Arashiyama Ko^zaburo^ a deux amours, la cuisine et la litte´rature. Il est toujours passionne´ par son sujet, qu’il s’agisse d’un hai¨ku, d’un œuf ou d’un banquet de pirates. Il nous apprend comment boire du lait a` bicyclette, de´cline ses cent soupes pre´fe´re´es au miso, e´tudie les sept me´tamorphoses de la fe`ve de soja ou perce le secret me´taphysique du trou dans la racine de lotus. Ses Carnets de table sont de´lectables, la malice s’y marie a` une fantaisie de´bride´e. Cependant, mine de rien, ils demandent beaucoup d’e´rudition et une documentation minutieuse. Arashiyama nous e´tonne, nous fait rire, nous met l’eau a` la bouche et, tout brillant qu’il est, ne rechigne pas a` nous livrer ses recettes prive´es pour pre´parer le riz, les raviolis wantan, les ramen froides, les chenilles de cerisier, un œuf dur ou` le jaune et le blanc sont inverse´s, et bien d’autres encore. Quel re´gal!
Ironique à souhait, fascinant dans ces recettes et ces opinions bien senties sur l’art et la manière d’assortir les saveurs et les textures, des phrases ciselées comme le plus élégant persil et des digressions surréalistes sur les corps, la nourriture et la littérature. On se demande souvent si l’auteur est sérieux, découvre vite qu’il ne l’est pas et pourtant 😁. La littérature japonaise exquise et complexe 👏👏👏👏👏
Quelle gourmandise ce livre! D’une poésie et d’une douceur, plein de facéties et de malice. L’auteur m’a fait voyager au Japon et replonger dans ce pays si merveilleux.