French.
I am not what these notes will refer to, since I listened to a Romanian adaptation to what may be the book singled out on goodreads.
Or maybe not.
Nevertheless, the play I heard is about the interesting life a Rebel With a Cause- that of the arts, singing and writing.
Jacques Brel clashed with his family quite early, when he has announced his intention to sing
- You will not make it in this line of work
- My intention is not to make it but to make my life
Or words to a similar effect... this marked a separation, since the family was not willing to support what it saw as a bad choice.
It seems a bit exaggerated that even if they were well off, they decided to go so hard against what is not at all a shameful choice.
Jacques Brel has enjoyed success to the point that he baffled critics and the public with his stand, when he decided to quit singing.
The journalists were not convinced when the artist told them about his reasons:
- I have got used with singing and the stage…I feel I am not honest anymore
- But you are so successful and acclaimed
- I want to be honest with my audience and I feel it is becoming a habit and I do not give 100%
- This is a publicity stunt!
- No, I have more than enough appreciation, but you believe what you want
This already sounds extraordinary- a star going off stage at the height of his career, but the reasons are even more spectacular.
Jacques Brel was a perfectionist and has always worried about the quality of his performance and when sincerity seemed to be lacking he said goodbye.
He stayed somehow within the business by writing lyrics and after some time, getting back on stage for The Man of La Mancha.
He felt there were many similarities between himself and Don Quixote.
However, after quite a short time the illness got the better of Brel, who had to take it easy and stop performing.
He met the woman of his dreams.
In romantic relationships he was –again- a perfectionist, feeling that he needs to be involved deeply and refusing short encounters.
Tal Ben- Shear has a book about perfectionism where he argues that maximizers and perfectionists are worse off than satisfiers.
It is better to be satisfied with the best possible outcome and not search in vain for perfection, which will never come.
Looking for perfection is destined to bring disillusionment.
The Jacques Brel song that I loved and knew for many years is this one
Ne me quitte pas Il faut oublier Tout peut s'oublier Qui s'enfuit déjà Oublier le temps Des malentendus Et le temps perdu A savoir comment Oublier ces heures Qui tuaient parfois A coups de pourquoi Le coeur du bonheur Ne me quitte pas Ne me quitte pas Ne me quitte pas Ne me quitte pas
Moi je t'offrirai Des perles de pluie Venues de pays Où il ne pleut pas Je creuserai la terre Jusqu'après ma mort Pour couvrir ton corps D'or et de lumière Je ferai un domaine Où l'amour sera roi Où l'amour sera loi Où tu seras reine Ne me quitte pas Ne me quitte pas Ne me quitte pas Ne me quitte pas
Ne me quitte pas Je t'inventerai Des mots insensés Que tu comprendras Je te parlerai De ces amants-là Qui ont vu deux fois Leurs coeurs s'embraser Je te raconterai L'histoire de ce roi Mort de n'avoir pas Pu te rencontrer Ne me quitte pas Ne me quitte pas Ne me quitte pas Ne me quitte pas
On a vu souvent Rejaillir le feu De l'ancien volcan Qu'on croyait trop vieux Il est paraît-il Des terres brûlées Donnant plus de blé Qu'un meilleur avril Et quand vient le soir Pour qu'un ciel flamboie Le rouge et le noir Ne s'épousent-ils pas Ne me quitte pas Ne me quitte pas Ne me quitte pas Ne me quitte pas
Ne me quitte pas Je n'vais plus pleurer Je n'vais plus parler Je me cacherai là A te regarder Danser et sourire Et t'écouter Chanter et puis rire Laisse-moi devenir L'ombre de ton ombre L'ombre de ta main L'ombre de ton chien Mais Ne me quitte pas Ne me quitte pas Ne me quitte pas Ne me quitte pas.