Ein Sammelband, der, ausgehend von der deutschen Militärgeschichte, über die jüngeren Einschnitte zwischen 1871 und 1989, bis zu den Forschungskontroversen um den Ausbruch des Ersten Weltkrieges, neue Einsichten - auch in den Gang und die Hintergründe der modernen nationalstaatlichen Entwicklung unseres Landes seit 1990 bietet. Das ist wertvoll.Sch. warnt letztlich davor, aus der Geschichte nicht zu lernen. Ob Bismarcks preußischer Weg, die Rückschläge, welche diese kleindeutsche Lösung erfuhr, oder die Neuansätze seit 1990, die charakterisiert sind durch eine Weltlage zunehmend in der Krise. Eine deutsche Politik, basiert auf die schmale Basis in Zentraleuropa, so Sch., wird die Fragen der Zukunft nicht beantworten. So bietet dieses "Lesebuch" (Beiträge Sch./Hamburg, Wette/Freiburg, Otto/Potsdam, Moses/Brisbane) mehr als nur abgelebte Geschichte nacherzählt. Es geht im Grunde um die Ausgangsbasis für zukünftige staatliche Entwicklung. Ob das die Politik hört, ist jedoch ungewiß. Wissenschaft ist, entgegen deren Selbstverständnis, eben gerade nicht die Chefberaterin der Herren Politiker. Das war mir wertvoll.
Revue historique 2005/1 (n° 633) 240 pages Bernd F. Schulte, Weltmacht durch die Hintertür. Deutsche Nationalgeschichte in der Diskussion, Hamburg, Dr Schulte (Hamburger Studien zur Geschichte und Zeitgeschehen), 2003, 511 p.
L’auteur de ce livre très personnel, riche en contenu et provocant de ton, a enseigné à l’École de la Bundeswehr, puis produit des films et des émissions de télévision. Il a été l’élève du professeur de Hambourg Fritz Fischer, dont les ouvrages sur les buts de guerre allemands en 1914, Griff nach der Weltmacht et Krieg der Illusionen, ont suscité[provoqué:] il y a quarante ans une âpre [bitter:] « Querelle des historiens », avant celle des années 1980 sur les origines du national-socialisme. Dans cette revue (RH, 228, 1962 et 245, 1971), le plus grand expert français, Pierre Renouvin, salua « une œuvre sincère [gerade heraus/offen:], souvent pénétrante [überzeugend:] », appuyée sur des documents, tout en marquant quelques réserves sur son esprit de système. Jacques Droz dressa aussi un précieux bilan de la controverse (Les causes de la Première Guerre mondiale. Essai d’historiographie, Paris, Le Seuil, 1973). Aujourd’hui, tout en ayant pris quelques distances envers son maître, Bernd Schulte ranime la controverse, en regroupant des textes divers, issus en général de sa plume. La démarche est souvent déconcertante. Un même développement est donné deux fois, en allemand puis en anglais (avec des compléments), et certaines affirmations sont répétées en surabondance [Überfluß:]. Bien d’autres, en revanche, restent trop allusives, laissant sur sa faim le lecteur étranger. Par ailleurs, il s’agit d’un ouvrage de combat, très agressif contre « l’historiographie officieuse », contre « la phalange de la corporation ». Sous ces fortes réserves, on peut apprécier une collecte intéressante de citations, extraites en particulier des correspondances entre universitaires, accessibles aux Archives fédérales dans leurs fonds individuels (Nachlässe). Le morceau de résistance est consacré à un document projeté au cœur du débat, le Journal de Kurt Riezler. Cet intellectuel fut à la veille de la Grande Guerre le confident journalier du chancelier Bethmann-Hollweg et nota fidèlement les réflexions de celui-ci. Il enseigna ensuite en Université, émigra aux États-Unis sous le nazisme, car sa femme était juive, et revint en Europe après 1945. Le président fédéral Theodor Heuss, qui avait été son camarade d’études, estimait fort « son esprit pénétrant [durchdringend/scharf:], avec tous les traits bouffons qu’il cultivait d’autre part ». Kurt Riezler conservait ses carnets manuscrits, en hésitant à les publier. Après sa mort à Munich en 1955, sa famille les confia au Pr Karl Dietrich Erdmann, de Kiel, qui les édita en 1972. Bethmann-Hollweg, responsable lucide [einsehbar:] , quoique hésitant sous les pressions qu’il subit, y apparaît certes comme un haut fonctionnaire dévoué à son empereur, comme un patriote attaché à la grandeur de l’Allemagne, mais non comme le champion de l’impérialisme brossé par Fritz Fischer. Ce document est précieux, car les papiers personnels du chancelier ont été détruits avec son château de Hohenfinow. Cependant, il y manque le carnet XXX (fin juillet 1914), qui a disparu dans des conditions mystérieuses. Or des initiés, qui l’avaient vu du vivant de Riezler, ont affirmé qu’il contenait au moment décisif « des déclarations belliqueuses » (kriegslustige Ausserungen), surtout vis-à-vis de la Russie (p. 67). Gerhard Ritter, le grand spécialiste, mis au courant, a sursauté et s’est interrogé sur « ce sombre secret », sur ce « secret d’État » (p. 67-10). Cela conduit Bernd Schulte à dénoncer [erklären:] sans ambages [Hintergedanken/ Reserve/ direkt:] une « falsification », visant à forger une arme contre Fischer. Pour lui, les historiens les plus en vue ont constitué une coalition antirévisionniste, afin de sauvegarder l’honneur de l’Allemagne éternelle. Les plus âgés avaient combattu pour leur patrie pendant la Première Guerre mondiale ; les plus jeunes, pendant la Seconde. Ils ont réagi parallèlement, à un moment où la nouvelle Allemagne démocratique ne voulait pas se voir imputer [vorwerfen:] un penchant [Neigung:] séculaire à l’impérialisme conquérant. À la manière du journalisme d’investigation, l’auteur passe en revue « les historiens dans l’ombre », ces maîtres qui dominent la corporation. Dans des notices minutieuses, plutôt malveillantes, il se plaît à rappeler les convictions nationalistes de leurs débuts et leurs gestes d’adhésion au IIIe Reich à ses débuts, même s’il reconnaît qu’ils ont pris plus tard leurs distances, puis il cerne[[schält heraus:] l’influence de chacun dans le monde de la recherche historique. Gerhard Ritter, de Fribourg, le plus respecté, fut certes arrêté par les nazis comme ami du résistant Carl Goerdeler, mais sa biographie de Frédéric II n’était pas dépourvue [befreit:] accents nationalistes. Hans Herzfeld, de Berlin, officier décoré, a été loué pour « ses convictions nationales », avant d’être privé de sa chaire parce que « seulement arien à 98 % » ; il s’est abrité aux Archives. Theodor Schieder, de Cologne, occupe une position clé : la direction de la revue Historische Zeitschrift. S’il y accueille en 1959 un article de Fritz Fischer, il sollicite pour le contredire en 1962 une réplique étoffée de Gerhard Ritter qui déplore « la tendance à la mode de nos jours » : « L’autodénigrement de la représentation de l’histoire allemande qui a remplacé depuis 1945 l’autoglorification antérieure et qui semble l’emporter de manière toujours plus unilatérale ». Karl Dietrich Erdmann, de Kiel, préside le Comité des historiens allemands et pour certains projets il bénéficie d’une subvention importante du gouvernement Kohl. L’inspection critique n’épargne pas Fritz Fischer lui-même, ni Hans Rothfels, de Tübingen, au destin complexe : mutilé [abgeschoben:] au front en 1914, admirateur du Drang nach Osten, avant d’émigrer en Amérique en 1939, il a déconseillé à son ami Riezler la publication de ses Carnets. D’autres études, conçues dans le même esprit, jettent des coups de projecteur sur des thèmes voisins. Sur le plan Schlieffen, longtemps mythique malgré son échec, il n’est guère fait référence à la critique militaire et diplomatique de Gerhard Ritter (accessible au lecteur français dans la Revue d’histoire moderne et contemporaine, 1960). En revanche, l’attention se concentre sur l’insertion [Rang/Rolle:] du maréchal dans le IIe Reich. Un historien de l’ex-RDA, Helmut Otto, admet que, « au point de vue politique, celui-ci ne montrait pas un profil accusé », mais le qualifie de « représentant du militarisme moderne, junker-bourgeois » (sic). S’il resta en fonctions pendant quinze ans, il semblait à son rival Colmar von der Goltz « un uhlan endormi », et, par déférence monarchiste, il laissait Guillaume II conduire des charges de cavalerie illusoires, lors des grandes manœuvres qu’évoque une note très vivante. Bernd Schulte examine aussi la signification, vivement contestée entre spécialistes, du « Conseil de la Couronne » tenu le 6 [8:] décembre 1912, qui mit en route une nouvelle loi de recrutement. Helmut Otto montre comment, sous Weimar, les généraux ont contrôlé l’historiographie de la Grande Guerre au Reichsarchiv. Et Wolfram Wette évalue l’histoire militaire comme « une coalition impie [belastet:] entre historiens et militaires », attachés à la sauvegarde du prestige national. Le recueil contient aussi, à titre de comparaison, un examen des débats entre historiens australiens sur la genèse de la participation des ANZAC à la défense de l’Empire britannique. Et il s’achève, de manière inattendue, par des interviews d’experts ouest-allemands et de généraux est-allemands sur l’armée irakienne pendant la guerre du Golfe. Bernd Schulte s’en explique, en rapprochant les deux époques : « L’Allemagne se trouvait, il y a cent ans, dans une situation comparable à celle d’aujourd’hui. » Il éclaire la signification de son titre : « Il s’agit pour les Allemands, sur la route de l’Europe, en faisant alliance avec la France, l’Italie, l’Espagne, la Hollande et la Grande-Bretagne, d’acquérir, par la porte de derrière pour ainsi dire, du moins le statut reconnu d’une puissance mondiale. » Ce jugement sommaire et polémique sera certainement contesté.
Bernd F. Schulte, Weltmacht durch die Hintertür. Deutsche Nationalgeschichte in der Diskussion, Hamburg, Dr Schulte (Hamburger Studien zur Geschichte und Zeitgeschehen), 2003, 511 p.
L’auteur de ce livre très personnel, riche en contenu et provocant de ton, a enseigné à l’École de la Bundeswehr, puis produit des films et des émissions de télévision. Il a été l’élève du professeur de Hambourg Fritz Fischer, dont les ouvrages sur les buts de guerre allemands en 1914, Griff nach der Weltmacht et Krieg der Illusionen, ont suscité il y a quarante ans une âpre « Querelle des historiens », avant celle des années 1980 sur les origines du national-socialisme. Dans cette revue (RH, 228, 1962 et 245, 1971), le plus grand expert français, Pierre Renouvin, salua « une œuvre sincère, souvent pénétrante », appuyée sur des documents, tout en marquant quelques réserves sur son esprit de système. Jacques Droz dressa aussi un précieux bilan de la controverse (Les causes de la Première Guerre mondiale. Essai d’historiographie, Paris, Le Seuil, 1973). Aujourd’hui, tout en ayant pris quelques distances envers son maître, Bernd Schulte ranime la controverse, en regroupant des textes divers, issus en général de sa plume.
La démarche est souvent déconcertante. Un même développement est donné deux fois, en allemand puis en anglais (avec des compléments), et certaines affirmations sont répétées en surabondance. Bien d’autres, en revanche, restent trop allusives, laissant sur sa faim le lecteur étranger. Par ailleurs, il s’agit d’un ouvrage de combat, très agressif contre « l’historiographie officieuse », contre « la phalange de la corporation ». Sous ces fortes réserves, on peut apprécier une collecte intéressante de citations, extraites en particulier des correspondances entre universitaires, accessibles aux Archives fédérales dans leurs fonds individuels (Nachlässe).
Le morceau de résistance est consacré à un document projeté au cœur du débat, le Journal de Kurt Riezler. Cet intellectuel fut à la veille de la Grande Guerre le confident journalier du chancelier Bethmann-Hollweg et nota fidèlement les réflexions de celui-ci. Il enseigna ensuite en Université, émigra aux États-Unis sous le nazisme, car sa femme était juive, et revint en Europe après 1945. Le président fédéral Theodor Heuss, qui avait été son camarade d’études, estimait fort « son esprit pénétrant, avec tous les traits bouffons qu’il cultivait d’autre part ». Kurt Riezler conservait ses carnets manuscrits, en hésitant à les publier. Après sa mort à Munich en 1955, sa famille les confia au Pr Karl Dietrich Erdmann, de Kiel, qui les édita en 1972. Bethmann-Hollweg, responsable lucide, quoique hésitant sous les pressions qu’il subit, y apparaît certes comme un haut fonctionnaire dévoué à son empereur, comme un patriote attaché à la grandeur de l’Allemagne, mais non comme le champion de l’impérialisme brossé par Fritz Fischer. Ce document est précieux, car les papiers personnels du chancelier ont été détruits avec son château de Hohenfinow. Cependant, il y manque le carnet XXX (fin juillet 1914), qui a disparu dans des conditions mystérieuses. Or des initiés, qui l’avaient vu du vivant de Riezler, ont affirmé qu’il contenait au moment décisif « des déclarations belliqueuses » (kriegslustige Ausseerungen), surtout vis-à-vis de la Russie (p. 67). Gerhard Ritter, le grand spécialiste, mis au courant, a sursauté et s’est interrogé sur « ce sombre secret », sur ce « secret d’État » (p. 67-10).
Cela conduit Bernd Schulte à dénoncer sans ambages une « falsification », visant à forger une arme contre Fischer. Pour lui, les historiens les plus en vue ont constitué une coalition antirévisionniste, afin de sauvegarder l’honneur de l’Allemagne éternelle. Les plus âgés avaient combattu pour leur patrie pendant la Première Guerre mondiale ; les plus jeunes, pendant la Seconde. Ils ont réagi parallèlement, à un moment où la nouvelle Allemagne démocratique ne voulait pas se voir imputer un penchant séculaire à l’impérialisme conquérant.
À la manière du journalisme d’investigation, l’auteur passe en revue « les historiens dans l’ombre », ces maîtres qui dominent la corporation. Dans des notices minutieuses, plutôt malveillantes, il se plaît à rappeler les convictions nationalistes de leurs débuts et leurs gestes d’adhésion au IIIe Reich à ses débuts, même s’il reconnaît qu’ils ont pris plus tard leurs distances, puis il cerne l’influence de chacun dans le monde de la recherche historique. Gerhard Ritter, de Fribourg, le plus respecté, fut certes arrêté par les nazis comme ami du résistant Carl Goerdeler, mais sa biographie de Frédéric II n’était pas dépourvue d’accents nationalistes. Hans Herzfeld, de Berlin, officier décoré, a été loué pour « ses convictions nationales », avant d’être privé de sa chaire parce que « seulement arien à 98 % » ; il s’est abrité aux Archives. Theodor Schieder, de Cologne, occupe une position clé : la direction de la revue Historische Zeitschrift. S’il y accueille en 1959 un article de Fritz Fischer, il sollicite pour le contredire en 1962 une réplique étoffée de Gerhard Ritter qui déplore « la tendance à la mode de nos jours » : « L’autodénigrement de la représentation de l’histoire allemande qui a remplacé depuis 1945 l’autoglorification antérieure et qui semble l’emporter de manière toujours plus unilatérale ». Karl Dietrich Erdmann, de Kiel, préside le Comité des historiens allemands et pour certains projets il bénéficie d’une subvention importante du gouvernement Kohl. L’inspection critique n’épargne pas Fritz Fischer lui-même, ni Hans Rothfels, de Tübingen, au destin complexe : mutilé au front en 1914, admirateur du Drang nach Osten, avant d’émigrer en Amérique en 1939, il a déconseillé à son ami Riezler la publication de ses Carnets.
D’autres études, conçues dans le même esprit, jettent des coups de projecteur sur des thèmes voisins. Sur le plan Schlieffen, longtemps mythique malgré son échec, il n’est guère fait référence à la critique militaire et diplomatique de Gerhard Ritter (accessible au lecteur français dans la Revue d’histoire moderne et contemporaine, 1960). En revanche, l’attention se concentre sur l’insertion du maréchal dans le IIe Reich. Un historien de l’ex-RDA, Helmut Otto, admet que, « au point de vue politique, celui-ci ne montrait pas un profil accusé », mais le qualifie de « représentant du militarisme moderne, junker-bourgeois » (sic). S’il resta en fonctions pendant quinze ans, il semblait à son rival Colmar von der Goltz « un uhlan endormi », et, par déférence monarchiste, il laissait Guillaume II conduire des charges de cavalerie illusoires, lors des grandes manœuvres qu’évoque une note très vivante. Bernd Schulte examine aussi la signification, vivement contestée entre spécialistes, du « Conseil de la Couronne » tenu le 6 décembre 1912, qui mit en route une nouvelle loi de recrutement. Helmut Otto montre comment, sous Weimar, les généraux ont contrôlé l’historiographie de la Grande Guerre au Reichsarchiv. Et Wolfram Wette évalue l’histoire militaire comme « une coalition impie entre historiens et militaires », attachés à la sauvegarde du prestige national.
Le recueil contient aussi, à titre de comparaison, un examen des débats entre historiens australiens sur la genèse de la participation des ANZAC à la défense de l’Empire britannique. Et il s’achève, de manière inattendue, par des interviews d’experts ouest-allemands et de généraux est-allemands sur l’armée irakienne pendant la guerre du Golfe. Bernd Schulte s’en explique, en rapprochant les deux époques : « L’Allemagne se trouvait, il y a cent ans, dans une situation comparable à celle d’aujourd’hui. » Il éclaire la signification de son titre : « Il s’agit pour les Allemands, sur la route de l’Europe, en faisant alliance avec la France, l’Italie, l’Espagne, la Hollande et la Grande-Bretagne, d’acquérir, par la porte de derrière pour ainsi dire, du moins le statut reconnu d’une puissance mondiale. » Ce jugement sommaire et polémique sera certainement contesté.
Schließlich ist die Ausgabe von Extra Blatt um 1914 zentriert und es ergibt sich aus den Tagebüchern von Harry Graf Kessler (aus dem Jahre 1918), wie bewußt in jenen Monaten wurde, dass die USA der eigentliche Gegner(hinter England) waren. Allerdings schwante das den Engländern (und erst recht den Franzosen) ebenfalls. Sie wollten sich schließlich gern vergleichen, aber Wilson, die USA, ließ sie nicht aus dem Kontrakt.
So kanm es zu Versailles, zum deutschen Niedergang (die deutsche Armee machte Konkurs), und damit - in weiterer Perspektive - kam es zu Hitler, und dem zweiten Hegemonialkampf (auch um die Weltmacht- stellung).
pts20110907023 Politik/Recht, Medien/Kommunikation Pressefach Pressefach Extra-Blatt fordert Ausgleich zwischen Europa und den USA Magazin mahnt dazu, aus dem Scheitern in der Vergangenheit zu lernen 13. Ausgabe des Extra-Blatt erschienen 13. Ausgabe des Extra-Blatt erschienen [ Foto ]
Berlin/Wien/Zürich (pts023/07.09.2011/13:45) - Extra-Blatt, das Magazin für Politik und Zeitgeschehen, fordert in seiner aktuellen Ausgabe den Ausgleich zwischen Europa und den USA. Doch Mahnungen, aus dem Scheitern in der Vergangenheit zu lernen, haben wenig Aussicht, auf geneigte Ohren zu treffen. So wird es wahrscheinlich auch der 13. Ausgabe vom Extra-Blatt ergehen http://www.forumfilm.de , die gerade in Hamburg herausgekommen ist. Die Tatsache nämlich, dass die Erwägungen, Vorstellungen und Pläne der deutschen Führungsschicht vor 1914, das Heft in Europa so oder so in die Hand zu nehmen, zum großen Clash mit der kommenden Weltmacht Amerika führte, ist so brennend aktuell, dass diese Mahnung nicht gehört werden wird.
Denn ein vereintes Europa wird automatisch, in any case, dank Finanz- und Wirtschaftspotential, zum natürlichen Konkurrenten der gegenwärtigen Weltmacht USA. Diese Entwicklung wurde just in dem Moment virulent, als sich Washington gerade mühsam mit dem Aufstieg Chinas familiär machte (1986, Paul Kennedy, Der Abstieg der großen Mächte). Es stellt eine der großen Verfehlungen deutscher Politik in Gegenwart und Vergangenheit dar (nur der Ablehnung des "englischen Bündnisses", im Jahre 1901 vergleichbar), erwartet zu haben, Deutschland könne geradezu lautlos, und hinter Europa versteckt, mit den USA um die Position einer "Weltmacht" konkurrieren.
Es befindet sich damit ein innerlich geschwächter Staat, der äußerlich auf einem Höhepunkt seiner Geschichte zu stehen scheint, in der akuten Gefahr, zwischen den selbstgewählten Mühlsteinen der europäischen Einigung und der amerikanischen Freundschaft zermahlen zu werden. Denn ähnlich wie das Kaiserreich mit der Torheit, durch die Engländer unbemerkt, eine Flotte, als Waffe gegen die Überlegenheit Großbritanniens in der Welt, schmiedete, und ins Abseits geriet, begibt sich die Bundesrepublik (diesmal mit Festland-Europa) auf die abschüssige Straße, eine neue "Weltmacht" neben die noch weltbeherrschenden Vereinigten Staaten zu stellen.
Dass beide Male eine Antwort erfolgen mußte, erlebten und erleben wir mit dem Ersten Weltkrieg, und gerade mit dem Finanz- und Währungskrieg um Euro und EU. Dass sich Europa nun, geradezu sprachlos, diesen Gegebenheiten ausgesetzt findet, mag jener Überraschung gleichen, die in Deutschland langsam um sich griff, als z.B. Ludendorff erkennen mußte, einen welch bedeutenden militärischen Faktor die USA, 1916 / 18, an der Westfront in Frankreich darstellten. Die Kriegserklärung Deutschlands, im 2.Weltkrieg an die USA (Dezember 1941), bildete lediglich eine weitere Schraubendrehung in diesem (bewussten) Vorgang von Nichtverstehen.
Und wie werden wir die Vorgänge um Athen, Rom, Paris, und auch London morgen kommentieren? (Ende) Aussender: Extra-Blatt Ansprechpartner: Dr. Bernd Schulte Tel.: 040-55 10 007 E-Mail: infos@forumfilm.com Website: www.forumfilm.de Extra-Blatt
AMAZON.DE 13 von 16 Kunden fanden die folgende Rezension hilfreich: 4.0 von 5 Sternen Ein dritter "Griff nach der Weltmacht"?, 4. Januar 2004 Von Ein Kunde
Rezension bezieht sich auf: Weltmacht durch die Hintertür: Deutsche Nationalgeschichte in der Diskussion (Taschenbuch)
Der gewichtige Band von 529 Seiten, bringt die Aufsätze von vier Autoren, die unter dem Blickwinkel "Deutsche Nationalgeschichte in der Diskussion" zusammengefasst wurden. Bernd F. Schulte, der Autor und Herausgeber, fasst darin vor allem seine kritische Sicht deutscher Politik vor 1914 zusammen.
Dass die Tagebücher von Kurt Riezler, die 1972 etwas unglücklich ediert wurden, kein authentisches Bild der Vorstellungen des verantwortlichen Reichskanzlers bei Kriegsausbruch 1914 enthalten, wird detailliert erörtert - und mit neuen Einsichten aus dem Briefwechsel Toni Stolper-Theodor Heuss belegt. Die Tatsache, dass diejenigen deutschen Historiker, die in den 60iger Jahren Fritz Fischer, Sch.'s Lehrer, mit allen Mitteln bekämpften, während des III.Reiches zu den "Schwerträgern" des Systems zählten, richtet neue Schlaglichter auf das Funktionieren einer ganzen Wissenschaft. Deren kurz angebundenes Verfahren bei der Abhandlung von Problemen deutscher Geschichte mit dem Ersten Weltkrieg steht so im direkten Zusammenhang mit den vor 1945 dominierenden Leitvorstellungen deutscher Fachwissenschaft. Dass selbst im neuen Jahrhundert Fackelträger dieser Tradition Einfluss ausüben, erscheint schwer möglich, ist jedoch nach Sch'es Darstellung Fakt. Sch. bleibt bei 1945 (und etwa Gerhard Ritter) nicht stehen, sondern zeichnet auch ein schwarz-weiss getöntes Bild heutiger Vorstellungen innerhalb der bundesdeutschen bewaffneten Macht.
Fussend auf den "roten Fäden", die Wolfram Wette aus der Produktion deutscher Kriegs- und Militärgeschichte bis 1945 zieht, John Moses Schlaglichtern auf den Bewusstseinsstand der Führungseliten des Kaiserreiches, und deren "Deutschem Weg von 1914", wie Helmut Ottos Bild des ständisch-verkrusteten Militärtheoretikers Alfred Graf von Schlieffen, kann Schulte seine Theorie von dem ungebrochenen Fortleben des deutschen "Griffs nach der Weltmacht"(Fritz Fischer, 1961) - selbst über 1945 hinaus - schlüssig entwickeln. Dieser, wenngleich über das Vehikel Europa verwirklicht, wäre allerdings derart riskant, so Schulte, dass dies besser nicht Wirklichkeit würde.
Nicht umsonst sieht "Weltmacht durch die Hintertür" äußerlich so aus, wie der "Griff nach der Weltmacht", der im November 1961 bei DROSTE in Düsseldorf herauskam. Über dieses Buch, die deutschen Expansionsziele im Ersten Weltkrieg, und eigentlich nicht über Fischer, wurde in London in diesen Tagen ein Kongreß veanstaltet, der sowohl von den Ausrichtern her,´wie den Teilnehmern, im Zwielicht der politischen Hintergründe um Fritz Fischer blieb. Dieser Kommentar gehört hierher, weil es in "Weltmacht durch die Hintertür" um nichts anderes, als den Umgang mit Fischer geht. Die Personen waren 1961 andere - die Ziele und Motive die gleichen. Deren Geschichte im III. Reich war äußerst aufschlußreich ("Beware of the Wolves" und Gerhard Ritter, der die drittbest bezahlte Professur vor 1945 innehatte).
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Historiker Fritz Fischer falsch beleuchtet Kongress in London verzerrt ein bedeutendes Forscherleben
Wenn er das lesen würde, was in der "Welt" und in der "FAZ" (26.10.2011, S. N3, Forsbach: "Durch Verrisse zum Klassiker") aus seiner Wissenschaft gemacht wird. Der Historiker Fritz Fischer (1908-1999) befindet sich nämlich fest in der Hand seiner Gegner. Und die beschäftigten sich in London, als wenn das Thema Erster Weltkrieg gerade erst wissenschaftlich entdeckt worden wäre, ausschließlich mit Fachfragen wie der Problematik des Flottenbaus, der französischen Politik in der Julikrise 1914 (hoch lebe die "isolierte Krise" wie 1930) oder dem "persönlichen Regiment" Kaiser Wilhelms II. (um nur einiges zu erwähnen).
Fischer wurde lediglich als Anlass benutzt, um wieder einmal alles zurechtzurücken. Es ist mit Händen zu greifen, dass es auch und vor allem um die Interessen der Ausrichter und Finanziers ging, wie z.B. John Röhl (Brightoner Schule), der sich durch seine - auch über seine Schülerinnen - vertretene veraltete biographisch/ soziologisch/ psychologische Annäherung an 1914, eher den Blick auf Machtstrukturen, Verhältnisse und übergreifende weltpolitische Bezüge verstellt.
Weiter sind die Ausrichtung des Kongresses - und damit die Auswahl der Diskutanten - nicht voneinander zu trennen. Zählte doch Röhl mit der "Kriegsratthese" (1969) einmal zu den Gedankengebern Fischers. Das änderte sich seit dessen Eulenburg-Editions-Deal mit Hans Herzfeld schon 1978, und damit begann seine breite Absetzbewegung in Richtung "Kotau" vor der konservativen deutschen Zunft (vgl. Schulte, Rückbesinnen und Neubestimmen, 2000).
So wurde in London (interessanterweise am Deutschen Historischen Institut) wieder einmal eher um Fischer herum, als über und mit ihm diskutiert. Dies vor allem, da die Gegner Fischers, die Vertreter der "Düsseldorfer Schule" Wolfgang Mommsens, mit am Tisch saßen (Krumeich, Afflerbach, Foerster). Diese wolle Fischer "weiterentwickeln" (Foerster an Schulte, 2000), wie das damals hiess, zerstörte jedoch Fischers "Hamburger Schule".
Der Versuchung, Legendenbildung über Erlebnisse von Zeitzeugen (Assistenten Fischers) zu betreiben, entging man in London gleichfalls nicht. Aber auch die verschiedenen - so wie oben gekennzeichnet - Freunde Röhls, zu denen ja auch der Freiburger Historiker Deist zählte (was vieles im Nachhinein erklärt) verhinderten, dass über Krisenkonferenzen und Funktionsweisen der Reichsressorts im Hinblick auf zielorientierte Entschlußfähigkeit diskutiert werden konnte. Stattdessen wurden mit einer übergroßen Zahl englischer, kanadischer und amerikanischer Forscher die, nicht immer mit Fischer zu verbindendenden, komparatistischen Ansätze (und damit Verschleierungen einer neuen (70iger Jahre) deutschen Anti-Fischer-Tradition überbetont.
Der Peinlichkeit, sich mit Fischers NS-Vergangenheit zu beschäftigen, entging der Kongress selbstverständlich ebenfalls nicht. Sein Tagebuch aus dem Jahre 1942 soll (so Röhl in der "Welt") nun Aufschluß über Fischers Distanz zum Dritten Reich gegeben haben. Die Tatsache aber, dass diese Angriffe auf ihn erst ans Licht kamen, als der Vorwurf gegen die Gegner Fischers und deren NS-Verstrickungen veröffentlicht wurden, zeigt in die richtige Richtung. Dies, zumal Fischer lediglich mit ein paar hundert Reichsmark von Francks Institut gefördert wurde (seine Aussage im Vorfeld meines Filmberichts im Hessischen Rundfunk zum 80. Geburtstag, 1988), wohingegen Zechlin - wie Fischer mir sagte - in Berlin ein großes NS-Kolonialinstitut bekam und tausende RM-Zuwendungen des damaligen Staates erhielt. Zechlin machte seine Hochzeitsreise "im Mittelmeerraum" 1941, als Fischer an der Front war (vgl. Schulte: "Weltmacht durch die Hintertür"). Der Leutnant Fischer und die Anstellung am Franckschen Institut bilden eine weitere bereitwillige Verquickung Nachlebender, die so nicht hingenommen werden muss.
Es ließe sich als "Zeitzeuge" (was konnte etwa Sösemann in London "bezeugen", der gar nicht mit Fischer in Kontakt stand? Etwa sein ängstliches Geschacher um die Riezler Tagebücher in Gööttingen mit mir und mit Fischer 1983 in Blankenese?) bedingt durch 10 Jahre engster Zusammenarbeit, vieles sagen.
Eines hätte Fischer, nach diesem Kongress mit Sicherheit getan: Er hätte auf den Tisch geschlagen und ausgerufen: "Warum sprecht Ihr nicht zur Sache?" - Denn ausschließlich darum ging es ihm.